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PREMIER TEXTE À AMÉLIORER
 
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans l'atticisme réunion de l'élégance et de la simplicité.  
Eloi Legrand  
 
Monsieur le Receveur,  
 
Les très grandes pertes que j'ai subies par suite de  
l'inondation qui a ravagé mes terres, ne me permettent pas  
d'acquitter en ce moment les impôts que vous me réclamez  
dans l'avertissement que vous m'avez envoyé ce matin.  
Je suis donc forcé, quoique cela me répugne,  
de vous prier de m'accorder quelque semaines de délai.  
Comme vous êtes habituellement obligeant,  
ce qui est bien connu, comme ma famille est très nombreuse  
et que j'ai payé exactement mes contributions des années,  
passées, je peux espérer que  
ma demande sera favorablement accueillie.  
 
Texte complet amélioré :  
 
Monsieur le Receveur,  
 
Les lourdes pertes occasionnées par l'inondation de mes terres,  
m'empêchent d'acquitter en ce moment les impôts réclamés  
dans votre avertissement de ce matin. Je me vois donc réduit,  
bien malgré moi, à vous demander quelques semaines de délai.  
Votre obligeance habituelle et bien connue, ma famille très  
nombreuse, mon exactitude à payer mes contributions des années  
passées, tout me permet d'espérer une réponse favorable.  
 
* * * / / / * * *
Mot Annotation
PREMIER TEXTE À AMÉLIORER
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans
l'atticisme
réunion de
l'élégance
et de la
simplicité.
Eloi Legrand
Monsieur le Receveur,
Les très grandes pertes Les lourdes pertes

Remplacer l'adjectif superlatif (très grandes) par un adjectif positif (lourdes).

que j'ai subies occasionnées

Remplacer la subordonnée relative (que j'ai subies) par un adjectif qualificatif (occasionnées).

par suite de par

Remplacer la locution prépositive (par suite de) par une préposition simple (par).

l'inondation
qui a ravagé de

Remplacer la subordonnée relative (qui a ravagé) par une préposition (de).

mes terres,
ne me permettent pas m'empêchent

Supprimer la négation (ne…pas)

d'acquitter en ce moment les impôts
que vous me réclamez réclamés

Remplacer la subordonnée relative (que vous me réclamez) par un adjectif qualificatif (réclamés)

dans
l'avertissement que vous m'avez envoyé votre avertissement

Remplacer la subordonnée relative (que vous m'avez envoyé) par un déterminant possessif (votre).

ce matin.
Je
suis me vois

Remplacer le verbe (être) par un verbe pronominal (se voir), plus sophistiqué…

donc
forcé, réduit

Remplacer (forcé) par un synonyme (réduit), plus évocateur.

quoique cela me répugne, bien malgré moi

Remplacer la subordonnée d'opposition (quoique cela me répugne) par un groupe prépositionnel (bien malgré moi)

On supprime ainsi une conjonction (quoique) et un verbe conjugué avec son sujet et son complément (cela me répugne).

de vous prier de m'accorder à vous demander

Remplacer deux infinitifs (prier, accorder) par un seul (demander).

quelque semaines de délai.
Comme vous êtes habituellement obligeant, Votre obligeance habituelle

Remplacer le verbe (être) et l'adjectif qualificatif (obligeant) par un nom (obligeance), et l'adverbe (habituellement) par un adjectif qualificatif (habituelle).

Supprimer la conjonction de subordination (comme).

ce qui est bien connu, et bien connue

Remplacer la subordonnée complétive (ce qui est bien connu) par un adjectif qualificatif (connue)

comme ma famille est très nombreuse ma famille très nombreuse,

Supprimer la conjonction de subordination (comme) et le verbe (être)

et que j'ai payé exactement mon exactitude à payer

Supprimer (et que), remplacer le verbe conjugué (ai payé) par un infinitif (payer), remplacer l'adverbe (exactement) par un nom et le déterminant possessif (mon exactitude).

mes contributions des années,
passées,
je peux espérer que tout me permet d'espérer

Remplacer le sujet (je) par (tout), ajouter le pronom personnel (me), remplacer le verbe (pouvoir) par le verbe (permettre), plus approprié, supprimer la conjonction de subordination (que).

ma demande sera favorablement accueillie. une réponse favorable.

Remplacer cinq mots par trois mots (une réponse favorable), en supprimant un verbe conjugué et un adverbe.

Texte complet amélioré :
Monsieur le Receveur,
Les lourdes pertes occasionnées par l'inondation de mes terres,
m'empêchent d'acquitter en ce moment les impôts réclamés
dans votre avertissement de ce matin. Je me vois donc réduit,
bien malgré moi, à vous demander quelques semaines de délai.
Votre obligeance habituelle et bien connue, ma famille très
nombreuse, mon exactitude à payer mes contributions des années
passées, tout me permet d'espérer une réponse favorable.
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DEUXIÈME TEXTE À AMÉLIORER
 
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans l'atticisme réunion de l'élégance et de la simplicité.  
Eloi Legrand  
 
Madame,  
 
La dernière fois que je vous ai vue, vous m'aviez assuré  
positivement que le mois ne se passerait pas sans que  
vous me rendiez enfin les mille-cinq-cents dollars que vous  
m'avez empruntés. Bien que, depuis lors, il se soit écoulé  
sept semaines, je n'ai pas encore reçu de vos nouvelles.  
Vous concevez aisément que je suis très mécontent,  
attendu qu'il y a déjà plusieurs années que vous me  
devez cette somme et que vous m'avez bien des fois amusé  
en me promettant vainement de me la rembourser.  
La semaine dernière, peu s'en est fallu que je ne fusse cruellement embarrassé parce que vous m'aviez manqué de parole.  
Sachez bien que vous avez poussé ma patience à bout  
et que, pour que cette somme me soit payée, je n'hésiterai pas  
à employer, s'il en est besoin, les voies judiciaires.  
 
Texte complet amélioré :  
 
Madame,  
 
Lors de notre dernière entrevue, vous vous étiez engagée à me  
rembourser enfin dans le courant du mois votre emprunt de mille-  
cinq-cents dollars. Depuis, il s'est écoulé sept semaines, et j'attends  
encore de vos nouvelles. Vous concevez sans peine mon vif  
mécontentement. Déjà votre dette remonte à plusieurs années.  
Combien de fois m'avez-vous amusé par de vaines promesses ?  
La semaine dernière, votre manque de parole a failli me jeter dans  
un cruel embarras. Sachez-le bien, vous avez poussé ma patience  
à bout. Pour rentrer dans mes fonds, je n'hésiterai pas à employer,  
au besoin, les voies judiciaires.  
 
* * * / / / * * *
Mot Annotation
DEUXIÈME TEXTE À AMÉLIORER
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans
l'atticisme
réunion de
l'élégance
et de la
simplicité.
Eloi Legrand
Madame,
La dernière fois que je vous ai vue, Lors de notre dernière entrevue,

Remplacer la subordonnée relative (que je vous ai vue) par une locution prépositive (Lors de) et remplacer le groupe nominal trop général (La dernière fois) par un groupe nominal plus précis (notre dernière entrevue).

vous m'aviez assuré vous vous étiez engagée

Supprimer l'adverbe de manière (positivement) par un changement de verbe.

positivement vous vous étiez engagée

Supprimer l'adverbe de manière (positivement) par un changement de verbe.

que le mois ne se passerait pas sans que à me rembourser enfin dans le courant du mois

Remplacer la subordonnée complétive (que le mois ne se passerait pas) par un groupe prépositionnel (dans le courant du mois) et remplacer la locution conjonctive (sans que) par une préposition (à).

vous me rendiez enfin à me rembourser enfin dans le courant du mois

Remplacer la subordonnée complétive (que le mois ne se passerait pas) par un groupe prépositionnel (dans le courant du mois) et remplacer la locution conjonctive (sans que) par une préposition (à).

les mille-cinq-cents dollars que vous votre emprunt de mille-cinq-cents dollars.

Remplacer la subordonnée relative (que vous m'avez empruntés) par un nom suivi d'un complément (votre emprunt de).

m'avez empruntés. votre emprunt de mille-cinq-cents dollars.

Remplacer la subordonnée relative (que vous m'avez empruntés) par un nom suivi d'un complément (votre emprunt de).

Bien que, depuis lors, Depuis,

Supprimer la conjonction (Bien que) et réduire la locution adverbiale (depuis lors) en ne gardant que l'adverbe (Depuis).

il se soit écoulé il s'est écoulé

Remplacer le verbe au subjonctif passé (qu'il se soit écoulé) par le même verbe à l'indicatif passé composé (il s'est écoulé) en gardant la voix pronominale.

sept semaines,
je n'ai pas encore reçu et j'attends encore

Supprimer les adverbes de négation (n'… pas) en changeant le verbe.

de vos nouvelles.
Vous concevez
aisément sans peine

Remplacer l'adverbe de manière (aisément) par un groupe prépositionnel (sans peine).

que je suis très mécontent, mon vif mécontentement.

Remplacer la subordonnée complétive (que je suis très mécontent) par un groupe nominal (mon vif mécontentement).

attendu qu'il y a déjà plusieurs années que vous me Déjà votre dette remonte à plusieurs années.

Supprimer la locution conjonctive (attendu qu'), remplacer la subordonnée complétive (que vous me devez cette somme) par un groupe nominal (votre dette) et remplacer le présentatif (il y a) par un verbe plus précis (remonte).

Faire une nouvelle phrase afin d'alléger la précédente.

devez cette somme Déjà votre dette remonte à plusieurs années.

Supprimer la locution conjonctive (attendu qu'), remplacer la subordonnée complétive (que vous me devez cette somme) par un groupe nominal (votre dette) et remplacer le présentatif (il y a) par un verbe plus précis (remonte).

Faire une nouvelle phrase afin d'alléger la précédente.

et que vous m'avez bien des fois amusé Combien de fois m'avez-vous amusé

Supprimer la conjonction (et) et remplacer la subordonnée complétive (que vous m'avez bien des fois amusé) par un groupe adverbial interrogatif (Combien de fois m'avez-vous amusé).

Faire une nouvelle phrase afin d'alléger la précédente.

en me promettant vainement de me la rembourser. par de vaines promesses ?

Remplacer la subordonnée participiale (en me promettant vainement de me la rembourser), contenant un adverbe de manière (vainement), par un groupe prépositionnel (par de vaines promesses).

La semaine dernière,
peu s'en est fallu que je ne fusse votre manque de parole a failli me jeter dans un cruel embarras.

Supprimer le verbe impersonnel (peu s'en est fallu), remplacer la subordonnée complétive (que je ne fusse cruellement embarrassé), contenant un adverbe de manière (cruellement), par un groupe nominal (un cruel embarras) et remplacer la subordonnée causale (parce que vous m'aviez manqué de parole) par un groupe nominal (votre manque de parole).

cruellement embarrassé parce que vous m'aviez manqué de parole. votre manque de parole a failli me jeter dans un cruel embarras.

Supprimer la subordonnée complétive ou complément de phrase ? (peu s'en est fallu), remplacer la subordonnée complétive (que je ne fusse cruellement embarrassé), contenant un adverbe de manière (cruellement), par un groupe nominal (un cruel embarras) et remplacer la subordonnée causale (parce que vous m'aviez manqué de parole) par un groupe nominal (votre manque de parole).

Sachez bien que vous avez poussé ma patience à bout Sachez-le bien, vous avez poussé ma patience à bout.

Remplacer la conjonction (que) par un pronom personnel (le).

Faire une nouvelle phrase afin d'alléger la précédente.

et que, pour que cette somme me soit payée, Pour rentrer dans mes fonds,

Supprimer la locution conjonctive (et que) et remplacer la subordonnée complétive (que cette somme me soit payée) par un verbe suivi d'un complément (rentrer dans mes fonds).

je n'hésiterai pas
à employer,
s'il en est au

Remplacer la subordonnée de condition (s'il en est) par une préposition (au).

besoin, les voies judiciaires.
Texte complet amélioré :
Madame,
Lors de notre dernière entrevue, vous vous étiez engagée à me
rembourser enfin dans le courant du mois votre emprunt de mille-
cinq-cents dollars. Depuis, il s'est écoulé sept semaines, et j'attends
encore de vos nouvelles. Vous concevez sans peine mon vif
mécontentement. Déjà votre dette remonte à plusieurs années.
Combien de fois m'avez-vous amusé par de vaines promesses ?
La semaine dernière, votre manque de parole a failli me jeter dans
un cruel embarras. Sachez-le bien, vous avez poussé ma patience
à bout. Pour rentrer dans mes fonds, je n'hésiterai pas à employer,
au besoin, les voies judiciaires.
* * * / / / * * *
TROISIÈME TEXTE À AMÉLIORER
 
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans l'atticisme réunion de l'élégance et de la simplicité.  
Eloi-Legrand  
 
Je crains, mon cher ami,  
 
que vous ne soyez en colère contre moi,  
parce que je vous avais promis très nettement d'aller  
souper chez vous hier soir, et que je n'y suis pas allé  
à cause d'une indisposition assez grave qui m'a pris soudainement  
et qui n'est pas encore complètement passée qui m'a fait rester  
chez moi toute la soirée. Veuillez croire que je regrette sincèrement  
ce qui s'est passé, et pour vous et pour moi-même.  
Lorsque je serai entièrement guéri, j'irai promptement  
vous présenter mes excuses.  
 
Texte complet amélioré :  
 
Je crains, mon cher ami,  
 
d'avoir provoqué votre colère. Malgré ma promesse formelle  
d'aller souper chez vous hier soir, vous avez eu beau m'attendre :  
une indisposition soudaine et assez grave, dont je me ressens  
encore, m'a retenu chez moi toute la soirée. Veuillez croire  
à la sincérité de mes regrets, et pour vous et pour moi-même.  
Une fois rétabli, je m'empresserai d'aller vous présenter  
mes excuses.  
 
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Mot Annotation
TROISIÈME TEXTE À AMÉLIORER
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans
l'atticisme
réunion de
l'élégance
et de la
simplicité.
Eloi-Legrand
Je crains, mon cher ami,
que vous ne soyez en colère contre moi, d'avoir provoqué votre colère.

Remplacer la subordonnée complétive (que vous ne soyez en colère contre moi) par un groupe prépositionnel (d'avoir provoqué votre colère).

parce que je vous avais promis très nettement malgré ma promesse formelle

Remplacer la subordonnée causale (parce que je vous avais promis très nettement) par un groupe prépositionnel (Malgré ma promesse formelle).

Faire une nouvelle phrase afin d'alléger la précédente.

d'aller
souper chez vous hier soir,
et que je n'y suis pas allé vous avez eu beau m'attendre :

Supprimer la conjonction (et) et remplacer la subordonnée complétive (que je n'y suis pas allé) par la locution verbale avoir beau suivie d'un verbe à l'infinitif (vous avez eu beau m'attendre).

Le signe de ponctuation des deux-points est ici fort utile : il remplace, à l'instar de celui-ci, la conjonction car.

à cause d'une indisposition assez grave qui m'a pris soudainement une indisposition soudaine et assez grave,

Supprimer la locution prépositive (à cause d') et remplacer la subordonnée relative (qui m'a pris soudainement), contenant un adverbe de manière (soudainement), par un adjectif (soudaine).

et qui n'est pas encore complètement passée dont je me ressens encore,

Supprimer la conjonction (et) et supprimer les adverbes de négation (n'… pas) en changeant le verbe.

qui m'a fait rester m'a retenu

Remplacer la subordonnée relative (qui m'a fait rester) par un verbe au passé composé de l'indicatif (m'a retenu).

chez moi toute la soirée.
Veuillez croire
que je regrette sincèrement à la sincérité de mes regrets,

Remplacer la subordonnée complétive (que je regrette sincèrement), contenant un adverbe de manière (sincèrement), par un groupe prépositionnel (à la sincérité de mes regrets).

ce qui s'est passé, à la sincérité de mes regrets,
et pour vous et pour moi-même.
Lorsque je serai entièrement guéri, Une fois rétabli,

Remplacer la subordonnée temporelle (Lorsque je serai entièrement guéri), contenant un adverbe de manière (entièrement), par un groupe nominal (Une fois rétabli).

j'irai promptement je m'empresserai d'aller

Remplacement d'un adverbe de manière (promptement) par un verbe suivi d'un complément (m'empresserai d'aller).

vous
présenter mes excuses.
Texte complet amélioré :
Je crains, mon cher ami,
d'avoir provoqué votre colère.
Malgré ma promesse formelle
d'aller souper chez vous hier soir, vous avez eu beau m'attendre :
une indisposition soudaine et assez grave, dont je me ressens
encore, m'a retenu chez moi toute la soirée. Veuillez croire
à la sincérité de mes regrets, et pour vous et pour moi-même.
Une fois rétabli, je m'empresserai d'aller vous présenter
mes excuses.
* * * / / / * * *
QUATRIÈME TEXTE À AMÉLIORER
 
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans l'atticisme, réunion de l'élégance et de la simplicité.  
- Eloi Legrand  
 
Le texte suivant, qui provient du distingué Cicéron, est la preuve que même le style grammatical des grands de ce monde peut être corrigé !  
 
Après que Manlius, fils d'Aulus, eut été dictateur, il fut cité  
en justice par le tribun Pomponius, parce qu'il avait conservé  
ses pouvoirs quelques jours de trop. Il était accusé en outre  
d'avoir séquestré son fils Titus qui reçut plus tard le nom de  
Torquatus.  
 
Dès que ce jeune homme eut appris qu'on exerçait ces poursuites  
contre son père, on dit qu'il accourut à Rome et se présenta,  
au point du jour, chez Pomponius.  
 
Lorsque son arrivée eut été annoncée au tribun,  
celui-ci, espérant que le jeune homme irrité lui fournirait  
quelque chose contre son père, se leva,  
et, ayant éloigné les témoins, ordonna de l'introduire.  
Lorsque celui-ci fut entré, il tira aussitôt son épée et jura  
qu'il tuerait sur-le-champ Pomponius,  
si celui-ci ne s'engageait expressément et par serment à  
ne plus poursuivre son père. De peur le tribun dut jurer.  
 
Texte complet amélioré :  
 
Manlius, fils d'Aulus, après sa dictature, fut cité en justice  
par le tribun Pomponius, pour avoir conservé ses pouvoirs  
quelques jours de trop. On l'accusait en outre d'avoir séquestré  
son fils Titus, plus tard surnommé Torquatus. Le jeune homme,  
informé des poursuites exercées contre son père, accourut, dit-on,  
à Rome, se présenta, au point du jour, chez Pomponius  
et se fit annoncer.  
 
Le tribun, dans l'espoir qu'un fils irrité lui fournirait des charges  
nouvelles, se leva, éloigna les témoins et ordonna de l'introduire.  
Titus, à peine entré, tira aussitôt son épée et jura de tuer sur-le-  
champ Pomponius, à moins d'une renonciation expresse et par  
serment à toutes poursuites contre son père. La peur contraignit  
le tribun de jurer.  
 
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Mot Annotation
QUATRIÈME TEXTE À AMÉLIORER
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans
l'atticisme,
réunion de
l'élégance
et de la
simplicité.
- Eloi Legrand
Le texte suivant, qui provient du distingué
Cicéron, Voir la biographie de Cicéron
est la preuve que même le style grammatical des grands de ce monde peut être corrigé !
Après que Manlius, Manlius,

Supprimer la locution conjonctive (Après que).

fils d'Aulus,
eut été dictateur, il après sa dictature,

Remplacer le verbe au passé antérieur de l'indicatif (eut été) par un groupe prépositionnel (après sa dictature), ce qui permet de supprimer le pronom personnel (il).

fut cité
en justice par le tribun Pomponius,
parce qu'il avait pour avoir

Remplacer la locution conjonctive (parce que) par une préposition (pour) et le verbe à l'imparfait de l'indicatif (il avait) par un verbe à l'infinitif (avoir).

conservé
ses pouvoirs quelques jours de trop.
Il était accusé On l'accusait

Remplacer le verbe conjugué à un temps composé au passif (Il était accusé) par un verbe conjugué à un temps simple à la voix active (On accusait) en ajoutant un pronom personnel (l').

en outre
d'avoir séquestré son fils Titus
qui reçut plus tard le nom de plus tard surnommé

Remplacer la subordonnée relative (qui reçut le nom de) par un participe adjectif (surnommé).

Torquatus.
Dès que ce jeune homme Le jeune homme,

Supprimer la locution conjonctive (Dès que).

eut appris qu'on exerçait ces poursuites informé des poursuites exercées

Remplacer le verbe au passé antérieur de l'indicatif (eut appris) par un participe adjectif (informé) et le verbe à l'imparfait de l'indicatif (on exerçait) par un adjectif (exercées), ce qui permet de supprimer la conjonction (qu').

contre son père,
on dit qu'il accourut à Rome accourut, dit-on, à Rome,

Remplacer la conjonction suivant un verbe d'opinion (on dit qu') par une incise (dit-on) encadrée de virgules, ce qui permet de supprimer le pronom personnel (il).

et se présenta, se présenta,

Supprimer la conjonction (et).

au point du jour, chez Pomponius.
Lorsque son arrivée eut été annoncée au tribun, et se fit annoncer.

Remplacer le complément de phrase de temps (Lorsque son arrivée eut été annoncée au tribun) par une conjonction suivie d'un verbe pronominal et d'un verbe à l'infinitif (et se fit annoncer).

Joindre le tout à la phrase précédente.

celui-ci, espérant que le jeune homme irrité Le tribun, dans l'espoir qu'un fils irrité

Remplacer la subordonnée participiale (espérant que le jeune homme irrité) par un groupe prépositionnel (dans l'espoir qu'un fils irrité).

lui fournirait
quelque chose contre son père, des charges nouvelles,

Remplacer l'expression vague (quelque chose) par une expression plus précise (des charges nouvelles) et supprimer le groupe prépositionnel (contre son père).

se leva,
et, ayant éloigné les témoins, éloigna les témoins et

Remplacer le verbe au participe passé composé (ayant éloigné) par le même verbe au passé simple de l'indicatif (éloigna).

ordonna de l'introduire.
Lorsque celui-ci fut entré, il Titus, à peine entré,

Remplacer le complément de phrase de temps (Lorsque celui-ci fut entré) par un groupe prépositionnel (à peine entré) encadré de virgules.

tira aussitôt son épée et jura
qu'il tuerait de tuer

Remplacer le complément d'objet direct introduit par une conjonction (qu'il tuerait) par une préposition suivie d'un verbe à l'infinitif (de tuer).

sur-le-champ Pomponius,
si celui-ci ne s'engageait expressément à moins d'une renonciation expresse

Remplacer la subordonnée conditionnelle (si celui-ci ne s'engageait) par un groupe prépositionnel (à moins d'une renonciation) et l'adverbe de manière (expressément) par son adjectif associé (expresse).

et par serment à
ne plus poursuivre toutes poursuites contre

Supprimer les adverbes de négation (ne, plus) et remplacer le verbe à l'infinitif (poursuivre) par un groupe nominal suivi d'une préposition (toutes poursuites contre).

son père.
De peur le tribun dut jurer. La peur contraignit le tribun de jurer.

Supprimer la préposition en tête de phrase (De) en faisant du régime de la préposition (peur) le nouveau sujet du verbe ajouté (contraignit).

le sujet (tribun) devient le complément direct.

Texte complet amélioré :
Manlius, fils d'Aulus, après sa dictature, fut cité en justice
par le tribun Pomponius, pour avoir conservé ses pouvoirs
quelques jours de trop. On l'accusait en outre d'avoir séquestré
son fils Titus, plus tard surnommé Torquatus. Le jeune homme,
informé des poursuites exercées contre son père, accourut, dit-on,
à Rome, se présenta, au point du jour, chez Pomponius
et se fit annoncer.
Le tribun, dans l'espoir qu'un fils irrité lui fournirait des charges
nouvelles, se leva, éloigna les témoins et ordonna de l'introduire.
Titus, à peine entré, tira aussitôt son épée et jura de tuer sur-le-
champ Pomponius, à moins d'une renonciation expresse et par
serment à toutes poursuites contre son père. La peur contraignit
le tribun de jurer.
* * * / / / * * *
CINQUIÈME TEXTE À AMÉLIORER
 
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans l'atticisme, réunion de l'élégance et de la simplicité.  
Eloi Legrand  
 
Le texte suivant, qui provient de l'illustre Jules César, est la preuve que même le style grammatical des grands de ce monde peut être corrigé !  
 
En même temps que ce message d'Arioviste était rapporté à César, il lui venait des députés de chez les Éduens et de chez les Trévires. Les Éduens se plaignaient de ce que les Harudes, qui avaient été récemment transportés en Gaule, ravageaient leur territoire.  
 
Les Trévires annonçaient que cent bourgades de Suèves, lesquelles entreprenaient de franchir le Rhin, campaient sur les bords de ce fleuve; que deux frères, Nasua et Cimberius, étaient à leur tête.  
 
Vivement ému, César crut qu'il devait faire diligence, de peur que, si ce nouvel essaim de Suèves se joignait aux anciennes troupes d'Arioviste, il ne soit plus difficile de leur résister.  
 
Texte complet amélioré :  
 
En même temps que ce message d'Arioviste, César recevait deux ambassades, l'une éduenne, l'autre trévire. Les Éduens se plaignaient des ravages exercés sur leur territoire par les Harudes, nouveaux venus en Gaule. Les Trévires annonçaient que cent bourgades de Suèves, sous les ordres de deux frères, Nasua et Cimberius, campaient sur les bords du Rhin et entreprenaient de le franchir. Vivement ému, César crut devoir faire diligence, car, une fois renforcées de ce nouvel essaim de Suèves, les anciennes troupes d'Arioviste rendraient la résistance plus difficile.  
 
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Mot Annotation
CINQUIÈME TEXTE À AMÉLIORER
Les grandes phrases ne sauraient constituer la véritable beauté du style : elle réside plutôt et avant tout dans
l'atticisme,
réunion de
l'élégance
et de la
simplicité.
Eloi Legrand
Le texte suivant, qui provient de l'illustre
Jules César, Voir la biographie de Jules César
est la preuve que même le style grammatical des grands de ce monde peut être corrigé !
En même temps que ce message d'Arioviste (En même temps que ce message d'Arioviste était rapporté à César,)

En même temps que ce message d'Arioviste,

Supprimer le verbe à la forme passive (était rapporté à).

était rapporté à César, (En même temps que ce message d'Arioviste était rapporté à César,)

En même temps que ce message d'Arioviste,

Supprimer le verbe à la forme passive (était rapporté à).

il lui venait des députés de chez les Éduens et de chez les Trévires. César recevait deux ambassades, l'une éduenne, l'autre trévire.

Remplacer le verbe transitif double (venait) par un verbe transitif simple (recevait), ce qui permet de supprimer le pronom personnel (lui), et remplacer les deux groupes prépositionnels (de chez les Éduens, de chez les Trévires) par deux groupes nominaux (l'une éduenne, l'autre trévire).

Les Éduens se plaignaient
de ce que les Harudes, qui avaient été récemment transportés des ravages exercés sur leur territoire par les Harudes, nouveaux venus en Gaule.

Supprimer la locution conjonctive (de ce que) et remplacer la subordonnée relative (qui avaient été récemment transportés en Gaule), contenant un adverbe de manière (récemment), par un groupe nominal (nouveaux venus en Gaule).

en Gaule, ravageaient leur territoire. des ravages exercés sur leur territoire par les Harudes, nouveaux venus en Gaule.

Supprimer la locution conjonctive (de ce que) et remplacer la subordonnée relative (qui avaient été récemment transportés en Gaule), contenant un adverbe de manière (récemment), par un groupe nominal (nouveaux venus en Gaule).

Les Trévires annonçaient que cent bourgades de Suèves,
lesquelles entreprenaient de franchir le Rhin, campaient sur les bords de ce fleuve; que deux frères, Nasua et Cimberius, étaient à leur tête. sous les ordres de deux frères, Nasua et Cimberius, campaient sur les bords du Rhin et entreprenaient de le franchir.

Supprimer la subordonnée relative (lesquelles entreprenaient de franchir le Rhin) et le verbe être (étaient) et remplacer la subordonnée complétive (que) par une locution prépositive (sous les ordres de).

Vivement ému, César crut
qu'il devait faire diligence, devoir faire diligence,

Remplacer le verbe à l'imparfait de l'indicatif (il devait) par un verbe au présent de l'infinitif (devoir), ce qui permet de supprimer la subordonnée complétive (qu').

de peur que, car,

Remplacer la locution conjonctive (de peur que) par une conjonction simple (car).

si ce nouvel essaim de Suèves se joignait aux anciennes troupes d'Arioviste, une fois renforcées de ce nouvel essaim de Suèves,

Remplacer le verbe pronominal (se joignait) par un groupe participial (une fois renforcées de) et supprimer la conjonction (si).

il ne soit plus difficile de leur résister. les anciennes troupes d'Arioviste rendraient la résistance plus difficile.

Remplacer le verbe impersonnel (il soit) par un verbe personnel (rendraient) et le verbe à l'infinitif (résister) par un groupe nominal (la résistance), et supprimer l'adverbe de négation (ne) et le pronom personnel (leur).

Texte complet amélioré :
En même temps que ce message d'Arioviste, César recevait deux ambassades, l'une éduenne, l'autre trévire. Les Éduens se plaignaient des ravages exercés sur leur territoire par les Harudes, nouveaux venus en Gaule. Les Trévires annonçaient que cent bourgades de Suèves, sous les ordres de deux frères, Nasua et Cimberius, campaient sur les bords du Rhin et entreprenaient de le franchir. Vivement ému, César crut devoir faire diligence, car, une fois renforcées de ce nouvel essaim de Suèves, les anciennes troupes d'Arioviste rendraient la résistance plus difficile.
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