Chaires de recherche

Les mécanismes cellulaires de l'inflammation non infectieuse

Geneviève Pépin - Chaire de recherche UQTR (Junior)

Notre équipe souhaite comprendre comment le système immunitaire détecte la présence de « signaux de danger » et amorce une réponse immunitaire appropriée. Ces signaux surviennent durant les infections, mais également lors de divers stresse comme le développement de tumeurs, le vieillissement et les changements métaboliques tels que l'obésité. L'ADN, un acide nucléique que l'on retrouve chez les virus, les bactéries et les cellules humaines est un signal de danger qui peut entraîner une forte réponse immunitaire. Habituellement, la réponse inflammatoire causée par la reconnaissance de l'ADN est bénéfique et essentielle pour combattre les infections et détruire les cellules cancéreuses. Paradoxalement, cette réponse peut aussi être néfaste et cause le développement de maladies auto-inflammatoires. Les découvertes découlant de ce programme de recherche nous permettront de mieux comprendre les mécanismes d'activation ou de suppression de cette cascade inflammatoire, une étape essentielle à la mise en place de nouvelles cibles thérapeutiques.

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Neurométabolisme

Alexandre Fisette - Chaire de recherche UQTR (Junior)

Malgré des efforts mondiaux majeurs, aucun pays n’est parvenu à diminuer la prévalence de l’obésité sur son territoire en plus de 30 ans. La chirurgie bariatrique représente une avenue thérapeutique efficace mais inapplicable à grande échelle. Les approches pharmacologiques ou de changement des habitudes de vie sont quant à elles être efficaces à court terme; toutefois, un retour au poids initial est quasi systématiquement observé à long terme.

Le manque de connaissances sur les mécanismes qui favorisent le gain de poids et nuisent à la perte de poids durable limite nos capacités à développer de nouvelles approches thérapeutiques. Le cerveau joue un rôle prépondérant dans la régulation du poids, à travers la défense d’un poids corporel optimal. Toutefois, dans l’obésité, le cerveau semble défendre de manière «erronée» un poids corporel trop élevé. De nombreuses questions demeurent: Comment le poids corporel défendu est encrypté dans le cerveau? Quels sont les mécanismes permettant de faire varier ce poids défendu? Comment les multiples signaux hormonaux sont-ils intégrés en une unique réponse cohérente?

La Chaire de recherche UQTR Junior en neurométabolisme vise à élucider ces questions. À l’aide de modèles animaux et cellulaires, Dr Fisette et son équipe tentent de découvrir de nouveaux mécanismes de plasticité du cerveau et de régulation hormonale, en particulier ceux pouvant faciliter le développement de l’obésité ou nuire à son traitement pérenne.

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Régulation homéostatique des cellules souches et le cancer

Patrick Narbonne - Chaire de recherche UQTR (Junior)

Notre programme de recherche vise à mieux définir les mécanismes qui contrôlent les niveaux de prolifération des cellules souches adultes au sein d’organismes vivants. La prolifération des cellules souches est d'abord stimulée par l'apport énergétique en aval de la nutrition, mais elle est aussi couplé aux besoins tissulaires pour leur progéniture différenciée. Ainsi, les cellules souches se mettent à proliférer suite à une blessure afin que leur progéniture puisse remplacer les cellules abimées, tandis qu'elles cessent de proliférer une fois la blessure réparée. Ce sont les mécanismes moléculaires derrière ce couplage homéostatique de la prolifération des cellules souches qui ne sont pas encore compris. Ces mécanismes nous intéressent particulièrement car leur dérèglement induit la formation de tumeurs bénignes et favorise le développement du cancer.

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