Environnements résidentiels adaptés aux caractéristiques des personnes autistes : une recension des écrits Vol.8 #3

Par Marie Gagnon, étudiante à la maîtrise en service social à l’Université Laval

Élise Milot, professeure à l’École de service social de l’Université Laval et chercheuse en titre au Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et en intégration sociale (CIRRIS)

Marie Grandisson, professeure au département de réadaptation de l’Université Laval et chercheuse en titre au CIRRIS

Ernesto Morales, professeur au département de réadaptation de l’Université Laval et chercheur en titre au CIRRIS

 

INTRODUCTION

Au cours des dernières années, il y a un nombre grandissant d’architectes et de designers qui s’intéressent à la construction d’environnements plus accueillants pour les personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA). Au Québec, les parents de personnes autistes se font de plus en plus entendre pour revendiquer de meilleurs services et ressources pour leurs enfants. Plusieurs parents dénoncent le manque de places d’hébergement pour ces personnes. Certains parents ont décidé de réaliser leur propre projet résidentiel. C’est le cas du projet Espace-Vie TSA dans la région de Québec. Ce projet résidentiel vise à offrir un milieu de vie stimulant, stable et permanent aux personnes autistes, permettant à celles-ci d’améliorer leur qualité de vie, en développant, entre autres, leur autonomie et leur estime de soi. C’est donc dans l’objectif de mieux connaître les caractéristiques environnementales à prendre en compte dans la construction de logements adaptés et pour améliorer le confort des personnes autistes vivant actuellement dans des résidences qu’une recension des écrits a été réalisée sur ce sujet. Les personnes autistes peuvent avoir des difficultés avec les interactions sociales, ce qui peut rendre la vie en communauté plus difficile. De plus, des particularités sur le plan du traitement de l’information sensorielle peuvent susciter des expériences désagréables chez ces personnes si les environnements qu’elles fréquentent ne sont pas adaptés. À titre d’exemple, le bruit, la lumière et les textures peuvent constituer des obstacles puissants à leur confort et à leur qualité de vie. De tels aspects doivent être considérés pour la construction de ressources résidentielles de groupe mieux adaptées. Cette recension a permis d’identifier des recommandations pertinentes à cet égard, portant sur six thèmes : 1) l’aménagement de l’espace, 2) les matériaux, textures et couleurs, 3) le chauffage, la ventilation et la climatisation, 4) l’éclairage, 5) les propriétés acoustiques et 6) l’aménagement extérieur.

MÉTHODOLOGIE

Pour cet article, les bases de données consultées sont CINAHL Plus with Full Text, Medline, Web of science, Embase et PsycINFO. Pour ce qui est de la littérature grise, des recherches sur Google scholar ont été effectuées. Les mots-clés utilisés associés au concept autisme, logement et environnement ont été sélectionnés à partir des thésaurus. Seulement les références publiées depuis les années 2000 et disponibles en français ou en anglais ont été retenues.

RÉSULTATS

Au terme de cette recherche, six articles scientifiques, trois guides de pratique, une conférence dans un congrès et quatre articles de vulgarisation scientifique ont été jugés pertinents pour cette recension. Les informations présentées ici proviennent de ces documents.

L’aménagement de l’espace constitue une composante clé dans l’optique de mieux adapter l’environnement aux personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme. À cet effet, un environnement dont les frontières sont clairement définies peut permettre de réduire l’anxiété de ces personnes (Humphreys, 2011). Le simple fait de subdiviser l’espace en petites aires bien délimitées les unes par rapport aux autres permet de réduire les stimulations et la probabilité d’interactions sociales imprévues pouvant nuire à leur confort (Sánchez, Vázquez et Serrano, 2011). Selon Mostafa (2010), chaque pièce devrait être conçue de manière à n’avoir qu’une seule fonction et être organisée pour faciliter la réalisation de la routine quotidienne séquentielle des résidents. Pour bien définir chacune des pièces, il peut être pertinent d’organiser l’environnement avec des limites visuelles (par exemple des couleurs, des chiffres, des étiquettes, la luminosité) et physiques (par exemple des meubles, le recouvrement de plancher, différents paliers) pour circonscrire les espaces réservés aux différentes activités (Mostafa, 2014; Sánchez et coll., 2011). Des espaces de retrait adaptés devraient aussi être aménagés afin que les personnes puissent s’y retirer pour retrouver le calme lorsqu’elles vivent trop de stimulation ou de stress (Sánchez et coll., 2011). Ces espaces pourraient être des zones plus calmes au sein d’une pièce plus grande (Ahrentzen et Steele, 2009). De plus, les espaces devraient être organisés en zones de stimuli élevés ou faibles (Ahrentzen et Steele, 2009; Brand, 2010; Mostafa, 2014). Par zones de stimuli élevés, il est question, entre autres, d’espaces pour pratiquer des activités physiques. Pour ce qui est des zones de faibles stimuli, des endroits comme une bibliothèque sont mentionnés (Mostafa, 2014).

Puisque plusieurs personnes ayant un TSA bénéficient du soutien d’intervenants, il faut prévoir davantage d’espace dans l’aménagement des pièces. Par exemple, une salle à manger conçue pour quatre personnes ayant un TSA devrait pouvoir accommoder huit personnes si le ratio intervenant/personnes est de 1 pour 1 (Brand, 2010; Harker et King, 2004). À ce sujet, des chercheurs suggèrent que les résidences pour personnes ayant un TSA ne devraient pas accueillir plus de huit personnes (Brand, 2010), voire six selon Ahrentzen et Steele (2009), sinon la qualité de vie de celles-ci pourrait s’en trouver diminuée. Des environnements conçus pour un petit nombre de personnes sont donc à favoriser. De plus, l’espace réservé aux employés ne doit pas être négligé : celui-ci doit être assez grand pour leur permettre de remplir et ranger leurs différents documents, de se retrouver entre eux dans un espace privé à l’écart des résidents, de se reposer, de se ressourcer et de se concentrer sur des tâches demandant un niveau de concentration plus élevé (Ahrentzen et Steele, 2009; Brand, 2010).

Des salles multisensorielles permettant de répondre aux besoins sensoriels des personnes ayant un TSA et de réduire leur anxiété devraient également être installées dans les ressources résidentielles à l’intention de ces personnes (Sánchez, Vázquez et Serrano, 2011). Les salles multisensorielles peuvent être peintes en blanc ou avec des couleurs douces pour produire un effet calmant. On pourrait ajouter la musique, des lumières, et même des textures particulières pour accroître les stimulations sensorielles. De plus, la pièce devrait être insonorisée (Ahrentzen et Steele, 2009).

La façon dont la circulation dans l’espace se fait est aussi très importante. À ce sujet, les corridors sont à éviter puisqu’ils peuvent susciter de l’angoisse chez certaines personnes. Il faudrait donc privilégier des espaces de circulation qui peuvent être, entre autres, des espaces pour s’asseoir et socialiser, pour être seul, pour lire ou pour jouer (Beaver, 2011; Brand, 2010; Mostafa, 2010). Les coins à angle droit représentent un défi pour les personnes ayant un TSA puisqu’ils ne permettent pas de voir qui arrive, ce qui peut produire des interactions potentiellement conflictuelles (Ahrentzen et Steele, 2009; Brand, 2010; Kinnaer, Baumers et Heylighen, 2014; Whitehurst, 2006). Ainsi, des murs courbés sont conseillés. L’aménagement de l’espace doit aussi être fait de manière à maximiser la lumière du jour. C’est pourquoi les chambres et l’espace pour déjeuner devraient être orientés vers l’est, tandis que les espaces pour faire des activités devraient être orientés vers le sud (Brand, 2010).

Les matériaux, textures et couleurs doivent être choisis de façon méticuleuse. Le défi majeur est de trouver le juste milieu entre des matériaux industriels et durables, qui peuvent avoir une allure commerciale, et des matériaux de type domestique qui sont souvent moins résistants (Ahrentzen et Steele, 2009; Harker et King, 2004). Beaver (2006) propose d’utiliser des matériaux peu coûteux, sécuritaires et faciles à réparer plutôt que des matériaux robustes dont l’apparence est souvent peu intéressante et l’entretien plus onéreux. Dans le même ordre d’idées, des matériaux sans produits chimiques devraient être privilégiés (Ahrentzen et Steele, 2009). Par exemple, de la peinture faible en composés organiques volatils (COV), biologiques et non toxiques pourrait être utilisée. Ce type de peinture est durable, facile à nettoyer et réfléchit peu la lumière (Ahrentzen et Steele, 2009).

Les recouvrements de plancher devraient être de couleur foncée et être choisis selon leur capacité à conserver la chaleur et à réduire le bruit. Ceux-ci doivent aussi être faciles à nettoyer et imperméables à l’eau. Puisqu’il répond à tous ces critères, le linoléum est recommandé (Brand, 2010; Whitehurst, 2006). Du tapis, intéressant pour l’insonorisation des pièces, peut aussi être utilisé pour recouvrir les planchers et les escaliers. Dans les escaliers, il est préférable d’utiliser des carrés de tapis puisqu’ils sont plus facilement remplaçables (Ahrentzen et Steele, 2009; Brand, 2010).

Pour ce qui est des fenêtres, il est préférable d’utiliser du verre acoustique pour celles qui font face à la rue afin de réduire les bruits de la circulation automobile. De plus, il est important de conserver l’intimité de la pièce et de contrôler la quantité de lumière qui y entre. Les rideaux sont à éviter, car ils sont souvent trop stimulants et peuvent être décrochés facilement par les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme. Des stores peuvent être utilisés, mais ceux-ci devraient idéalement être installés entre les couches de verres des fenêtres, afin de prévenir les bris ou autres incidents. De plus, cette précaution permet de réduire la quantité de poussière et les odeurs, en plus d’augmenter la longévité du produit (Ahrentzen et Steele, 2009; Beaver, 2006; Brand, 2010).

Les dispositifs permettant d’assurer la sécurité des résidents sont aussi fort importants. À ce sujet, Brand (2010) propose d’installer des technologies d’assistance intégrées dans l’environnement afin de permettre au personnel de surveiller les résidents à distance et avec discrétion. Par exemple, des détecteurs de mouvements pourraient être installés dans les chambres au besoin (Ahrentzen et Steele, 2009).

Le chauffage, la ventilation et la climatisation sont des dimensions qui doivent être considérées et adaptées aux préférences individuelles.

Par exemple, on pourrait installer une ventilation ou une climatisation d’appoint dans la chambre d’une personne qui souffrirait de la chaleur. De plus, les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation doivent se retrouver dans un endroit insonorisé, et ce, particulièrement lorsqu’ils se retrouvent dans les salles de bain ou la cuisine où le bruit causé par le système de plomberie peut être important (Mostafa, 2010).

L’éclairage est un aspect très important à prendre en compte. À cet effet, l’utilisation de gradateurs est recommandée, non seulement pour permettre la création de différentes ambiances, mais aussi pour faciliter les réglages adaptés aux sensibilités visuelles des résidents (Ahrentzen et Steele, 2009; Beaver, 2006; Brand et Gheerawo, 2010; Sánchez et coll., 2011). Bien qu’il soit recommandé d’utiliser la lumière naturelle, il faut s’assurer que le soleil n’entre pas dans les pièces de manière à éblouir les résidents ou à créer des contrastes excessifs d’ombre et de lumière pouvant générer de la confusion, de l’anxiété et de la distraction (Sánchez et coll., 2011). Idéalement, les fenêtres devraient être situées de manière à permettre à la lumière d’entrer de façon diffuse (Sánchez et coll., 2011). L’utilisation de puits de lumière et de fenêtres hautes est aussi recommandée (Brand, 2010). De plus, les luminaires de type fluorescent comme les néons doivent être évités (Beaver, 2006; Sánchez et coll., 2011) puisqu’ils peuvent susciter une stimulation excessive chez les personnes ayant un TSA.

Les propriétés acoustiques des matériaux doivent être considérées avec minutie. À cet égard, il peut être insuffisant de se fier aux normes de construction habituelles concernant l’acoustique lors de la construction d’environnements destinés principalement à des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme (Brand, 2010; Kinnaer, Baumers et Heylighen, 2014). Le contrôle de l’acoustique d’une pièce doit permettre de minimiser le bruit, l’écho et la réverbération, et de s’ajuster selon le niveau de concentration demandé pour réaliser une activité ainsi que selon les aptitudes et les particularités des personnes (Mostafa, 2014). Dans ce but, il est préférable de construire des bâtiments isolés les uns des autres pour minimiser la transmission des bruits. De plus, la construction de bâtiments à un seul niveau ou de plain-pied est préférable pour minimiser le bruit et prévenir les risques de chutes associés aux escaliers (Brand, 2010). Il est aussi suggéré d’améliorer l’acoustique d’un bâtiment en utilisant, entre autres, des plafonds suspendus et des matériaux absorbants comme des carreaux de fibres avec de bonnes propriétés (Beaver, 2006; Brand, 2010). Les tapis antidérapants sont aussi utiles pour amortir le bruit (Brand, 2010). Recouvrir les toits de gazon pour limiter l’impact de la pluie et épaissir les murs peuvent aussi être des options à envisager (Humphreys, 2011).

L’aménagement extérieur doit être pensé de façon à ce que les personnes ayant un TSA accèdent à des occasions d’apprentissage intéressantes, tout en leur permettant d’avoir du plaisir. Selon Sachs et Vincenta (2011), l’aménagement de la cour arrière doit se faire en considérant cet espace comme une extension du bâtiment, et donc, répondant aux mêmes normes de sécurité. La cour extérieure représente un endroit idéal pour offrir aux résidents des possibilités de faire de l’exercice et combler leurs besoins sensoriels, par exemple en installant un trampoline (Lowe, Gaudion, McGinley et Kew, 2014; Mostafa, 2010; Sachs et Vincenta, 2011). Les jardins sont aussi souvent appréciés par les personnes ayant un TSA (Mostafa, 2010; Sánchez et coll., 2011). Ceux-ci peuvent favoriser la socialisation, faciliter le développement d’aptitudes psychomotrices (Mostafa, 2010; Sachs et Vincenta, 2011). Il est important de penser à des aménagements extérieurs qui permettent aux personnes d’accéder à un espace calme lorsqu’elles vivent des émotions trop intenses ou lorsqu’elles veulent seulement observer les autres (par exemple un tunnel en bambou, un arbre permettant de se cacher, un petit mur avec des trous pour observer ce qui se passe aux alentours ou un hamac) (Sachs et Vincenta, 2011).

Puisque plusieurs personnes ayant un TSA sont sensibles aux bruits, l’emplacement est une dimension importante à considérer dans la construction d’un bâtiment. L’endroit idéal serait dans un quartier tranquille et loin du trafic, des voies ferrées, de l’aéroport ou d’un centre commercial très achalandé (Sachs et Vincenta, 2011). L’accès au transport public à proximité est aussi un aspect à considérer puisque beaucoup de résidents plus autonomes n’ont pas de permis de conduire ou de voitures (Ahrentzen et Steele, 2009). De plus, si possible, il faut éviter la proximité d’autres bâtiments permettant au voisinage d’observer les résidents. De plus, le style du bâtiment doit s’harmoniser avec le quartier. En dernier lieu, les endroits où des chantiers de construction sont prévus doivent être évités. En effet, un quartier bien établi où aucun changement à l’environnement n’est prévu est préférable (Brand, 2010). On suppose qu’un tel quartier sera plus calme et donc plus adapté aux personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme.

DISCUSSIONS

Cette recension fait état de certaines recommandations qui peuvent être mises en place pour rendre plus agréable et adapté l’environnement dans lequel vivent des personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme. Cette recension n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais elle permet de prendre des décisions plus éclairées lors de la construction de résidences pour ces personnes ou encore pour améliorer l’environnement physique dans lequel vit une personne ayant un TSA. Que ce soit de choisir des plafonds suspendus pour absorber le bruit ou encore d’installer des puits de lumière pour favoriser l’entrée de la lumière naturelle, ces recommandations ont le potentiel d’augmenter la qualité de vie de ces personnes (Brand, 2010). De plus, l’environnement dans lequel vit une personne ayant un TSA peut avoir un impact important sur sa santé et son bien-être (Brand, 2010). En fait, si l’environnement est bien adapté aux particularités de la personne, la motivation, la confiance et l’estime de soi de cette dernière peuvent être améliorées. Il est donc évident que ces recommandations peuvent avoir un impact énorme sur les personnes autistes.

Les recommandations présentées ici ont aussi donné lieu à la tenue d’un groupe de discussion avec des parents de personnes ayant un TSA. Le but était de voir si ces recommandations semblaient adaptées à leurs enfants. Il en est ressorti que les recommandations paraissent plus adaptées aux personnes ayant des difficultés plus importantes. Par contre, certaines d’entre elles s’avèrent particulièrement intéressantes pour l’ensemble de la population ayant un TSA. Par exemple, il est évident que ce ne sont pas toutes ces personnes qui ont besoin d’être accompagnées selon un ratio de 1 pour 1 et que les environnements conçus pour des autistes asperger, par exemple, n’ont pas à être pensés en fonction de ce ratio. Par contre, toutes les personnes ayant un TSA, peu importe le degré, peuvent bénéficier de la solidité et de la durabilité des matériaux présents dans leur environnement. De plus, les personnes ayant un trouble du spectre de l’autisme peuvent bénéficier de l’aménagement de leur espace, parce que leurs préférences individuelles sont mieux prises en compte, que l’environnement permet de limiter les imprévus et les stimulations excessives ou qu’il fournisse des occasions de combler leurs besoins sensoriels particuliers, notamment.

En terminant, cette recension se concentre sur les aspects physiques de l’environnement d’une personne ayant un trouble du spectre de l’autisme. Par contre, il serait intéressant de réfléchir, en particulier, aux recommandations liées à l’environnement social afin de favoriser l’inclusion de ces personnes dans leur quartier. Pour ce faire, il faut éviter de les séparer davantage du reste de la population et plutôt tenter de créer des occasions de rencontre et de partage avec leurs voisins.

CONCLUSION

Pour conclure, il ne faut pas perdre de vue que la priorité dans l’aménagement d’environnements pour les personnes ayant un TSA est celle de créer des espaces confortables, cohérents, sécuritaires et accueillants pour que celles-ci puissent jouir d’une vie active dans leur communauté. Ces nombreuses recommandations doivent être perçues comme des balises, sans perdre de vue que les espaces doivent être adaptés pour convenir au plus grand nombre de résidents possibles. Il semble impossible de créer un design qui conviendra parfaitement à chaque individu; mais s’inspirer des recommandations recensées apparaît tout de même comme un excellent point de départ dans la construction d’environnements accueillants pour les personnes vivant avec un trouble du spectre de l’autisme.

SOURCES

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Brand, A. (2010). Living in the Community; Housing Design for Adults with Autism, The Helen Hamlyn Centre for Design, The Royal College of Art, London.

Harker, M., & King, N. (2004). Tomorrow's Big Problem: Housing Options for People with Autism: a Guide for Service Commissioners, Providers and Families: National Autistic Society.

Humphreys, S. (2011). Architecture et autisme. Link, 55, 9-13. Repéré à http:// www.autismeurope.org/files/files/link-autism-55-fr.pdf

Kinnaer, M., Baumers, S. et Heylighen, A. (2014). How do People with Autism (Like to) Live? Inclusive Designing, 175-185. doi: 10.1007/978-3-319-05095-9-16

Lowe, C., Gaudion, K., McGinley, C. et Kew, A. (2014). Designing living environments with adults with autism. Tizard Learning Disability Review, 19(2), 63-72. doi:10.1108/TLDR-01-2013-0002

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Mostafa, M. (2010). Housing adaptation for adults with autistic disorder. Open house international, 35(1), 37-48.

Mostafa, M. (2014). Architecture for Autism: Autism ASPECTSS™ in School Design. International Journal of Architectural Research: ArchNet-IJAR, 8(1), 143-158.

Sachs, N., et Vincenta, T. (2011). Outdoor Environments for Children with Autism and Special Need. Implications, 9(1).

Sánchez, P. A., Vázquez, F. S. et Serrano, L. A. (2011). Autism and the built environment: INTECH Open Access Publisher.

Whitehurst, T. (2006). The impact of building design on children with autistic spectrum disorders. Good Autism Practice, 7(1), 31-38.

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