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Approches littéraire, linguistique et juridique de la liberté de création littéraire au Québec et en France aujourd'hui
L'ART EN PROCÈS

Un roman peut-il inciter à la haine, au viol ? Peut-on empêcher un.e cinéaste de faire de soi un personnage ? Une fiction a-t-elle le droit de faire circuler de fausses nouvelles ? Doit-on encadrer la création et comment ?

La succession des débats sur la liberté de création semble laisser toujours plus de questions que de réponses. Si les interlocuteurs peinent à se mettre d’accord, c’est souvent qu’ils assignent à l’art des fonctions sociales contradictoires : éduquer, enchanter, critiquer, divertir, déranger, etc. C’est aussi que les limites de la liberté de création touchent à une pluralité d’autres libertés fondamentales, auxquelles ils sont plus ou moins sensibles : le droit à la vie privée, à la réputation, à la sécurité ou encore la liberté de religion.

Le site L’Art en procès propose une variété de ressources qui visent à alimenter la réflexion de tout à chacun sur la liberté de création. Il émane d’un groupe de recherche franco-québécois, financé par le Conseil de recherche du Canada et sciences humaines, qui réunit des juristes, des linguistes et des littéraires œuvrant en droit pénal et droit de la propriété intellectuelle, en linguistique légale et en analyse du discours, en histoire et en sociologie de la littérature. Ces chercheur.e.s en sont venus à travailler sur la liberté de création après avoir exploré des sujets divers, comme les discours de menace, les polémiques sociales, les politiques de la littérature, le développement numérique ou encore la prise en compte de l’humour par le droit. Depuis 2016, elles et ils ont décidé de croiser leurs expertises pour élucider, en commun, de grandes affaires qui ont été l’occasion de faire le procès de l’art, dans les tribunaux comme dans l’espace public. Les résultats de leurs travaux sont régulièrement au centre de publications et d’événements scientifiques que ce site permet de relayer.

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