Institut de recherche sur l'hydrogène (IRH)
L'histoire de l'IRH

Difficile de déterminer le moment précis où une idée a pu germer dans la tête d'un visionnaire comme le directeur-fondateur de l'IRH, le professeur Tapan K. Bose. À la fin des années 1980, le professeur Bose et le professeur Richard Chahine (directeur actuel de l'Institut) œuvrent au sein du Groupe de recherches sur les diélectriques (GRD) et s'impliquent dans un important programme de recherche sur le stockage du gaz naturel dans le charbon activé. L'expertise sur le stockage du gaz et sur les nouveaux matériaux développée dans ce contexte est déjà reconnue mondialement. À la même époque, un dur coup frappe la région : en effet, on interrompt la construction de l'usine Laprade, destinée à la production d'eau lourde pour l'industrie nucléaire. Pour pallier les pertes économiques encourues dans la région, les gouvernements provinciaux et fédéraux créent le fonds Laprade, destiné au développement économique.

Photo du directeur-fondateur Tapan K. Bose

Ce contexte permet de mieux faire connaître notre région et l'expertise de l'UQTR auprès des gens de l'industrie, dont le Conseil de l'industrie de l'hydrogène (CIH), organisation pancanadienne vouée au développement de l'industrie de l'hydrogène.

À l'époque, le CIH vient de publier un rapport concernant la place que l'hydrogène pourrait occuper dans l'économie canadienne. Bien reçu du gouvernement fédéral, ce document permet au président du CIH, M. Richard Champagne, d'élaborer un projet porteur en hydrogène. Il s'agit d'établir des laboratoires de recherche sur l'hydrogène dans certains locaux vacants de l'usine Laprade, non terminée, et de financer le projet depuis les montants obtenus du nouveau fonds.

Le professeur Bose est charmé par l'idée d'un institut voué à la recherche en hydrogène et s'implique activement dans ce projet. Dès mai 1989, le projet est présenté dans un sommet socioéconomique à Victoriaville, et se classe au premier rang des 90 projets retenus. Convaincu qu'on ne peut déployer un institut de recherche universitaire à plus de 50 kilomètres du campus, le professeur réalise aussi que les locaux du Groupe de recherches sur les diélectriques (GRD), situés au sous-sol du pavillon Pierre-Boucher de l'UQTR, sont trop restreints pour accueillir un programme de recherche ambitieux en hydrogène. Au final, il est impératif de bâtir, sur le campus, un nouveau pavillon dédié à la recherche en hydrogène.

Le professeur Bose multiplie dès lors les rencontres avec les intervenants fédéraux, provinciaux et régionaux, et réussit à sensibiliser ses interlocuteurs à la nécessité de la recherche en hydrogène. En mai 1992, dans le cadre d'une table de concertation régionale sur l'économie à Drummondville, le gouvernement du Québec s'engage à investir 1,25 million de dollars dans le projet. Le gouvernement fédéral contribue également à la hauteur de 2,7 millions de dollars.

Le 13 janvier 1993, on annonce la construction de l'Institut de recherche sur l'hydrogène, et les travaux de ce dernier et d'un premier centre d'essais débutent à l'automne 1994. En décembre 1995, l'équipe emménage dans ses nouveaux locaux. L'inauguration publique a lieu le 10 avril 1996 devant le ministre de Ressources naturelles du Québec, M. Guy Chevrette et le secrétaire d'état fédéral, M. Martin Cauchon.

Au printemps 2000, l'IRH continue de façonner le paysage du campus trifluvien en élevant une éolienne de 10 kW à proximité de l'Institut. À l'été 2001, un second centre d'essais est inauguré. En 2012, une station de remplissage à l'hydrogène est érigée à côté de l'Institut. En janvier 2005, le professeur Richard Chahine prend la relève du docteur Bose à la direction de l'Institut. Décédé en janvier 2008, le docteur Bose aura vu le pavillon de l'IRH devenir le pavillon Tapan K. Bose.

Lors de l'inauguration de l'Institut de recherche sur l'hydrogène, le regroupement comptait sur une équipe de 20 chercheurs et étudiants, incluant 4 professeurs travaillant sur diverses problématiques reliées à l'hydrogène. Désormais, l'équipe compte plus d'une cinquantaine de chercheurs dont 10 professeurs. Les travaux de l'IRH sur le stockage, le transport, la sécurité et les utilisations de l'hydrogène ont mené l'équipe à s'impliquer dans les domaines de la mobilité électrique, des batteries ainsi que des matériaux prometteurs que sont les nouvelles nanostructures de carbone, dont le graphène ou les nanotubes.

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L'IRH est membre corporatif de l'Association canadienne de l'hydrogene, du National Hydrogen Association et est étroitement lié à International Standard Organization -ISO/TC 197 pour les technologies l'hydrogène.

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