Mot du recteur
Daniel McMahon 
Université du Québec à Trois-Rivières 
  • Créée en 1969
  • Membre du réseau de l’Université du Québec
  • 280 programmes, répartis aux trois cycles d’études
  • Près de 14 300 étudiants
  • Près de 76 400 diplômés
  • Plus de 1 700 employés
  • uqtr.ca

UNE UNIVERSITÉ TOURNÉE VERS L'AVENIR

Seconde université du réseau de l’Université du Québec par la taille, l’Université du Québec à Trois-Rivières dispose d’un campus principal dans la cité trifluvienne et d’un tout nouveau campus à Drummondville, de même que de huit centres universitaires répartis dans cinq régions administratives. Employant plus de 1 700 personnes, elle est le troisième employeur de la région.

L’UQTR est profondément ancrée dans son milieu. En font foi notamment ses cinq cliniques universitaires ouvertes au public et ses collaborations importantes avec le Centre intégré universitaire de santé et des services sociaux (CIUSSS) de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, ainsi que l’implication de son École de gestion dans la vie économique de la région. Elle est reconnue, au Québec et à l’étranger, pour la qualité de son enseignement, ses créneaux d’enseignement et de recherche originaux ou distinctifs et son milieu de vie à dimension humaine.

Une croissance ininterrompue

De 2007 à 2016, le nombre des inscriptions définitives au trimestre d’automne a crû de 28,7 % pour atteindre 14 333 ; à noter qu’un peu plus de 900 étudiants fréquentaient le campus de Drummondville. Quatre domaines accaparaient 78,3 % des inscriptions, soit les sciences de l’administration (30,3 %), les sciences de la santé (17,8 %), les sciences humaines (16,7 %) et les sciences de l’éducation (13,4 %). Il faut toutefois noter que, si l’on regroupe tous les programmes touchant de près ou de loin à la santé (physique et psychologique), le pourcentage des étudiants dans ce domaine élargi s’élève à 34,9 %.

Le plus important contingent de nos étudiants québécois, soit 25 %, provenait sans surprise de la Mauricie. Venaient ensuite les régions de la Montérégie (14,7 %), de Lanaudière (13,3 %) et du Centre-du-Québec (12,2 %). Ces quatre régions voisines fournissaient donc 65,2 % de la population étudiante. L’UQTR accueillait également 1 556 étudiants originaires de 72 pays, dont 597 résidents permanents.

Une université branchée sur le monde

L’UQTR est présente à l’international depuis le début des années 1980. Elle a fait ses premières armes à Madagascar, où elle a aidé à fonder l’Institut National des Sciences Comptables et de l’Administration d’Entreprises (INSCAE) d’Antananarivo. Au fil des ans, elle a développé avec ce pays des liens solides, une amitié durable. Elle est très fière de compter parmi ses diplômés le président de la République, le ministre des Finances et l’ambassadeur au Canada.

À l’automne 2016, en marge du XVIe Sommet de la Francophonie qui se tenait là-bas, pas moins de trois ententes de collaboration ont été conclues avec les Instituts Supérieurs de Technologie d’Antananarivo, d’Ambositra et d’Antsiranana, et une nouvelle entente avec l’Université d’Antananarivo. Une déclaration commune de lancement du MBA de l’UQTR à l’INSCAE a également été signée. De plus, le gouvernement du Canada annonçait à cette occasion l’octroi d’une subvention de 6,2 millions de dollars visant à renforcer l’éducation et la formation des jeunes à Madagascar, l’UQTR étant le partenaire envisagé pour la réalisation de ce projet. Enfin, en présence du premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, l’UQTR décernait un doctorat honorifique au président de la République de Madagascar, M. Hery Rajaonarimampianina.

L’UQTR est aujourd’hui présente dans pas moins de 47 pays d’Amérique, d’Asie, d’Europe et d’Afrique. Nos activités dans ce secteur sont en forte croissance depuis quelques années. En 2016-2017, nous avons signé 47 nouvelles ententes de collaboration, pour un total de 170, avec 145 institutions partenaires. De plus, nous avons reçu 264 étudiants inscrits à des programmes d’échanges de courts séjours (un ou deux trimestres) et 65 stagiaires internationaux en recherche. Quant à nos étudiants et stagiaires québécois sortants, ils étaient au nombre de 118.

Branchée sur le monde, l’UQTR le sera encore davantage au cours des années à venir. En effet, outre un contrôle serré des dépenses, le plan de redressement mise sur une augmentation de la population étudiante de près de 10 % en cinq ans. Étant donné la conjoncture démographique au Québec, la majorité de ces étudiants proviendront de l’étranger. 

Une vision à long terme

En 2016-2017, l’UQTR a terminé l’année avec une insuffisance de 7 786 323 $ des produits (160 971 450 $) par rapport aux charges (168 757 773 $). Toutefois, conformément aux directives du Système d’information financière des universités (SIFU), les informations nécessaires aux fins d’analyse de la subvention conditionnelle portent le déficit annuel ajusté à 10 019 790 $. Ce résultat montre que le plan de redressement est bien engagé. Rappelons en effet qu’en avril 2016, le déficit anticipé au 30 avril 2017 était estimé à 15,9 millions de dollars. Le plan de redressement adopté en juin 2016 visait à le ramener à 14,2 millions.

L’UQTR s’y est engagée : elle aura retrouvé l’équilibre budgétaire au plus tard au cours de l’exercice 2020-2021. Pendant la même période, elle aura pris un virage décisif. En effet, cet exercice de rigueur n’est pas suffisant pour obtenir des résultats significatifs, car le développement ne peut être freiné sous peine de stagnation, voire de régression. Le redressement ne doit pas entraver la réalisation du Plan stratégique 2015-2020 et du Plan de la recherche stratégique 2016-2020, mais au contraire la favoriser.

Voilà pourquoi l’UQTR a entrepris de renouveler ses modes de gestion, dans tous les aspects de son action, au moyen d’une approche Lean. Elle s’est engagée à rendre l’organisation plus souple et plus agile. Un changement de culture est en train de s’opérer, grâce à un leadership partagé et à l’implication de l’ensemble de la communauté universitaire. L’UQTR mène cette opération majeure avec une équipe de direction renouvelée, au sein de laquelle l’esprit d’équipe est la pierre d’assise du travail quotidien.

De plus, l’UQTR compte sur un corps professoral rajeuni. En effet, au 1er septembre 2016, plus de la moitié (51,6 %) des professeurs avaient moins de dix ans d’ancienneté; leur carrière est en plein essor. Le dynamisme et l’originalité éclatent de toutes parts, notamment en recherche. Les données préliminaires pour 2016-2017 font état d’octrois de recherche totalisant près de 21 millions de dollars.

Une image publique positive

Une étude réalisée par le Service des communications a révélé que 82 % des 1 366 articles et reportages consacrés à l’UQTR dans les médias traditionnels en 2016 ont été positifs. La thématique ayant suscité le plus d’intérêt chez les journalistes, et de loin, est la recherche, avec 30 % des articles et reportages.

Cette image positive prévaut également chez les personnalités politiques, économiques et scientifiques, qui semblent s’être donné le mot pour nous rendre visite depuis un an et demi, et se disent étonnées par l’originalité de notre recherche, nos programmes distinctifs et notre dynamisme.

Cette bonne réputation, cette confiance manifestée par les étudiants, la population et les pouvoirs publics, par nos partenaires nationaux et internationaux n’est pas l’effet du hasard. Cela découle tout simplement de l’engagement, de l’enthousiasme et du travail constant de tous les membres de la communauté universitaire, que je remercie très sincèrement.

Ensemble, nous irons plus loin !

Daniel McMahon, FCPA, FCA

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