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À propos de nous

L’Observatoire québécois du loisir (OQL), désormais dirigé par le professeur Marc-André Lavigne, est né en 2003 de l'initiative du professeur émérite André Thibault. Il repose sur une collaboration entre le ministère de l'Éducation du Québec, le Laboratoire en loisir et vie communautaire (LLVC) de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de l’Association québécoise du loisir municipal (AQLM), de Sport-Québec, du Conseil québécois du loisir (CQL) et du réseau des unités régionales de loisir et de sport (URLS). Il a comme mission d’éclairer les décisions des acteurs du loisir public en repérant et rendant compte des tendances en matière d’attentes de la population, de pratiques professionnelles, de politiques publiques et de l’ensemble des facteurs qui composent leur environnement. Presque deux décennies plus tard, ces collaborations permettent toujours à l’OQL de partager les besoins et tendances, ainsi que le développement et l’innovation en matière de loisir au Québec, mais aussi à l’international. L'OQL est le médiateur entre la pratique et la recherche.

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Bulletins de l’observatoire
québécois du loisir


Vol. 24 Numéro 1
Quel avenir pour les infrastructures de loisir? / André Thibault, Ph. D., professeur émérite, Université du Québec à Trois-Rivières
En 2026, les infrastructures de loisir, de sport, de culture, de vie communautaire et de plein air des municipalités du Québec constituent un réseau d’envergure, largement utilisé et essentiel à la qualité de vie urbaine et rurale.
Ce réseau est toutefois fragilisé. Il vieillit plus rapidement que progresse la capacité financière des municipalités à l’entretenir, à le mettre à jour, et à répondre à l’évolution et à la diversité de la demande. Entre autres, la recherche d’un équilibre entre les types d’utilisation (récréatif, compétitif, entraînement), ainsi qu’entre activités organisées et pratique libre crée une pression supplémentaire.
Enfin, les fonds nécessaires à sa mise à jour sont en concurrence avec les besoins urgents de rénovation des infrastructures municipales de transport, d’aqueduc et d’égouts. En témoigne cette déclaration de la mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, qui fait écho aux propos de plusieurs de ses confrères et consœurs.
« On fait face à un tsunami au niveau du déficit dans nos infrastructures, le retard dans les rénovations de nos infrastructures, que ce soit l’aqueduc, les égouts, les routes. Puis on pourrait parler de nos infrastructures sportives, culturelles aussi, mais là, vraiment, on se concentre sur l’aqueduc, les égouts et les routes. » (Bibeau, 2026)
Ce diagnostic décrit sommairement le contexte et les enjeux qui affectent les infrastructures en loisir au Québec et justifient des interventions professionnelles et politiques.
Le présent bulletin s’efforce de comprendre la signification de ce diagnostic et propose quelques pistes d’action pour un avenir moins fragile.
Il marque une nouvelle étape dans une démarche de recherche-observation entreprise en 2012 sur la problématique des infrastructures, de leur planification et de leur gestion. Les données mentionnées proviennent d’enquêtes diverses, d’audits municipaux et de documents gouvernementaux. Les enjeux et les pistes d’action évoqués ont été identifiés et validés par deux groupes de discussion avec des directrices et directeurs de loisir municipal de grandes villes et de villes centres qui se sont déroulés en 2026. Ils sont aussi extraits des travaux qui ont mené au diagnostic du loisir public montréalais (Commission sur la culture, le patrimoine et les sports, 2019), puis à l’élaboration de la politique montréalaise du loisir public (Ville de Montréal, 2025), et à l’élaboration du Plan directeur Laval (Ville de Laval, 2024). À cela s’ajoutent des analyses d’arénas en milieu rural et une recherche auprès de quelque 300 petites et moyennes municipalités portant sur la coopération intermunicipale (Thibault, Garneau, Morin, 2018).
En somme, malgré l’absence d’une base de données centrale sur l’état et la fréquentation de l’ensemble des infrastructures, ce bulletin s’est appuyé sur des sources de données quantitatives et d’informations qualitatives qui ont permis de brosser un portrait des infrastructures à tout le moins vraisemblable.
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Vol. 23 Numéro 16
La méthode FALC: de l'adaptation de documents pratiques à celle d'œuvres théâtrales / Cindy Lebat, docteure en sciences de l’information et de la communication et chercheuse associée au Groupe de recherche sur le handicap, l’accessibilité, les pratiques éducatives et scolaires (GRHAPES), et Frédéric Reichhart, professeur des universités en sociologie, Institut national supérieur de formation et de recherche pour l’éducation inclusive (INSEI)
Le FALC ou « facile à lire et à comprendre » est une méthode qui vise à faciliter la compréhension d’informations audio, vidéo et écrites par des personnes confrontées à des difficultés de compréhension. Cette méthode, même si elle reste mal connue du grand public (Balssa, Lespinet-Najib et coll., 2023), s’inscrit dans un contexte caractérisé par des enjeux d’accès et de droit à l’information pour tous et toutes.

Le FALC s’applique à toutes sortes de documents écrits, mais ses principes peuvent également s’appliquer aux œuvres littéraires, notamment théâtrales, et même à des mises en scène afin de produire des œuvres compréhensibles par tous et toutes. L’étude dont il est question dans cet article, menée en France en 2025 et 2026, a précisément pour objet cette perspective. Elle a pour but d’identifier et d’analyser les conditions à réunir pour qu’une pièce de théâtre soit accessible au plus grand nombre de spectateurs et de spectatrices.
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Vol. 23 Numéro 15
Et si le plaisir et la beauté devenaient des valeurs du loisir public! / André Thibault, Ph. D., professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR)
En cette époque de vie accélérée, de multitâche permanent, d’anxiété environnementale et économique, de militarisation croissante et de chaos politique, de nombreuses personnes ressentent plus que jamais le besoin de se retrouver et de retrouver les autres dans un contexte de plaisir et d’harmonie. Le livre blanc qui a précédé la Politique du loisir en 1979 avait pour titre Un monde à récréer; presque 50 ans plus tard, c’est un « monde à re-créer » que le loisir public pourrait avoir pour objectif.

Alors que le discours dominant met l’accent surtout sur les rôles fonctionnels et préventifs du loisir, que ce soit en santé, en inclusion ou en développement social, ce bulletin adopte un regard transversal. Il évoque cette dimension centrale du loisir : le plaisir. Et il y ajoute une dimension sous-jacente, largement ignorée : la beauté.

Il conclut que positionner le plaisir et la beauté comme valeurs explicites du loisir public permet d’affirmer sa nature propre et ses capacités particulières, et de construire un nouveau cadre de référence pour la mise en œuvre et l’évaluation des interventions en loisir public.
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Vidéos intéressants

Pour l’Observatoire québécois du loisir, il me fait plaisir de vous présenter, sa structure, sa mission et ses principaux produits.

L’Observatoire a été créé en 2003 de l’initiative du professeur émérite André Thibault. L’Observatoire est maintenant dirigé par les professeurs Marc-André Lavigne et Jean-Marc Adjizian du Département de loisir, culture et tourisme de l’Université du Québec à Trois-Rivières. La structure de l’Observatoire repose sur un important réseau de collaborateurs et plus particulièrement le ministère de l’Éducation du Québec, qui est aussi un partenaire subventionnaire, le Laboratoire en loisir et vie communautaire de l’Université du Québec à Trois-Rivières, de l’Association québécoise du loisir municipal, de Sports Québec, du Conseil québécois du loisir, du Réseau des unités régionales de loisir et de sport et aussi de collaborateurs de l’international.

La mission de l’Observatoire est d’éclairer les décisions des acteurs du loisir public. Ces acteurs sont des professionnels, professeurs, étudiants, provenant surtout du réseau public, de différents ministères notamment, privé ainsi que des milieux associatifs, éducatifs, etc.

À l’aide de son important réseau de collaborateurs, l’équipe de l’Observatoire repère et rencontre des tendances en matière d’attentes de la population, de pratiques professionnelles, de politiques publiques et de l’ensemble des facteurs qui composent leur environnement.

L’Observatoire est un médiateur entre la pratique professionnelle et la recherche scientifique. Il vise le développement et l’innovation en matière de loisir au Québec. Il est utile de préciser que pour l’Observatoire, le loisir s’écrit avec un grand L. Il est culturel, sportif, communautaire, scientifique, touristique et de plein air.

L’Observatoire diffuse gratuitement sur son site internet différents produits : 16 bulletins annuels portant sur des thématiques variées, des rapports originaux ou produits par des partenaires, des veilles thématiques. Il permet également l’accès à des outils tels que la Bibliothèque électronique en loisir et le Portail des gestionnaires de bénévoles.

L’Observatoire favorise la rencontre des acteurs du loisir public par le développement de journées thématiques de l’Observatoire.

Situé au cœur du Département d’études en loisir, culture et tourisme, tout en recherchant la collaboration externe, l’Observatoire compte sur une équipe composée de professeurs, professeurs émérites, de professionnels et d’étudiants provenant des 3 cycles universitaires.