EDUTIC : AKI - Société et territoires autochtones
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Giovanni Verrazano


Giovanni Verrazano

Le long de son parcours pour explorer les côtes nord-américaines, en 1524, Giovanni Verrazano fait la connaissance de divers groupes autochtones. En Caroline et au Rhode-Island, les relations sont plutôt cordiales. Ailleurs, comme dans la baie de Chesapeake, la population locale est étonnée à la vue de ces navires qui approchent et s'enfuit vers la forêt. Une fois rassurés, les Autochtones se rapprochent du rivage et invitent les nouveaux venus à aborder. Comme les autres explorateurs, Verrazano dépend des Autochtones pour son ravitaillement. Il les trouve généreux et accueillants.

Cependant, plus il remonte vers le nord, moins les gens semblent approchables et cordiaux. Cette attitude est probablement due à des rencontres antérieures qui auraient engendré de la méfiance face à ces nouveaux venus. Les habitants de la côte du Maine, des Abénakis, tiennent leurs distances. Verrazano raconte «qu'ils venaient sur certaines roches du rivage» et «ils nous envoyaient avec une corde ce qu'ils voulaient nous donner, en nous criant continuellement de ne pas nous approcher et en demandant immédiatement l'échange».

Déjà habitués au commerce avec les pêcheurs européens, ces Autochtones se montrent exigeants et méfiants. L'explorateur ajoute qu'ils «n'acceptaient que les couteaux, les hameçons de pêche et le métal tranchant». Quand Verrazano et ses hommes armés mettent le pied sur le rivage, ils sont reçus à coup de flèches. Les Autochtones s'enfuient ensuite dans la forêt. Verrazano décide de rentrer en France en amenant un jeune autochtone qu'il a capturé.

(Source : Charles A. Julien, Les Français en Amérique pendant la première moitié du XVIe siècle, Paris, Presses Universitaires de France, 1946, p. 63-68.)