Le Micro pédagogique est un balado destiné aux membres du corps professoral et aux personnes chargées de cours qui s’intéressent aux pratiques pédagogiques de leurs collègues de l’UQTR. Dans le cadre de rencontres informelles et conviviales, des enseignantes et des enseignants de différents départements viennent échangent à propos de leurs pratiques pédagogiques et d'expériences enrichissantes.
Notre catalogue de balados sera enrichi tout au long de l'année. Ainsi, si vous souhaitez nous parler d'une pratique pédagogique inspirante ou si vous connaissez des collègues qui pourraient le faire, n'hésitez pas à nous en faire part en écrivant à bpfad@uqtr.ca.
Vous pouvez également vous abonner au Micro pédagogique via les applications suivantes :
Bonne écoute!
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Au besoin, communiquez avec nous au bpfad@uqtr.ca.
Anne-Marie Leclerc est professeure au Département des sciences infirmières de l'UQTR et Marie-Émilie Lacroix est chargée de cours et conseillère en cultures autochtones à l'Université du Québec à Rimouski.
Dans ce trente-quatrième épisode du balado Le Micro pédagogique, nos invitées nous parlent de l'exercice des couvertures, c'est-à-dire une mise en situation en lien avec l'histoire coloniale des cultures autochtones, qui a été vécu par les personnes étudiantes du cours « Perspectives sociales et culturelles » en sciences infirmières.
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Philippe Fait est professeur au Département des sciences de l'activité physique et directeur de la maîtrise en thérapie du sport.
Dans ce trente-quatrième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité nous parle du LATS, le Laboratoire d'apprentissage pratique en thérapie du sport, un espace mis à la disposition des étudiants et étudiantes à la maîtrise en thérapie du sport de l'UQTR. Le professeur Fait nous présente le laboratoire et les activités qui s'y déroulent : un lieu de collégialité et de développement de compétences à découvrir!
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Laurence Murray-Dugré est chargée de cours au Département des sciences de l'éducation et conseillère pédagogique en technologies éducatives au Bureau de pédagogie et de formation à distance de l'UQTR.
Dans ce trente-troisième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de pédagogie du lieu exemplifiée par une activité d'apprentissage vécue avec les personnes étudiantes de son cours de didactique de l'histoire; activité qui s'est déroulée dans un cimetière de Trois-Rivières.
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Nicolas Boivin est professeur au Département des sciences comptables de l'UQTR.
Dans ce trente-deuxième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité nous parle de son enseignement dans la classe d'apprentissage actif au campus de Trois-Rivières.
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Johana Monthuy-Blanc est professeure au Département des sciences de l'éducation de l'UQTR, membre fondatrice du groupe de recherche Loricorps et responsable de la santé des populations au Centre de recherche de l'Institut universitaire de santé mentale de Montréal (CR-IUSMM).
Dans ce trente et unième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de son ouvrage Santé, boire et manger en tant que matériel pédagogique. Un outil d'apprentissage à l'intention de toute personne qui souhaite en apprendre davantage à propos de l'alimentation.
Les autrices participeront au 32e Salon des vins, bières et spiritueux de l'UQTR le 26 septembre 2025 avec une expérience surprise autour de l’ouvrage Santé, boire et manger.
Vous pouvez vous inscrire au Salon des vins en cliquant ICI.
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Christophe Baco est professeur au Département des sciences de l'éducation de l'UQTR.
Dans ce trentième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité nous parle de l'expérimentation d'activités de pratique réflexive auprès d'étudiants et d'étudiantes en formation pratique.
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Julie Rock est professeure au Département de psychoéducation et travail social de l'UQTR.
Dans ce vingt-neuvième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de ses pratiques pédagogiques en tant que professeure innue en contexte d'enseignement universitaire.
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Marie-Christine Hallé est professeure associée au Département d'orthophonie de l'UQTR.
Dans ce vingt-huitième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de la mise en place d'activités liées à l'équité, diversité et inclusion dans son cours offert aux personnes étudiantes en orthophonie.
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Saïd Zouiten, Hedia El Ourabi et William Menvielle sont tous trois professeurs au Département de marketing à l'École de gestion de l'UQTR.
Dans ce vingt-septième épisode du balado Le Micro pédagogique, nos invités nous parle de la conception et du déroulement de leur cours de marketing offert aux étudiants et étudiantes du baccalauréat en administration des affaires. Le cours présenté en est un hybride et il est conçu et donné en coenseignement.
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Léna Bergeron est professeure au Département des sciences de l'éducation de l'UQTR.
Dans ce vingt-sixième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de pédagogie active et de sa mise en oeuvre dans le cadre de ses cours au Département des sciences de l'éducation. Elle aborde également l'idée des aménagements flexibles en salle de classe.
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Benoît Daoust est professeur au Département de chimie, biochimie et physique.
Dans ce vingt-cinquième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité nous parle de la conception et de la production de capsules vidéo à l'intention des personnes étudiantes de chimie afin de favoriser leurs apprentissages en contexte de laboratoire.
Retrouvez les vidéos du professeur Daoust sur sa chaîne YouTube.
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Cécile Fonrouge est professeure au Département de management.
Dans ce vingt-quatrième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de la démarche de conception technologique autour de l'économie circulaire qu'elle fait vivre à ses étudiants et étudiantes du MBA.
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Danica Brousseau est professeure au Département de chiropratique.
Dans ce vingt-troisième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle du pairage entre personnes étudiantes en chiropratique dans le cadre du projet des lignées, pour le projet en mentorat d'apprentissage des gestes techniques et pour le projet d'intégration des sciences fondamentales.
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Vincent Maire est professeur au Département des sciences de l'environnement et Charles Martin est professionnel et chargé de cours également au Département des sciences de l'environnement.
Dans ce vingt-deuxième épisode du balado Le Micro pédagogique, nos invités nous parlent du Numérilab, un espace numérique par et pour les étudiants de cycles supérieurs en sciences de l'environnement.
Pour en apprendre davantage sur le Numérilab, visitez le site Web à numerilab.io
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Ousmane Sy est professeur au Département des sciences de l'éducation.
Dans ce vingt et unième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité nous parle de son utilisation du modèle EPR (épistémique, pragmatique, relationnel) comme outil de planification de son enseignement aux personnes étudiantes du Département des sciences de l'éducation.
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Anne-Marie Leclerc est professeure au Département des sciences infirmières
Dans ce vingtième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de l'utilisation du portfolio électronique comme outil de présentation et de préparation aux stages pour ses étudiants et étudiantes en sciences infirmières.
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Pierre-Luc Fillion est chargé de cours au Département des sciences de l'éducation
Dans ce dix-neuvième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité nous parle de l'approche terrain en éducation par le biais de plusieurs expériences vécues avec ses étudiantes et étudiants.
Présentateur 1
Bienvenue au balado du Bureau de pédagogie et de formation à distance, le micro pédagogique, un lieu où nous rencontrons des professeurs et des chargés de cours afin d'échanger à propos de pratiques pédagogiques et technopédagogiques expérimentées par nos invités. Mon nom est Caroline Lechasseur, il me fait plaisir aujourd'hui de présenter Benoît Tremblay, chargé de cours au Département d'études en loisir, culture et tourisme, qui vient nous parler de son expérimentation de stratégies pédagogiques actives avec ses étudiants. Alors bonjour Benoît, merci d'avoir accepté.
Présentateur 2
C'est vraiment un immense plaisir.
Présentateur 1
Alors Benoît, décris-nous le contexte des situations pédagogiques que tu nous partages aujourd'hui.
Présentateur 2
Bien en fait, dans les 10 dernières années, j'ai été ici à l’UQTR à titre de chargé de cours. Évidemment, j'ai été invité à préparer plusieurs cours sur des thématiques très variées allant de l'aménagement des parcs en passant par la méthodologie de la recherche, l'élaboration de politiques publiques, puis évidemment, même en intervention en loisirs, là, dans le milieu de la santé, j'ai été en touriste. Je dirais qu'au début en fait, je m'étais sécurisé un peu avec l'enseignement magistral. J'ai vite observé que ça ne donnait peut-être pas les résultats escomptés. Tu sais on était habitué comme étudiant d'avoir ce genre d'exposé-la où on fait poser des questions, interagir quand même avec le professeur. Mais j'ai observé que la participation était relativement faible, que ce sont souvent les mêmes qui vont poser des questions, qui vont interagir avec le professeur et puis pour l'étudiant, d'être assis en classe pendant 3 h à écouter quelqu'un, c'est ça qui demande un niveau d'attention qui est assez énorme et évidemment ben c'est très énergivore pour le professeur autant que l'étudiant. Donc bref, je trouvais que c'était pas très efficace et ça m'a amené à faire des constats quant à la qualité de l'apprentissage de mes étudiants.
Il y a des contenus très théoriques, c'est important, mais la capacité pour eux de mémoriser cette information-là est limitée, donc selon le niveau d'attention, selon si ça les intéresse, s'ils n'ont pas autre chose en tête... Mais c'est difficile de capter l'attention et tout ça, puis évidemment de retenir toutes ces notions-là pendant un cours de 3 heures. Évidemment, j'observais aussi que certains étudiants lisent peu les lectures obligatoires et lorsque je les questionnais en classe, je me rendais compte qu’il y en a qui n’avaient pas fait les lectures. Évidemment quand l'étudiant va s'engager dans le cours, je vais être plus en mesure d'évaluer sa compréhension, puis de valider s’il a atteint un certain niveau de connaissances ou de compétences par rapport à ce qui est enseigné. Donc ces observations-là ont fait évoluer les stratégies pédagogiques évidemment. Puis j'ai des réflexions en tête. Tu sais je disais, je me disais les étudiants dans le monde du travail. Ils ont accès au savoir via des collègues, via des collaborateurs. Il peut y avoir un expert à un moment donné qui vient leur parler d'une problématique ou leur exposer des éléments. Ils peuvent consulter des tonnes d'informations, aller chercher l'information évidemment un peu partout, mais d'être capable de déterminer pour eux ce qui est bon, ce qui n’est pas bon, d'avoir une capacité de jugement, ce qui pourrait être de qualité? Donc j'ai vraiment fait évoluer les stratégies sur le savoir-faire plutôt que le savoir par cœur ou le savoir seulement. En fait, je me rendais compte qu'il fallait souvent pour adapter ça amener le contexte réel pour que l'étudiant intègre la matière. Donc oui il y a une partie qui est plus théorique où j'explique certains concepts, mais après on les met tout de suite dans une activité pour qu'ils s'engagent. Puis ben ils sont plus juste des spectateurs à ce moment-là, mais ils deviennent des acteurs directs de leur apprentissage.
Présentateur 1
C'est excellent parce qu'en fait, ça favorise le transfert. C’est de plus en plus signifiant quand tu es dans des contextes qui sont réels, donc rapidement tu peux te projeter dans ta pratique professionnelle plus tôt, donc les apprentissages deviennent encore plus signifiants.
Présentateur 2
Absolument. Ben c'est vraiment ça, tu sais. Puis c'est là où ces expériences-là tu sais je pourrais vous en partager quelques-unes.
Présentateur 1
Alors concrètement, raconte-nous s'il te plaît comment s'est déroulée ton expérience?
Présentateur 2
Ben j'ai plusieurs expériences à vous partager au fil du temps. En fait, j'ai été appelé à m'adapter à des groupes d'étudiants variés. Des fois, j'avais des groupes un peu plus qu'on appelle de laboratoire ou de cours spécifiques où j'ai des petits groupes moins de 20 personnes où on est capable de créer un lien avec les étudiants où ça donne la place en fait aux interactions, à être capable de partager des réflexions, à faire un tour de table. Mais évidemment j'ai été confronté au fait un moment donné d'avoir des groupes de près de 80 étudiants où là les moyens d'interaction sont quasi impossibles. Faire un tour de table avec 80, on vient de passer la moitié du cours. Donc évidemment il fallait que je trouve une façon de passer la théorie au comment, et de leur faire vivre autre chose que juste un cours magistral. Donc évidemment, je suis allé vers des expériences. En fait, je pense que c'est important pour l'étudiant pour qu'il puisse intégrer de vivre une expérience, de vivre quelque chose qui va le marquer et de faire des liens en fait, après le transfert évidemment des connaissances. À travers une expérience, donc cette expérience-là par exemple, dans des cours de loisirs et santé où j'ai enseigné, on avait un atelier d'art thérapie avec une experte qui venait en classe. Les étudiants amenaient leurs crayons de couleur, devaient dessiner et devaient exprimer ensuite ce que ça représentait. Puis l'experte expliquait comment elle interprétait ces notions d'art-là donc, plutôt que de lire un article sur l'art thérapie. Il y en avait un à lire quand même, mais il était capable d'intégrer les concepts, de mieux comprendre ensuite lorsqu'ils faisaient la lecture, puis même des fois je leur disais faites pas la lecture tout de suite, on va vivre l'expérience ensemble, puis vous ferez la lecture ensuite pour qu'il puisse dire : Ah oui? Ah Ben là, je comprends le concept.
J'ai eu d'autres expériences, par exemple où les étudiants avaient à exprimer des notions en tourisme, sur le voyageur. Ils devaient exprimer c'est quoi les besoins d'un voyageur? Les motivations? Dans quelle classification ils se trouvent ces voyageurs-là? Et plutôt que d'amener la théorie, ben évidemment je leur ai fait faire un journal réflexif sur leur dernière visite touristique, donc il y avait à se remémorer où ils étaient allés pendant leurs vacances d'été, pendant les vacances de d'hiver, puis dire bien OK, pourquoi j'avais choisi cette destination-là? Qu'est-ce que j'ai aimé? Qu'est-ce que je n’ai pas aimé? Pour justement l'amener dans un aspect théorique et dire : Ah, c'était le concept que j'exprime quand je parle de tel élément, donc ça permettait de voir vraiment pour eux les notions puis de les comprendre. C'est vivre exactement un ancrage beaucoup plus solide étant donné qu'ils l'ont vécu par eux-mêmes. Là, c'est plus facile après d'aller se projeter dans la peau d'un voyageur?
Présentateur 1
Absolument.
Présentateur 2
Puis évidemment, ben ils se connaissent bien. Donc dans le journal réflexif ils sont en mesure d'évaluer leurs émotions. Mais lorsque tu travailles dans l'industrie touristique, tu reçois des gens qui ont des besoins, qui expriment des attentes. Donc j'avais aussi ce défi-là de voir ben pourquoi un voyageur choisit une destination? Des concepts très théoriques, qui explique comment les composantes de nos destinations touristiques vont influencer certains voyageurs et tout ça. Et en fait, je leur ai fait faire une étude de cas appelant ces notions-là avec ma propre réalité. Donc, mes enfants avaient fait des capsules vidéo où ils exprimaient leurs besoins. Olivier, du haut de ses 4 ans, exprimait que lui, il voulait avoir un zoo, il voulait avoir des éléphants, il voulait visiter des musées, il voulait jouer dans un parc. Donc c'était très précis, alors que ma conjointe, elle, était plus au niveau de l'architecture, de la découverte, de l'histoire, donc des besoins très différents. Donc comment on réussit à lier ça lorsqu'on reçoit une clientèle, ce qui fait que pour eux, c'était comme réel, mais on appliquait les concepts vus en classe.
Présentateur 2
On avait eu une opportunité aussi d'aller en voyage quelque part dans le monde. On amenait les enfants. Puis j'ai un ami qui travaillait pour l'armée canadienne qui nous a proposé en fait d'aller dans des villas ou des chalets auxquels ils ont accès lorsqu'ils prennent des vacances dans l'armée un peu partout dans le monde. Donc, les étudiants avaient étudié des destinations. Quand même intéressant d’aller en Espagne, en Italie, en Écosse, on pouvait aller en France ou en Croatie. Et je faisais travailler les étudiants sur ces 8, 9 destinations-là et ils devaient trouver quelle est la meilleure destination avec ce qu'il y a à proximité de ces villes-là. Et on a fait ça sur quelques semaines pendant le cours. Évidemment ce n’est pas le 3 h du cours qu'on mettait là-dessus. Mais il y avait toujours des petites parties où on avançait avec la théorie que les étudiants appliquaient. Puis c'est comme si j'avais 74 conseillers qui me disaient quelle destination. Évidemment, ils étaient en travail d'équipe pour faire ces éléments. Voilà, mais ce sont des éléments très intégrés, très réels comme ça avec des cas concrets. Puis évidemment, si eux pendant l'atelier de travail avaient des questions, je pouvais revenir auprès de ma famille pour leur poser des questions, alors c'était très interactif aussi. Puis le fait de faire ces ateliers-là, ben ça permet en fait de voir le niveau de compréhension de l'étudiant. Ils se questionnent. Pour moi c'est beaucoup plus facile d'évaluer où est-ce qu'ils se situent. C'est même aussi formateur en fait que que de voir le résultat d'un examen. J'ai compris que l'étudiant bon y'a certains concepts qu’il ne comprend pas donc c'était vraiment intéressant comme élément. Évidemment on a toujours le défi avec de grands groupes de faire interagir 80 étudiants. Tout à l'heure, j'en parlais là. Comment faire? On ne peut pas vraiment faire de tour de table. Évidemment nous aimons connaître un peu aussi les étudiants, puis savoir comme personne ils sont qui? Puis de garder cette notion un peu personnelle évidemment. L'utilisation en classe de télévoteurs de questionnaires préparatoires, même moi j'envoie toujours au début, avant la session, un questionnaire leur posant des questions : c'est quoi les sports que tu pratiques? Dernières destinations touristiques dans monde quand j'avais le cours en tourisme. Donc pour toujours aller chercher un peu l'étudiant. Qui est ici, c'est quoi qu’il étudie, c'est quoi sa maîtrise, c'est quoi son étude? Ce qui fait que ces outils-là, ben plutôt que de faire un tour de table, je les lis ou je vais interpréter les résultats puis les présenter en classe, donc par quelques mots c'est parlant et on l'impression que je leur parle personnellement alors que je parlais au groupe. Mais je suis capable de faire des petits clins d'œil à certains éléments qui ont été mentionnés dans ces questionnaires-là. Donc, je dirais que ce sont des éléments très intéressant pour amener cette interactivité-là en classe. Puis évidemment les télévoteurs vont faire en sorte que ce n’est pas toujours les mêmes qui vont lever la main, qui vont pouvoir voter. Même s'ils sont discrets, donc selon leur personnalité, ils vont être capables de s'exprimer autrement que juste oralement. Le faire la main levée devant un grand groupe, ce qui peut être un peu intimidant aussi, ça leur permet d'être actifs quand même malgré la timidité.
Présentateur 1
Ok.
Présentateur 2
Ben oui, ça, c'est surtout des ateliers en classe. Par contre, j'ai eu à sortir de la classe aussi, puis ça, je me suis permis de faire ça. On est à Trois-Rivières, il y a moyen de se déplacer à proximité, de dire aux étudiants, mais le cours de ce matin, se donne à l’amphithéâtre Cogeco. C'est inscrit au plan de cours, évidemment. La direction de département est derrière moi. Puis j'avais une collègue professeure qui avait fait les premières approches avec les gens de l’amphithéâtre dans un cours d'aménagement des espaces récréatifs. Et les étudiants ont eu à aménager un parc public. Et là, c'est un vrai parc. Donc, on avait les gens de l'Amphithéâtre Cogeco qui nous ont fait visiter les espaces. Ils ont expliqué les défis qu'ils avaient relevés parce qu'en fait, devant l'Amphithéâtre Cogeco, qui était à la croisée de la rivière Saint-Maurice et du fleuve Saint Laurent, il y a évidemment beaucoup de vent, il peut y avoir beaucoup de chaleur en été parce qu’il y a des surfaces bétonnées. L'hiver, c'est très froid, donc il fallait aménager des espaces éphémères sur 4 saisons. Les étudiants avaient un budget qui avait été déterminé par les gens de l’amphithéâtre : ils étaient capables d'aller chercher une subvention de 50000$, donc « faites-nous une proposition d'aménagement à 50000$ avec du mobilier qui peut être facilement déplaçable et tout ça ». Et les étudiants ont eu à travailler ça pendant la session. Évidemment, on a eu les critères du travail dès le début de la session et on a fait vraiment chaque semaine une avancée sur ce travail-là pour que les étudiants, bien en fonction des concepts que je voyais en classe ou des lectures ou des éléments, puissent cheminer dans le projet. Puis évidemment ça culminait avec une compétition ou, en fait, les 3 meilleures équipes étaient jugées par le personnel de l’amphithéâtre Cogeco qui était en classe. Il y avait vraiment un pitch de vente à faire et ils devaient dire, bien, c'est notre idée, voici ce qu'on a pensé comme espace éphémère. Donc ça a été très, très intégré. Les étudiants ont vraiment apprécié parce que c'était un cas réel. Puis, évidemment, si vous avez à vous promener sur les terrains de l'amphithéâtre Cogeco, soit en hiver, soit en l'été, il est fort à parier que c'est issu de travaux des étudiants. Parce qu’évidemment, c'est vrai, les gens se sont inspirés de ça donc pour les étudiants, c'est motivant. Puis pour le milieu aussi. C'est comme si on redonnait un peu la partie des savoirs qu'on a acquis à la communauté. Donc, je trouvais que c'était quand même un échange.
Présentateur 1
C'est super intéressant. La prochaine fois qu'on ira à l'amphithéâtre Cogeco, on regardera un peu les environs pour essayer de voir le mobilier éphémère. On pensera à nos étudiants.
Alors, quelles ont été les embûches Benoît que tu as rencontrées dans l'expérimentation de ces pratiques-là, ces expériences-là?
Présentateur 2
Bien oui, tu sais, ça a l'air bien beau. Je l'exprime avec beaucoup de positif, mais effectivement il y a eu des embûches, ça n’a pas toujours été facile. Évidemment, il y a certains étudiants et étudiantes qui sont déstabilisés. C'est comme si parfois je ludifie un peu, je mets le jeu devant où l'atelier travail va être sur un cas fictif. Pour eux, des fois, le fait par exemple que ce soit mes enfants qui parlent ou tu sais qu'on va aller chercher des enfants pour animer ou dessiner même en thérapie, ils disaient : en fait, ça manque de sérieux. Oui on a dessiné pendant notre cours, mais il y avait une intention pédagogique dernière. Il y en a qui avait l'impression de ne pas apprendre. Ça, ça me fait sourire. Puis au départ, il disait ça : on a l'impression que là on est en train d'organiser ton voyage en Espagne ou... Ben non, c'est pas tout à fait ça. Là vous allez voir, vous allez intégrer tel et tel concepts, puis évidemment, c'est des ateliers que je monte, qui sont progressifs au cours de la session. Donc évidemment les premières fois, ils n’ont pas toujours l'impression qu'ils comprennent l'intention pédagogique derrière. À la fin par contre, ils viennent le dire, mais au départ il y a quelques réticences. Il y en a qui sont très habitués aussi de se dire que je suis devant la classe, j'écoute, je n’ai pas à participer. Là, pour eux, c'est comme il faut qu'ils se mettent en action, il faut qu'ils participent, il faut qu'ils s'investissent. Donc il y en a des fois que ça heurte un peu en disant : bien je m'attendais peut être à m'asseoir tranquille dans mon cours, écouter et puis… Ce n’est pas tout à fait ça, surprise!
Présentateur 1
Je pense qu'avec ton plan cours au début là quand tu assois justement tes objectifs en disant voici mes objectifs, voici le chemin par lequel on va les atteindre. Je pense que ça peut aider les étudiants qui sont un peu plus conventionnels ou qui auraient besoin d'être rassurés sur le fait qu'ils vont réellement développer leurs compétences dans ce cours-là.
Présentateur 2
C'est ça pis évidemment avant de faire ça, le conseil que je peux donner c'est : parlez-en avec votre direction de département, parlez-en avec d'autres collègues pour qu'ils comprennent parce que ça s’ébruite, ça se jase entre étudiants. Puis là bien : Ah! Ouais, Benoît, il fait un jeu… Ça amène ces éléments-là.
Présentateur 1
Excellent avec un certain recul, quelles sont les retombées de l'utilisation de ces approches pédagogiques sur les étudiants et sur toi à ton avis?
Présentateur 2
Ben évidemment, en tant que pédagogue, cette pratique-là fait en sorte que comme enseignant aussi bien on passe davantage dans un rôle de coach, d'entraîneur plutôt que d'être seulement qu'un transmetteur de contenu ou une radio ou de dire : j'expose mes contenus.
Présentateur 1
Dispenser.
Présentateur 2
Puis bien évidemment, c'est plus stimulant autant pour l'enseignant que l'étudiant, parce que là, il se met en action et il est capable de voir ses difficultés. Il va me questionner au besoin. Donc évidemment oui, c'est engageant, mais on travaille en équipe donc on va travailler un peu plus vraiment comme coach. Puis il y a aussi l'autre aspect de certains ateliers. En fait, je laisse les questionnaires individuels, même s’ils ont le droit de travailler en équipe. Comme je disais au départ de l'entrevue, on a toujours accès à nos collègues dans la vie quand on travaille et tout ça. Donc, le climat d'entraide entre les pairs, puis d'avoir ces discussions-là puis d'avoir des clarifications, qui viennent d'une autre personne qui n’est pas le professeur; donc ils ont des fois des mots différents pour exprimer un concept, ils vont s'expliquer des concepts entre eux. « Ah! ben là j'ai trouvé tel élément. Moi je ne suis pas d'accord avec ton point… », donc ça amène de belles discussions, vraiment un climat je dirais de codéveloppement où là tout le monde s'entraide vers la mission commune. Puis ben c'est là où c'est intéressant.
Présentateur 1
L'apprentissage par les pairs? Oui, exact.
Merci beaucoup Benoît.
Et maintenant la question qui tue! Est-ce que la pédagogie active peut s'appliquer pour toutes les disciplines universitaires à ton avis?
Présentateur 2
C'est une bonne question, à mon humble avis, je dirais absolument. C'est sûr que, en fait, ça vise à placer les étudiants au centre du processus d'apprentissage. Donc évidemment, les stratégies d'enseignement dans ce mode-là sont très très variées. On parle de pédagogie active ici, donc évidemment les étudiants vont se mettre en action pour une résolution de problèmes. Ces résolutions de problèmes-là peuvent être dans toutes les disciplines. On peut faire de l'enseignement par projet ou étude de cas, donc évidemment d'amener des cas tangibles, réels, du vrai milieu de travail, puis de simuler en classe, ce sont des bonnes façons de le faire. Il y a tout l'aspect de coopération et de collaboration aussi, qui est importante, qui va se produire dans un milieu de travail. Donc on reproduit ici en classe les discussions, les débats. Tu sais, ça peut être sous forme même de jeu de rôle où on va déterminer que quelqu'un a un rôle. J'ai déjà fait ça dans un cours d'étude des politiques publiques entre autres. On peut leur faire faire des cartes conceptuelles, aussi ils pourraient s’enseigner entre eux ou venir enseigner une partie de matière en classe.
Donc évidemment il y a plein de techniques pour être capable de mettre ça en place, fait que je pense vraiment effectivement que ça peut s'appliquer à toutes les disciplines universitaires.
Présentateur 1
Alors merci beaucoup Benoît, d'avoir accepté de nous partager ton expérimentation aujourd'hui en lien avec les stratégies de pédagogie active. Alors merci aussi à nos auditeurs du Balado le Micro pédagogique et nous vous invitons à écouter nos autres épisodes accessibles sur le site du Bureau de pédagogie et de formation à distance au www.uqtr.ca/bpfad/balado. Et suivez-nous aussi sur les principales plateformes d'écoute en ligne, Apple Podcast et Spotify.
Merci encore Benoît.
Présentateur 2
Merci Caroline de l'invitation.
Benoît Tremblay est chargé de cours au Département d'études en loisir, culture et tourisme.
Dans ce dix-huitième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invité évoque plusieurs stratégies pédagogiques mises en place dans ses cours visant à favoriser la participation des étudiants et étudiantes du Département d'études en loisir, culture et tourisme de l'UQTR.
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Sandra Chiasson-Desjardins est chargée de cours au Département des sciences de l'éducation.
Dans ce dix-septième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de l'application des principes de la conception universelle de l'apprentissage dans les cours qu'elle offre au Département des sciences de l'éducation de l'UQTR.
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Josyane Pinard est professeure au Département des sciences infirmières.
Dans ce seizième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de l'utilisation de la vidéo immersive ou vidéo 360 avec ses étudiantes et étudiants de première année du baccalauréat en sciences infirmières de l'UQTR.
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Mélissa Thériault est professeure au Département de philosophie et des arts, section philosophie.
Dans ce quinzième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de ses réflexions et de ses interventions en lien avec la décolonisation de son enseignement de la philosophie de l'art.
La professeure Thériault souligne dans l'enregistrement un répertoire de textes accessible sur la page du Laboratoire en études féministes de l'UQTR.
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Isabelle Pagé est professeure au Département de chiropratique et Renaud Jeffrey-Gauthier est professeur au Département d'anatomie.
Dans ce quatorzième épisode du balado Le Micro pédagogique, les professeurs Pagé et Jeffrey-Gauthier nous parlent de la collaboration interdisciplinaire dans le cadre de la planification de leur cours respectif.
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Christine Lavoie est chargée de cours au Département de psychoéducation du campus de Québec.
Dans ce treizième épisode du balado Le Micro pédagogique, notre invitée nous parle de son utilisation de la classe collaborative flexible avec ses étudiants et étudiantes du campus de Québec.
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Émilie Brunet-Pagé est professeure au Département sage-femme.
Dans ce douzième épisode du balado Le Micro pédagogique, la professeure Émilie Brunet-Pagé nous parle de l'approche maïeutique en enseignement auprès des étudiantes et des étudiants en pratique sage-femme.
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Laurent Cormier est professeur au Département de génie mécanique, campus de Drummondville.
Dans ce onzième épisode du balado Le Micro pédagogique, le professeur Laurent Cormier nous parle de l'utilisation du journal réflexif (ou journal de bord) par les étudiants et étudiantes en génie mécanique au campus de Drummondville. Cet outil est utilisé par les personnes enseignantes dans un souci d'accompagnement dans la formation pratique.
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Marie-Pierre Gagnon-Girouard est professeure au Département de psychologie de l'UQTR.
Dans ce dixième épisode du balado Le Micro pédagogique, la professeure Marie-Pierre Gagnon-Girouard nous présente quelques éléments de son expérimentation du processus d'élaboration d'un cours en ligne asynchrone préparé pour les étudiants et étudiantes aux cycles supérieurs en psychologie.
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Marc-André Gaudreau est professeur au Département de génie mécanique au campus de Drummondville.
Dans ce neuvième épisode du balado Le Micro pédagogique, le professeur Marc-André Gaudreau discute de quelques éléments de l’approche duale expérimentée par les étudiants du Baccalauréat en génie mécanique au campus de Drummondville et, plus largement, il nous propose un bref tour d'horizon du programme offert depuis peu.
(Musique)
Caroline: Alors bienvenue au balado du Bureau de pédagogie et de formation à distance, le Micro pédagogique. Un lieu où nous rencontrons des professeurs et des chargés de cours afin d'échanger à propos de pratiques pédagogiques et technopédagogiques expérimentées par nos invités.
Mon nom est Caroline Lechasseur, il me fait plaisir aujourd'hui de rencontrer Paul Gaudet, chargé de cours au département de Sciences de l'éducation, qui nous partage son expérimentation d'une pratique pédagogique inclusive favorisant l'acquisition des compétences transversales en contexte d'enseignement. Alors bonjour Paul !
Paul: Bonjour tout le monde!
Caroline: Merci d'avoir accepté notre invitation au Micro pédagogique.
Paul: Merci!
Caroline: Dans quel cours est-ce que tu as fait ton expérimentation ?
Paul: Bien, il s'agit d'un cours en Sciences de l'éducation qui a pour titre “Intervention auprès des élèves en difficulté d'apprentissage”.
Caroline: Okay. Puis qui sont les étudiants qui y participent et quelles sont tes intentions pédagogiques ?
Paul: Bien, dans ce cours-là s'adresse à tous les étudiants du bac en enseignement. Quand je dis, des bacs en enseignement: BÉPEP, enseignement secondaire, enseignement des arts, enseignement en activité physique. Mais pour l'exemple qu'on va parler ce midi ou à la balado, donc on va utiliser l'exemple du groupe en enseignement en sciences de l'activité physique et sportive parce qu'ils sont seulement ce groupe-là dans mon cours et ce sont des étudiants de 3e ou de 4e année du bac. Donc ils ont déjà un vécu. Et on va se servir de ce vécu-là pour répondre à la compétence transversale que je veux leur faire acquérir et en même temps répondre aussi aux compétences principales de ce cours-là. Puis les intentions parce que des intentions du ce cours-là à la base c'est de comprendre les besoins des élèves qui vivent avec des difficultés d'apprentissage et savoir comment intervenir face à ces clientèles-là. Donc au départ, j'utilise un principe de pédagogie qui est un peu inversée: Les élèves vont avoir à travailler leurs notions théoriques à l'extérieur du cours, donc par des activités à l'intérieur du portail de cours ou encore des forums ou encore de la BIQ, la banque informatisée de questions...Donc, il y a plein d'activités pédagogiques que qui est préparé en amont. Les étudiants doivent en fin de compte, faire leur lecture, préparer et lorsqu'on arrive en classe, on donne des situations concrètes d'apprentissage. Puis on en fin de compte, on vulgarise, on apprend comment intervenir face à ces clientèles-là.
Mais là, c'est toujours dans un aspect où on est en classe standard. À la fin de la session, donc on va vraiment faire l'activité qui va être en gymnase, dans lequel ils doivent s’avoir préparé en amont. Et ils vont faire face à différentes clientèles que je vous expliquerai tantôt. Mais en fin de compte, ce que je veux faire, c'est, je vais leur apprendre à planifier les situations d'enseignement, à évaluer ces enseignements-là, donc savoir comment bien évaluer, puis tenir compte l'hétérogénéité des élèves. Parce qu'un élève qui a des besoins particuliers ou des besoins spécifiques, c'est pas toujours la même chose. Donc faut aller au-delà de la théorie, au-delà de la pathologie. Donc une personne qui a le syndrome de Down par exemple, ben c'est pas parce qu'ils ont des caractéristiques communes qui agissent tous de la même façon. Donc ils ont tous des besoins particuliers, même si le handicap pourrait être identique. Donc, et c'est ce que je les ramène à comprendre et surtout à travailler avec ça. Et en plus ben là, je dirais la dernière compétence transversale que je vise par cette expérimentation-là, c'est vraiment ce qu'on appelle la démystification de la déficience intellectuelle. Pourquoi ? Parce que faut pas oublier que dans le cursus de des programmes en enseignement, autre que si on est en adaptation scolaire, donc c'est autre chose, mais ce ne sont pas des étudiants en psychologie et ce ne sont pas des étudiants en psychoéducation.
Donc ce sont des étudiants en enseignement et l'aspect de déficience intellectuelle n'est pas nécessairement traité. Ces enseignants-là vont se retrouver dans des milieux de travail où ils vont avoir éventuellement côtoyer la déficience intellectuelle.
Caroline: Okay, donc on vient coller la théorie à la pratique dans le concret. Excellent! Alors, raconte-nous comment s'est déroulée ton expérimentation.
Paul: En réalité, c'est que à la fin de chaque session, en fin de compte, quand je dis mon expérimentation, c'est que ça se produit régulièrement (rire). Donc c'est pas la première année. Ça fait plus de maintenant au-delà, près de 20 ans que je fais ce processus d'expérimentation là avec mes étudiants. Euh donc il y a quelques ...Il y a de l'eau qui a passé sous les ponts. Mais c'est toujours les mêmes réactions. Et ce qu'on fait en réalité, pour faire une histoire courte, c'est que, comme je vous ai expliqué tantôt, on a un cours qui est cédulé normalement durant la session et à la fin de session, il y a une activité qui est préparée. Donc dans ce cas-ci c'est en gymnase parce que ce sont des étudiants en sciences de l'activité physique. Et on prépare comme une journée de cours, mais qui se déroule en gymnase dans lequel ils doivent travailler différents éléments. Donc il y a des équipes, je divise les groupes en environ 10- 12 équipes là, dépendamment de la grosseur de la cohorte. Et il y en a qui vont travailler sur la motricité fine, d'autres qui vont travailler sur la motricité globale avec divers types d'exercices. Et comme je vous dis, c'est des étudiants qui sont en 3e et 4e année, donc qui ont tout un cursus qu’ils ont appris. Qu’ils...Normalement doivent aussi posséder. (rire) Parce qu’ils s’en aillent bientôt sur le marché du travail. Et moi, je dis toujours allez chercher ce que vous avez appris durant votre bac, puis mettez-le en pratique.
Donc l'activité en tant que telle donc tout ce qu'ils ont appris en didactique, je leur laisse libre cours. Moi j'interviens pas du tout du tout dans ce volet-là. Je leur laisse créer. Je dis: “C'est vous les spécialistes en didactique, en science d'activité physique. Donc travaillez sur la motricité fine, travaillez sur la motricité globale selon ce que vous préférez, mais vous devez organiser une séance d'enseignement qui dure environ un gros max de 30 Minutes. Parce qu’on a plusieurs élèves qui est avec nous et pendant la période de rencontres en gymnase, ils vont rencontrer aléatoirement plusieurs clientèles.
Mais le point commun entre les clientèles qu’ils vont rencontrer, c'est que chacune des clientèles ont une déficience intellectuelle. Et là ces personnes-là ne simulent pas qu'elles ont des difficultés spécifiques, ils en elles ont réellement chacune des difficultés spécifiques donc, les élèves doivent ni plus ni moins travailler le plus possible pour faire réussir l'activité d'apprentissage qu’ils auront créés pour chacun de ces élèves-là.
Caroline: Excellent, donc ça les force à planifier, puis à s'adapter toujours en fonction de différentes clientèles.
Paul: Exact!
Caroline: Intéressant! Alors quelles ont été tes embûches rencontrées dans le cadre de ton expérimentation ?
Paul: Je dirais le principal embûche, c'est toujours une question de logistique. Comme de raison pour les étudiants de l’UQTR, c'est assez facile. On a un horaire de cours donc tout le monde est disponible. Donc et j'ai une belle collaboration des du gymnase donc pour pour le pavillon sportif donc comme de raison ils priorisent les cours. Fait que ça, j'ai jamais eu vraiment de bâtons dans les roues là-dessus donc je peux avoir le gymnase quand j’en ai besoin. C'est une belle collaboration.
Puis je travaille parfois avec le régulièrement avec le plateau de travail de l’UQTR, parce que c'est la première approche avec le CIUSS. Entre autres avec Marc Ayotte avec qui j'ai une excellente collaboration qui me permet de rendre cette activité-là souvent possible. Cependant, on a souvent pas uniquement des personnes de la clientèle du plateau de travail. Donc on peut avoir des personnes qui viennent de l'extérieur et les personnes, les élèves qui participent non pas mes étudiants, mais les élèves, pour moi, qui participent à cette expérimentation-là ou à cette activité-là.
Eux donc sont suivis par des intervenants qui au besoin vont aider aussi mes étudiants à dire bon vous...Tu réalises là que présentement, il bouge pas parce qu’il y a aucune idée ce qu'il doit faire et là mes étudiants. Ben là, ça a les remet en challenge de dir: “ OK, donc mes explications n'étaient pas adéquates”.
Ce qui est important, c'est que, à la suite de ça aussi, c'est que je fais un survol, je reviens. Parce que c'est pas juste de savoir que ça a bien été: Il faut savoir pourquoi ça a bien été. Puis si ça a bien été, puis je ne sais pas pourquoi ça a bien été, c'est pas bon. Donc faut savoir pourquoi ça a bien été. Si ça a pas bien été c'est pas grave non plus. Faut jamais oublier qu'on est dans un cours universitaire, on est là pour apprendre, donc c'est pas grave que ça ait pas bien été, mais je dois comprendre qu'est ce qui n'a pas bien fonctionné. Donc le pour ma part, le retour de cette expérimentation-là est très, très, très important. Et quand je dis que je vise des compétences, une compétence transversale, c'est que c'était la démystification de la déficience intellectuelle. Donc c'est vraiment la compétence transversale qui est “acquérie” est vraiment importante. Et je le remarque après le cours. Après le cours, je vais rencontrer de mes étudiants qui sont assis à la cafétéria admettons après manger avec des les bénéficiaires du plateau de travail de l’UQTR, chose qu'ils n'auraient pas fait avant. Donc il y a un échange qui se fait. Il y a des étudiants qui ont suivi qui était en 3e année, qui en 4e année ont participé à organiser des activités, des parties de ballon –quille avec les gens du Plateau sur l'heure du dîner. Que je pense que si l'activité du cours n'aurait pas eu lieu, en aucun temps, non pas par manque d'intérêt, mais peut être par non-connaissance du plateau.
Caroline: C’est des ponts qui se sont créés...
Paul: Ah beaucoup, oui, beaucoup beaucoup!
Caroline: Excellent, merci beaucoup Paul! Et maintenant la question qui tue! (Musique) Est-ce que cette stratégie pédagogique est appropriée pour le niveau universitaire?
Paul: Oui, elle est appropriée pour le niveau universitaire. C'est sûr que toute la théorie ils l’ont vue en amont. Mais tout ce qui est pratique maintenant petits trucs donc ils l'apprennent sur le sur le terrain là. Et c'est sûr que souvent les étudiants en 3e ou 4e année, autre que leur stage, n'ont pas vécu d'interrelation directe. Au niveau de la DI, c'est encore moins. Il y a des chanceux (Rire) qui ont eu là l'opportunité, durant leur stage, d'avoir une clientèle à besoins spécifiques dans leur classe. Mais ce n'est pas un automatisme pour tous les étudiants. Donc c'est une question un peu de hasard, dépendamment où le milieu de stage était. Là, comme de raison, c'est ciblé, c'est voulu, c'est pré arrangé. Ils ont tous accès à une clientèle à besoins particuliers, donc c'est ça le but de l'activité. Ce qui fait que c'est très très à propos parce qu'au niveau universitaire, on a beaucoup de la théorie, on sait comment. Et là, au niveau pratico-pratiques, bien là, on a des trucs techniques, des petits trucs qui nous qui vont nous souligné par des techniciens d'éducation spécialisée qui va participer au cours, entre autres. Et ça, les étudiants, ils en prennent bonne note. Dans le cours, je leur donne plusieurs, mais comme je disais, avec la participation de des personnes du CIUSS, là il y a c'est des choses qui retiennent rapidement. “OK, il y a pas compris...Ah c'est de même que j'ai pu m'apercevoir qu'il avait pas compris”... Parce qu’en théorie on peut le voir que si l'étudiant ne comprend pas la question...On peut bon...tatatata...Mais comment je peux m'apercevoir en temps réel que la question n'a pas été comprise par l'étudiant où l'élève? Bien là, des fois, c'est pas...On le sait théoriquement, mais en pratique....et là on a des exemples concrets. Et là on a des intervenants qui viennent dire : “ Ben regarde là tu vois qu'il a pas compris. Ça fait que là, même si t'as prévu de faire ça là, oublie ça. Utilise le GBS, utilise le gros bon sens-là. Bon puis tourne-toi sur un dix cents. C'est quoi les différentes approches que t'as appris ?” Donc voyez-vous quand je dis c'est un cours universitaire...Oui, parce que ça se prête bien dans un cours universitaire parce que là on vient de faire le lien avec la théorie. Ce qui malheureusement dans certains cours des fois on n'a pas assez. On a des beaux principes et des belles méthodes théoriques, mais les étudiants ne les verront qu'une fois sur le marché du travail, dans 5 ans, 6 ans, 7 ans. Là on a la chance de faire vivre l'expérience immédiatement, avant le départ sur le marché du travail. Et ça soulève souvent beaucoup de questions. Il y a moi j'ai toujours un cours qui revient après cette activité-là. Donc, on fait en fin de compte une réévaluation de l'activité. Comment ça ça passé ? Qu'est ce qui était bien et c'est un cours qui est très très enrichissant et qui souvent des fois déborde le 3h. Parce qu'on a plein de questions, parce que là ils ont tous des actions. Ils vont dire: “Oui, mais moi, quand je travaillais avec telle personne, ça faisait 3 fois que je répétais, puis ça marchait pas. J'ai essayé telle autre méthode. Là, je me suis aperçu donc pour... j'aurais dû le prévoir en amont....”. Bon parfait! C'est excellent, tu prends connaissance que... Donc voyez-vous toutes ce retour-là est intéressant c'est...
Caroline: Ça leur permet de greffer les connaissances qu'ils ont acquises sur du pratique.
Paul: Exact!
Caroline: Excellent! Ben écoute Paul, je te remercie beaucoup pour cette belle entrevue que tu nous as fait aujourd'hui. Merci d'avoir accepté notre invitation au micro pédagogique. Et puis, nous vous invitons à écouter nos autres épisodes accessibles sur le site du Bureau de pédagogie et de formation à distance au www.uqtr.ca/BPFAD.
Paul: Merci beaucoup, puis au plaisir de vous voir en gymnase. (Rire)
Caroline: (Rire) Merci beaucoup Paul!
(Musique)
Paul Gaudet est chargé de cours au Département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Dans ce huitième épisode du balado Le Micro pédagogique, le chargé de cours Paul Gaudet nous parle d'une pratique pédagogique qui vise à favoriser le développement, chez les étudiants et étudiantes du Baccalauréat en enseignement de l'éducation physique et à la santé, d'habiletés à adapter leurs interventions pédagogiques aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation et une déficience intellectuelle.
Alain Huot est professeur et Marie-Claude Lachance est étudiante au Département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Dans ce septième épisode du balado Le Micro pédagogique, le professeur Alain Huot et son étudiante Marie-Claude Lachance nous parlent de leur développement et de leur expérimentation du jeu d'évasion avec les étudiants et les étudiantes du DESS en administration scolaire. Ils nous offrent un aperçu de l'activité vécue à l'automne 2021 et de ses retombées.
Transcription textuelle non disponible pour le moment.
Au besoin, communiquez avec nous au bpfad@uqtr.ca.
Marie-France Turcotte est chargée de cours au Département de lettres et communication sociale de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Dans ce sixième épisode du balado Le Micro pédagogique, la chargée de cours Marie-France Turcotte nous parle de son expérimentation du projet intégrateur avec ses étudiants et ses étudiantes du baccalauréat en communication sociale. Elle nous offre un aperçu du déroulement de l'activité qui a mené son groupe à l'organisation et à la réalisation d'un événement virtuel couronné de succès.
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