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Service de psychologie

Consultation psychologique

Le Service de psychologie publie régulièrement, dans le cyberjournal En tête, de courtes chroniques portant sur différents thèmes en psychologie. Vous trouverez dans cette section certaines de ces chroniques s'adressant à la communauté universitaire. Vous pouvez aussi consulter d'autres chroniques publiées antérieurement en cliquant sur le lien suivant ;

http://www.uqtr.ca/resultats_recherche.shtml?q=avis+psychologique

Bonne lecture!

Chroniques - Consultation psychologique

Ai-je besoin d'aide ?

Ai-je besoin d'aide ?

Collaboration de Sophie Ménard, psychologue aux Services aux étudiants

La consultation psychologique revêt encore parfois une aura d'inconnu un peu inquiétante. Cette série de trois articles vise à éclaircir le processus de consultation psychologique. Le premier article traitera de la décision de demander de l'aide. Le second, du déroulement d'une première rencontre de consultation psychologique et le dernier de la poursuite ou non de la démarche.

L'équilibre dans le déséquilibre

Si tout va bien, pourquoi apporter des changements? Sans souffrance, point de motivation au changement…C'est bien normal! Mais, malgré la souffrance, il faut savoir que le changement implique des risques qui peuvent nous inciter à retarder notre démarche : perdre ses habitudes, ses repères, ressentir davantage la souffrance que l'on parvient pour le moment à tenir à distance. L'inconnu nous guette, de même  que les sentiments, pensées ou prises de consciences désagréables que nous avons relégués dans le fond de la garde-robe.

Souvent, nos souffrances sont le résultat du meilleur compromis que nous trouvons pour être adaptés. Parfois, nos difficultés proviennent de comportements, pensées, émotions que nous avons eus par le passé et qui alors étaient la meilleure réponse pour être en équilibre, parfois en réaction à un environnement ou une situation aberrante. Cependant, aujourd'hui, ces mêmes comportements, pensées et émotions peuvent nous nuire, car nous avons vieilli, notre environnement a changé, les personnes ne sont plus les mêmes, etc.

Prendre conscience que ça ne va pas, pas si évident!

Depuis quelques temps, je ne vais pas très bien. Comment savoir si j'ai besoin d'aide? Se poser la question est déjà le signe de quelque chose qui ne va pas. Mais parfois, pris dans le tourbillon de la vie, on reporte ces préoccupations en se disant que cela va passer. Cependant, certains indices peuvent nous alerter qu'il se passe quelque chose auquel il faudrait porter attention.

  • Des commentaires d'amis, de la famille : t'as l'air fatigué(e), on ne te vois plus, tu n'arrêtes jamais, tu ne fous plus rien, tu as changé(e), etc.
  • Des symptômes physiques : insomnie, hypersomnie (dormir plus qu'à l'accoutumée), perte d'appétit ou au contraire insatiabilité, tensions musculaires, vulnérabilité aux virus, infections fréquentes, etc.
  • Des changements d'humeur : irritabilité, colères, tristesse, pleurs, etc.
  • Des pensées et sentiments : préoccupations, recherche récurrente d'explications à son état (c'est à cause de la fin de session, du début de session, de la recherche d'un emploi d'été, etc.), insatisfaction par rapport à sa vie, déception de soi, sentiment de vide, idéations suicidaires, etc.
  • Des comportements destructeurs, difficiles à contrôler ou honteux: consommation de nourriture, violence, achats compulsifs, automutilation, consommation de drogues ou alcool, prise de risque, sexualité, etc.

Maintenant, ai-je vraiment besoin d'aide?

Nous vivons tous un jour ou l'autre des moments difficiles où certaines des manifestations ci-haut peuvent se retrouver. Et il arrive que cela passe, parfois même sans que l'on sache trop pourquoi. Par contre, lorsque ces difficultés perdurent, deviennent dérangeantes pour moi ou pour les autres, provoquent des conséquences ou que je suis incapable de changer, la consultation est requise.

Pour certaines personnes ou dans certaines circonstances, demander de l'aide est difficile. Cela peut être vécu comme un signe de faiblesse, d'incapacité, un échec. Pourtant, lorsque nous avons une vilaine infection, un mal physique persistant, nous hésitons souvent moins longtemps avant de consulter un professionnel. Parfois nous commençons par consulter une personne de confiance. C'est parfois le cas avec les difficultés émotives, relationnelles ou existentielles. Et cela peut fonctionner! Mais pas toujours, pas suffisamment profondément ou suffisamment longtemps.

Certaines personnes viennent consulter et manifestent l'inquiétude de savoir si elles ont raison de le faire, si la gravité de leurs difficultés justifie une demande d'aide. Bien souvent, en discutant de ce qui les préoccupe, elles se rendent compte que leur mal-être est plus important et dure depuis plus longtemps qu'elles n'avaient l'impression. Et elles se sentent alors soulagées d'en parler et de faire enfin face à ce qui les perturbe. Que ce soit en lien avec des difficultés ressenties à l'intérieur de soi, des problèmes avec des gens que l'on côtoie ou une décision à prendre, lorsqu'on se décide enfin à affronter ce que l'on a longtemps repoussé, un grand soulagement s'installe. L'énergie mobilisée à nous empêcher de penser est enfin à notre service pour avoir accès à des solutions. 

Une première rencontre...

Une première rencontre...

Un étudiant se présente dans le cadre de ma porte au Service aux étudiants, hésitant, pour quérir quelques renseignements : peut-on consulter en psychologie à l'université? Suis-je au bon endroit? Comment cela fonctionne? Je lui explique brièvement la démarche : un rendez-vous avec la secrétaire, une première rencontre gratuite pour voir ce qui l'amène, une proposition d'aide par la suite. Il me demande, mi-étonné, mi-admiratif : on peut consulter ici même si les problèmes ne concernent pas l'université? Hé oui…

Après avoir réfléchi (voir premier article de cette série), j'ai décidé d'aller rencontrer un professionnel. Mais qui? Comment cela va-t-il se passer? Si vous êtes étudiant à l'UQTR, que ce soit à temps plein ou temps partiel, vous pouvez profiter de différents services : aide à l'emploi, orientation, animation de vie étudiante, etc. et bien sûr service de psychologie.

La prise de rendez-vous

Lorsque la souffrance s'installe progressivement ou donne l'impression d'avoir toujours été présente et qu'elle est parfois entrecoupée de périodes plus agréables, le premier pas vers la demande d'aide peut être difficile à franchir. Au contraire, lorsque la détresse ressentie est soudaine et vive, il peut sembler impossible de ne pas en parler et de rester seul(e).

Un téléphone (376-5015) ou une visite en personne au Service aux étudiants (1275 Albert-Tessier, près de la Coop) est la première étape pour un étudiant qui souhaite consulter un professionnel. D'autres ressources sont cependant disponibles : le CLSC, Domrémy (dépendances, toxicomanie), les centres de femmes, les lignes d'écoute.

Je parle à la secrétaire de mon désir de rencontrer quelqu'un. Elle se préoccupe de savoir si je suis en situation d'urgence et si je préfère rencontrer un intervenant masculin ou féminin. Elle me donne ensuite le premier rendez-vous compatible avec mon horaire avec une psychologue ou un ou une consultant(e) en psychologie pour une rencontre gratuite. Cette rencontre servira à voir de quoi j'ai besoin et à m'orienter vers le meilleur service possible. Elle me remet un questionnaire à remplir. Je retourne chez-moi, quand même fier de ma démarche. Mon rendez-vous est dans trois jours, demain je ne pouvais pas à cause de mon cours. Ça me donne le temps de remplir le questionnaire.

Une première rencontre

Dans la salle d'attente, je suis nerveux. Malgré la petitesse de la salle d'attente et le fait qu'elle soit à l'écart des autres services, je me demande si je vais croiser quelqu'un que je connais. J'ai l'impression que tout le monde va savoir pourquoi je suis là… Pile à l'heure, une des portes s'ouvre et on m'invite à entrer. Je pose mon sac et mon manteau. La personne devant moi a le questionnaire que j'ai rempli et remis la veille. Bon, au moins il ou elle sait pourquoi je suis là.

Il n'est pas facile pour tous de parler de ce qui nous préoccupe. Ou parfois, lorsque la douleur est si vive, nous avons l'impression que nous allons éclater si nous ne parlons pas, si quelqu'un n'est pas présent pour nous écouter comme nous en avons besoin.

La personne m'invite à parler de ce qui m'amène consulter. Je commence avec les événements récents : la goutte qui a fait déborder le vase, c'est-à-dire ma rupture amoureuse. Nous faisons le tour des différentes sphères de ma vie, de ce qui va bien, de ce qui va moins bien. Je finis par parler d'une vieille souffrance longtemps oubliée, ma première rupture amoureuse. Mon «ex» m'avait laissé pour sortir avec mon meilleur ami. Je m'étais senti trahi de toutes part, j'avais le sentiment de ne plus jamais pouvoir aimer tellement j'avais un sentiment d'injustice et de colère contre le monde entier. Quel étonnement de recontacter cela! Et quel soulagement à la fois d'enfin affronter cette vieille blessure!

On s'informe de ce que j'aimerais comme aide, de comment je vois les choses. Nous regardons également ma situation financière. Le Service de psychologie peut soutenir les étudiants qui entreprennent une démarche thérapeutique et qui ne peuvent en assumer la totalité des frais. Cinquante minutes, finalement c'est vite passé… Nous reprenons un rendez-vous pour la référence dans quelques jours.

On peut se sentir honteux, impuissant à régler ses problèmes seul, vulnérable de s'en remettre aux mains de quelqu'un d'autre pour obtenir un soulagement. Mais la demande d'aide est avant tout une prise en charge de sa vie, un appel à des ressources disponibles pour s'aider à aller mieux.

Et pour la suite?

Et pour la suite?

Le dernier article de cette série visant à éclaircir le processus de consultation psychologique traitera de la décision de poursuivre ou non une démarche plus approfondie.

La semaine dernière, j'ai entrepris de consulter pour clarifier mes difficultés et me sentir mieux. Je revois l'intervenant aujourd'hui pour une rencontre de référence. On m'offre la possibilité de poursuivre une démarche avec un intervenant ciblé en fonction de mes difficultés (psychologue ou autre).

En quelque part, je suis un peu déçu(e) que cette première rencontre n'ait pas apporté réponse à mes questions. Pour être honnête, j'aurais aimé qu'une solution soit  trouvée par le ou la  psychologue, qu'un conseil externe me permette de résoudre la situation rapidement.

Parfois une ou quelques rencontres sont suffisantes pour supporter une personne dans une situation de crise ou lui permettre de prendre une décision. Ce bref accompagnement peut également servir à révéler des ressources internes ou externes déjà présentes et pouvant aider la personne. Cependant, gérer des difficultés humaines complexes qui peuvent être installées depuis longtemps demande des efforts et du temps.

Nous avons déjà identifié certaines pistes de travail d'après mes difficultés évoquées à la première rencontre. J'ai une vision un peu plus claire de ce qui ne va pas, de ce qui me fait souffrir. Mais c'est encore très nébuleux et abstrait de comprendre (et surtout de ressentir) comment ces rencontres que l'intervenant me propose vont pouvoir m'aider. Après tout, je ne suis pas seul(e) dans le problème : ma mère, mon père, mon colocataire ou mon amoureux sont également en cause. Qu'est-ce que cela va bien pouvoir changer si eux non plus ne changent pas?

Avant d'entreprendre une démarche, un questionnement sur la motivation au changement est nécessaire. Est-ce que je souhaite changer les autres ou suis-je prêt à travailler sur moi? Combien suis-je prêt(e) à investir, en terme  de temps et d'argent? Ai-je la stabilité nécessaire à la poursuite d'un processus thérapeutique sur quelques semaines, voire quelques mois ? Suis-je prêt à suivre les recommandations du professionnel que je vais rencontrer? (par exemple une rencontre par semaine, accepter de parler et de ressentir de choses pas toujours faciles, payer chaque rencontre, cesser mes comportements addictifs, etc.?)

Pourtant, cette première rencontre m'a fait du bien. Enfin, j'avais l'espace pour parler de ce qui me préoccupe, dire ce que je pense, comment je ressens les choses, sans risquer de ne blesser personne ou d'être critiqué. Être enfin moi pour vrai! Peut-être est-ce une des clés du changement tant espéré?

Un processus thérapeutique est l'occasion d'une meilleure connaissance de soi, de ses réactions, de ses forces et de ses vulnérabilités. Elle vise à libérer l'énergie mise à se protéger d'une façon rendue souffrante parce que inadéquate. Le chemin est cependant en dent de scie : sentiment de soulagement, d'apaisement suite à des rencontres, et perturbation, anxiété, malaise à d'autres moments. Ce processus est normal et fait partie du chemin (jamais facile) vers un mieux-être global.

Pour nous joindre

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Sylvie Robidoux
Psychologue
1261, Albert-Tessier
819 376-5011, poste 6056

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Catherine Dugas-Fortin
Psychologue
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