Observatoire québécois du loisir
Observatoire québécois du loisir (OQL)
AQLP Express - 2 avril 2014

 

L'Alliance québécoise du loisir public en plein essor après cinq ans
L'importance du milieu communautaire mis à la lumière du jour
Un réseau international de bibliothécaires à vélo
L'OMT publie un Rapport global sur l'industrie des congrès
Le vent qui fait bouger les Inuits
20e Conférence nationale de Solidarité rurale du Québec - 225 leaders s'y sont donné rendez-vous pour réfléchir à la ruralité
Débat des chefs : l'avenir du Québec sans les jeunes?
Garder la forme et s'amuser en famille


 

L'Alliance québécoise du loisir public en plein essor après cinq ans

L'idée de mettre en commun des services pour faire des économies est toujours séduisante, mais sa mise en œuvre est remplie d'embûches. La gestation de l'Alliance québécoise du loisir public (AQLP) n'a pas échappé à la règle, mais l'idée était sûrement bonne car force est de constater que, après cinq ans d'existence, l'organisme se porte bien, est en pleine croissance, et qu'aucun des trois partenaires qui la composent ne reviendrait en arrière.

C'est en 2008 qu'a germé le projet, à l'initiative de Denis Servais, président de l'Association québécoise du loisir municipal (AQLM). L'idée était dans l'air depuis quelque temps à l'AQLM, car un certain nombre de ses membres étaient aussi membres de l'Association québécoise des arénas et des installations récréatives et sportives (AQAIRS) ou de l'Association des responsables aquatiques du Québec (ARAQ), ce qui pouvait engendrer un dédoublement de services. Et il y avait une communauté d'intérêts pour les trois associations, le principal étant l'intervention au niveau municipal.

L'idée plut à Gilles St-Louis, président de l'AQAIRS, et à Normand Angers, président de l'ARAQ, ce qui ouvrait la voie à de sérieuses discussions. Mario Chamberland, directeur général de Sport-Loisir Montérégie, contribua grandement à rapprocher les parties pour qu'elles en arrivent à une entente. Pierre Morin, consultant en loisir, qui avait déjà œuvré à la fin des années 1990 à la fusion de l'Association québécoise des directeurs et des directrices du loisir municipal (AQDLM) et du Regroupement québécois du loisir municipal (RQLM), fusion qui avait donné naissance à l'AQLM, joua aussi un rôle important dans les négociations.

Car chaque association avait ses particularités distinctives et tenait à son autonomie. De plus, les services variaient en qualité et en professionnalisme, et les représentants de chacune n'étaient pas unanimes sur les services à regrouper. Le processus a été relativement long, s'étirant sur près d'un an : il fallait déterminer les valeurs communes, faire des analyses stratégiques, élaborer des règlements généraux et préparer un premier plan d'action, assorti d'un budget initial. Tout s'est déroulé dans le respect de l'autonomie de chaque organisation et les trois conseils d'administration furent associés étroitement à la démarche. En définitive, deux questions majeures se posaient : quelle contribution l'AQLP apporterait-elle à leur fonctionnement et à leur développement, et quel allait être le type de regroupement?

Un regroupement de partenaires

On s'est rapidement entendu pour écarter toute fusion. Il n'était pas non plus question de « fédération » au sens où on l'entend généralement dans le milieu du sport et du loisir. Non, le modèle devait s'apparenter davantage à la « coopérative de services », mais, juridiquement parlant, on ne pouvait satisfaire aux conditions de création d'une coopérative. On a donc choisi le modèle corporatif courant d'OSBL, tout en convenant que le nouvel organisme serait davantage un regroupement de « partenaires » qu'une association ouverte à une pluralité de membres. Les services, dans un premier temps, se situeraient surtout au niveau purement administratif (gestion comptable, registre des membres, procédure d'inscription aux activités), mais il n'était pas du tout exclus que l'on en vienne à partager des services d'animation.

L'AQLP a été enregistrée le 6 octobre 2008 à titre de « personne morale sans but lucratif »,  assujettie à la troisième partie de la Loi sur les compagnies. Le premier président en a été Gaston Boisvert, représentant de l'AQAIRS, qui a su insuffler au conseil d'administration un dynamisme certain et implanter un esprit d'étroite collaboration en toute rigueur.

Composé de deux représentants de chacune des trois associations et d'une personne cooptée, le conseil d'administration procéda à l'embauche d'un directeur général, Luc Toupin, dont le mandat serait, outre les responsabilités administratives d'usage, de « voir au développement de chacun des organismes en assurant la gestion efficiente des ressources et en participant au soutien de la vie démocratique ». M. Toupin entra en fonction le 16 février 2009.

L'AQLP établit son siège social au Stade olympique, où elle pourrait bénéficier des services du Regroupement Loisir et Sport du Québec et mettre à profit une proximité avec de nombreux organismes nationaux de sport et de loisir. Par ailleurs, le conseil mit sur pied une « commission des services aux membres » pour examiner les possibilités de développement et d'intégration de services.

Un an après sa création, l'AQLP lançait un bulletin, l'AQLP-Express, grâce à la collaboration de l'Observatoire québécois du loisir. Le premier numéro parut le 18 novembre 2009. Les membres des trois associations partenaires allaient ainsi recevoir par courriel chaque semaine, sauf durant l'été, ce bulletin électronique rempli d'informations sur le loisir public partout au Québec.

Un service de formation intégré

Entre-temps, le conseil d'administration avait décidé d'ouvrir les activités de formation de chaque partenaire aux membres des deux autres pour 2009-2010, mais il résolut d'aller plus loin pour 2010-2011 en regroupant les trois programmes de formation. Il n'y aurait désormais qu'un seul calendrier. Cette initiative permettait de standardiser les procédures d'inscription et d'assurer une meilleure diffusion des activités de formation. Chaque association aurait à soumettre les besoins de ses propres membres à l'AQLP pour la préparation du calendrier et à s'assurer que ses activités de formation s'y retrouvent. 

Le premier calendrier de formation intégré parut en août 2010, offrant toutes les formations des trois partenaires, mais aussi d'autres organismes comme l'Institut québécois de sécurité dans les aires de jeux (IQSAJ) et celles du programme OPTER. L'inscription à toutes les activités de formation se ferait en ligne. La mise en commun des ressources en formation permit aussi à l'AQLP d'offrir aux régions des formations à la carte.

L'AQLP obtint un certificat d'agrément comme organisme formateur selon la Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d'œuvre, ce qui permettait aux gens qui s'inscriraient aux activités de formation d'être admissibles à un remboursement de leurs frais de participation.

Le premier bilan annuel de la formation AQLP faisait état de neuf formations ayant attiré 458 personnes, de huit formations à la carte organisées dans diverses régions et de 12 formateurs agréés par Emploi-Québec.

Développement d'un service commercial

C'est aussi en août 2010 que l'AQLP inaugura son site Internet, alors qu'elle s'affairait par ailleurs à consolider la gestion administrative des trois associations partenaires, notamment au moyen d'une nouvelle procédure comptable et d'un nouveau processus de gestion des adhésions. L'AQLP prit également le relais de l'AQAIRS dans le dossier de la promotion de l'efficacité énergétique dans les arénas en offrant les services de deux ingénieurs aptes à conseiller et à accompagner les gestionnaires dans leurs initiatives d'économie d'énergie.

Par ailleurs, l'AQLP entreprit une étude de marketing pour évaluer l'ensemble des produits commerciaux des trois partenaires. Cette étude fut le point de départ du développement d'un véritable service commercial, lequel fut le dossier majeur en 2010-2011. L'AQLP mit au point un formulaire d'adhésion commun pour tous les membres affaires ou commerciaux de chacun des partenaires, et elle leur offrit la possibilité d'adhérer aux trois associations d'un bloc à moindre coût pour bénéficier de davantage de services. Elle conçut également un répertoire de fournisseurs selon un nouveau système de classification et engagea un conseiller aux ventes, chargé de tout l'aspect commercial des activités de chaque partenaire.

Après deux ans de mise en œuvre, on peut dire que ce service a largement profité aux trois partenaires : augmentation du nombre de membres affaires ou commerciaux, augmentation des ventes de publicité dans leurs périodiques, meilleure gestion des ventes d'espaces aux « salons des exposants » des congrès annuels pour ne mentionner que ces trois retombées.

Croissance et avantages financiers

En 2013, l'AQLP a ajouté une corde à son arc en prenant la responsabilité de piloter le projet Espaces, financé par Québec en Forme. Ce projet lui a permis d'accroître ses ressources et favorisera la promotion et le développement des trois partenaires dans toutes les régions du Québec.

Aujourd'hui, l'AQLP est un organisme qui totalise, pour l'ensemble de ses trois associations partenaires, plus de 2300 membres de diverses catégories. Ces membres représentent 318 municipalités, une trentaine d'organismes ou institutions et plus d'une centaine d'entreprises. L'AQLP a neuf employés à temps plein et a recours aux services réguliers de plusieurs pigistes professionnels. Le budget, qui était initialement de quelque 120 000 $ en 2009-2010, est passé à plus de 485 000 $ pour 2013-2014.

Preuve a été faite que l'on pouvait obtenir plus de services pour moins cher. Même que les trois partenaires peuvent s'enrichir en vertu d'une clause de l'entente initiale, qui prévoyait une ristourne en cas de surplus budgétaire. Ce fut le cas au cours des trois dernières années.

Quelques mots des trois présidents

Gaston Boisvert, président de l'AQAIRS

« La création de l'AQLP a permis à l'AQAIRS d'augmenter ses services aux membres de façon très significative. De plus, elle regroupe un ensemble d'intervenants importants dans le domaine du loisir au Québec, ce qui favorise une concertation profitable aux populations que nous desservons. »

Charles Pagé, président de l'AQLM

« Pour l'AQLM, l'AQLP est une belle initiative qui a permis à notre association d'être ce qu'elle est aujourd'hui en se développant avec ses partenaires. Nous partageons nos expertises, et l'ensemble des membres des trois associations bénéficient  des forces de chacune. Avec le recul, je ne vois pas comment nous pourrions retourner en arrière. »

Normand Angers, président de l'ARAQ

« Pour l'ARAQ, l'AQLP c'est une alliance avec deux partenaires qui ont des intérêts communs avec notre champ d'expertise. Nous avons tous les trois à cœur d'offrir des activités récréatives et sportives de qualité dans un environnement sécuritaire. En plus de partager des services corporatifs, notre union nous permet d'avoir une plus grande influence sur les instances gouvernementales qui régissent les sports et les activités récréatives. C'est avec enthousiasme que le CA de l'ARAQ a renouvelé en 2013 l'entente de partenariat avec l'AQAIRS et l'AQLM. »

Source : AQLP

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 L'importance du milieu communautaire mis à la lumière du jour

La Corporation de développement communautaire de Trois-Rivières (CDC-3R) a dévoilé les résultats d'une importante étude menée en 2013 auprès d'une soixante d'organismes de la région. L'étude, qui révélait leurs impacts socio-économiques sur le territoire, a notamment démontré que le milieu communautaire se veut l'un des plus gros employeurs et qu'il rejoint plus de 130 000 citoyens.

Autres Nouvelles

 «Nous avons sortis les données les plus parlantes que nous voulions communiquer le plus rapidement. Parmi les résultats intéressants est ressortis que 1485 travailleuses et travailleurs oeuvrent auprès d'un organisme communautaire trifluvien, ce qui en fait l'un des plus gros employeurs de la région. Au total, il s'agit d'une masse salariale de 26 626 875$ ayant des retombées directes dans la Ville de Trois-Rivières», lance d'entrée de jeu Marie-Claude Camirand, agente de communication et de développement au CDC-3R.

Des 1485 travailleurs, 78,8% sont des femmes.

Les organismes communautaires aident, entraident et offrent de la sensibilisation, de la promotion et de la prévention. Elles couvrent énormément de besoins aux services des citoyens.

«Un nombre de 130 847 hommes, femmes et enfants est desservi par les divers services des 120 organismes communautaires du territoire. Plus de 8 000 personnes s'impliquent bénévolement dans les organismes et les aident à réaliser leur mission, ce qui représente 315 000 heures de bénévolat par année», ajoute Mme Camirand.

Participation de l'UQTR

«L'étude s'est échelonnée sur un an. Nous nous sommes basés sur des portraits qui ont déjà été faits ailleurs et ce qui était pertinent de sonder à Trois-Rivières. Nous avons donc approché 60 organismes, membres ou non membres. Il était important pour l'UQTR et pour le département d'études en loisir, culture et tourisme de collaborer à cette initiative qui met de l'avant le rôle et la contribution des organismes communautaires, dans la qualité de vie des individus et dans la communauté», ajoute Julie Fortier, professeur au département d'études en loisir, culture et tourisme à l'UQTR.

Consulter l'étude complète

Pour en connaître davantage sur le milieu communautaire ou pour consulter l'étude, la CDC-TR invite la population à consulter son site web au www.cdc3r.org

Source : Hebdo Journal

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 Un réseau international de bibliothécaires à vélo

Passionnés par la défense des livres et des lieux qui permettent de les découvrir, des bibliothécaires ont adopté le vélo pour se déplacer en groupe et se rendre à des “non-conférences”, c'est à dire à des moments d'échange ouverts à tous sur leur thème de prédilection : la sauvegarde et le développement des bibliothèques.

Depuis 2011 le réseau Cycling for Libraries organise régulièrement des voyages à vélo, qui sont l'occasion pour les participants d'échanger de façon informelle sur l'avenir des bibliothèques, tout en attirant l'attention des médias et des passants sur leur message.

Cette année ce sont les bibliothécaires français qui organisent cette saga à vélo. Rebaptisée “Cyclo-biblio”, celle-ci mènera les bibliophiles de Montpellier à Lyon (du 6 au 14 août). Ils y délivreront, en cours de route, leur message à tous ceux qu'ils auront l'occasion de croiser.

Ce n'est pas une compétition sportive. Les distances journalières sont raisonnables pour toute personne en bonne condition physique, dotée d'un vélo ordinaire (mais en bon état de marche !).

Nous ne pouvons résister à partager avec vous cette réflexion des organisateurs:

La randonnée à vélo, en particulier sur une longue distance, surpasse le golf en tant que moyen privilégié de réseautage pour les professionnels d'aujourd'hui selon The Economist dans son numéro du 26 avril 2013. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, le vélo pratiqué en groupe encourage l'esprit d'équipe alors que le golf est plus compétitif. La randonnée sur longue distance permet également de soulager le stress tout en se concentrant sur l'essentiel. En roulant en groupe, les cyclistes travaillent en équipe, ils assurent le relais à tour de rôle, ce qui demande plus de travail mais profite à tout le monde, toujours selon The Economist.

Ceci n'est pas sans rappeler ce que fait l'asbl Dynamobile en Belgique depuis plus de 10 ans : une randonnée à vélo plaisante tout en diffusant un message fort. Ce message passerait-il mieux via le vélo que dans un bus ou un convoi de véhicules ? Nous en sommes persuadés !

Source : Carfree.fr

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L'OMT publie un Rapport global sur l'industrie des congrès

L'industrie des congrès constitue l'un des grands piliers du tourisme. Le Rapport global sur l'industrie des congrès que vient de publier l'OMT présente d'une part une vue d'ensemble des principaux défis que les destinations doivent relever pour assurer la compétitivité du secteur et d'autre part des études de cas relevées dans le monde entier.

Dans le contexte d'une mondialisation croissante et d'une expansion soutenue du tourisme, l'importance de l'industrie des congrès ne peut que continuer de monter en puissance. Ce segment est aussi extrêmement bénéfique pour l'économie au sens large car il génère habituellement des niveaux de dépenses élevés, il réduit la saisonnalité, il contribue à la régénération des destinations, il diffuse le savoir et il renforce l'innovation et la créativité.

« Ce rapport montre que la collaboration et les partenariats public-privé sont essentiels pour pénétrer ce marché précieux et en exploiter les nombreux avantages » a affirmé le Secrétaire général de l'OMT, Taleb Rifai, lors de la présentation du rapport. « Depuis plus de dix ans, l'industrie des congrès fait l'objet d'études systématiques de l'OMT qui s'est penchée notamment sur la définition de sa portée et la méthodologie à suivre pour en mesurer la contribution économique » a-t-il ajouté.

Le Rapport global sur l'industrie des congrès s'appuie sur ces résultats et propose une approche pragmatique faisant une large part au marketing, à la valeur ajoutée des événements ainsi qu'aux exemples pratiques et aux études de cas provenant des Amériques, d'Asie et d'Europe.

Le rapport constitue le septième volume des Rapports des Membres affiliés de l'OMT qui analysent des domaines critiques pour le secteur touristique dans le contexte de la collaboration et des partenariats public-privé. L'étude a été élaborée avec le concours des organismes suivantes : Meetings Professionals International (MPI), International Congress and Convention Association (ICCA), Asociación de Palacios de Congresos de España (APCE), Asociación de Ferias Españolas (AFE), Organización Profesional de Congresos (OPC), Association of Spanish Destination Management Companies (DMCs Spain) et Society of Incentive & Travel Executives (SITE).

Télécharger le rapport : http://platma.org/publications

Source: Organisation Mondiale du Tourisme

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Le vent qui fait bouger les Inuits

Comment tirer avantage des huit longs mois d'hiver et de la glace à perte de vue dans le Grand Nord? La réponse passe en partie par le ski cerf-volant, selon l'administration régionale Kativik qui cherche à favoriser les saines habitudes de vie et à créer des emplois durables dans ce coin reculé.

Dans le village le plus septentrional du Québec, une faible neige est balayée par les vents du nord qui soufflent à plus de 40 km/h. La neige est tombée toute la nuit et 15 cm de poudreuse compactée par le vent couvrent la baie. Des formes bleues, rouges, vertes, blanches et jaunes parcourent la baie d'Ivujivik. En regardant de plus près, on aperçoit des skieurs tractés par des cerfs-volants de toutes les couleurs. Une vue spectaculaire pour les curieux villageois qui ne connaissaient pas ce qu'était le ski cerf-volant quelques heures auparavant.

Ils devront s'y faire, car quand on commence à faire du ski cerf-volant, ça change complètement la façon de voir le monde. Chaque fois que le vent souffle, les connexions dans le cerveau réagissent différemment, et la seule chose qui importe est de savoir s'il vente assez fort pour se faire tracter sur des skis. Ça m'arrive chaque fois qu'une brise souffle sur ma joue et je suis toujours impressionné de voir à quelle vitesse les néophytes deviennent accros à ce sport haut en couleur. « C'est tellement le fun, que je ne veux plus jamais gaspiller de belles journées de vent », témoigne Aulla Quannaluk, cinq jours après sa première session de ski cerf-volant. Et il n'est pas le seul : depuis 2006, plus de 1 500 personnes ont été initiées à la pratique du ski cerf-volant dans 15 communautés du Nunavik et du Nunavut. Avec un territoire immense pour pratiquer ce sport, pas surprenant que les deux premiers mots que j'ai appris en Inuktitut ont été  alianattuk (avoir du plaisir) et anuri (vent).

J'ai rencontré Aulla en avril dernier lorsque je lui ai enseigné le ski cerf-volant à Ivujivik. J'avais toujours voulu aller dans le Nord, mais avec les prix exorbitants du transport, je n'en avais jamais eu l'opportunité. Quand l'occasion s'est présentée, c'était ma chance de réaliser un rêve : découvrir la légendaire culture inuite, tout en partageant mes connaissances sur un sport... dans le vent!

Le vélo des neiges

Le programme de ski cerf-volant dans le Nord a pris forme dans la tête de Guy Laflamme en 2001. La première fois qu'il a essayé un Paraskiflex, une voile de conception québécoise, il a été déconcerté de voir à quel point c'était facile à manœuvrer. « C'est comme un vélo des neiges. Ça prend moins de 30 minutes à contrôler. Tous les Inuits devraient en avoir un », avait-il songé à l'époque. Mais Guy n'avait jamais été dans le Nord. C'était simplement une idée qui venait de germer. Il a alors entrepris de se faire quelques contacts dans les communautés nordiques dans le but de lancer un projet pilote. Six ans plus tard, ses efforts sont récompensés : avec l'aide d'un professeur à Kangirsuk, Guy Laflamme a réalisé un programme d'initiation d'une semaine au ski cerf-volant. « C'était alors comme si le cirque débarquait en ville! » se rappelle-t-il.

À Kangirsuk, l'équipe de Guy Laflamme avait entendu parler que la corporation Makivik, qui administre les fonds provenant des revendications territoriales dans le Nord, tiendrait sa rencontre annuelle plus tard le même mois. Une occasion en or pour présenter le programme de ski cerf-volant à tous les maires du Nunavik et du Nunavut en plaidant l'excellente opportunité de faire bouger les jeunes tout en leur faisant découvrir leur territoire. Quelques semaines plus tard, il partait pour Igloolik avec son équipe.

« Après notre première semaine de ski à Igloolik, on a ramassé l'équipement pour rentrer à la maison. Les Inuits nous ont dit : “C'est la journée la plus triste”. Ça n'avait pas de sens d'aller les exciter avec un nouveau sport, les former et de finalement partir avec tout l'équipement », explique Guy Laflamme. Pour que le projet soit durable, les communautés souhaitant lancer le programme doivent maintenant investir dans l'achat d'équipements complets. À Ivujuvik par exemple, la communauté a acheté 12 voiles de grandeurs différentes et plusieurs paires de skis et de bottes. L'équipement peut ainsi être utilisé par toute la communauté. Puis, une équipe d'instructeurs vient former un maximum de gens intéressés. « Le ski cerf-volant attise la curiosité. Parfois, plus de 30 personnes veulent se faire former par jour! », dit Guy Laflamme.

Et les Inuit apprennent rapidement : traditionnellement, ils ont toujours appris par imitation. Même si la majorité d'entre eux n'ont jamais skié ou manié un cerf-volant, ils filent à toute allure sur la neige, le sourire aux lèvres… après seulement 30 minutes.

Le programme des sourires arctiques

En fait, le nom initial du programme était The Arctic Smile Program : « Quand les jeunes manient le cerf-volant pour la première fois, et qu'ils réalisent à quel point c'est facile de voler, un gros sourire jaillit. Et quand ils commencent à skier, ils ne veulent plus s'arrêter. Il faut presque leur enlever le cerf-volant des mains pour pouvoir enseigner à quelqu'un d'autre! Le but du programme est d'amener les jeunes à faire des activités de plein air. C'est bon pour la santé et c'est bon pour le moral », soutient Guy Laflamme, l'initiateur du programme qui a été rebaptisé Arctic Wind Riders (AWR).

Pour Aulla Quannaluk, le ski cerf-volant est aussi synonyme de liberté : « C'est exaltant. C'est excitant. Quand je fais du ski cerf-volant, je suis pleinement éveillé, car mes muscles et mon cerveau fonctionnent à toute allure. C'est une excellente façon de repousser ses limites. Quand je suis dans la baie, je fais de l'exercice et je respire de l'air frais. Ça me fait du bien et ça me garde à distance des activités négatives ». Taalia Saanaq Nauya, une jeune mère de 21 ans, pense la même chose : « Ça transforme mon énergie négative en énergie positive. Je n'aimais pas le vent avant, mais maintenant, c'est mon ami. Ça me donne de l'énergie ».

L'administration régionale Kativik prend le relais

Avec les années, le programme est devenu tellement intéressant, que l'administration régionale Kativik (ARK) a décidé d'investir dans un projet pilote en 2011. « Le sport prenait de l'ampleur et plusieurs communautés demandaient des formations », explique Nancianne Grey, la directrice du service des loisirs de l'ARK. Depuis ses débuts, l'objectif principal du programme est de former des instructeurs afin d'assurer la survie de cette passion. Lors de la visite d'instructeurs du « Sud », de jeunes leaders sont identifiés et formés pour devenir instructeurs à leur tour. Ainsi, le ski cerf-volant devient plus qu'un passe-temps; c'est aussi un emploi saisonnier de rêve. Selon Guy Laflamme, « ce programme aide les jeunes à devenir des meneurs et favorise l'implication sociale dans leurs communautés. Même si ce sont des emplois saisonniers, les jeunes apprennent des compétences recherchées qui sont transférables à d'autres activités. Par la suite, ils pourraient créer leur propre emploi à plein temps, en enseignant le ski cerf-volant en hiver, et le kayak ou le vélo de montagne en été par exemple. »

D'abord supporté par des commanditaires comme le transporteur aérien First Air, le programme est aujourd'hui entièrement géré par l'ARK. Sur le terrain, deux emplois d'instructeur sont créés dans chaque communauté afin que le sport prenne racine. Le projet pilote, qui a commencé avec cinq communautés en 2011 (Kuujjuaq, Quartaq, Kangirsujuaq, Kangirsuk et Puvirnituq) est devenu une année plus tard, le « Programme de ski cerf-volant du Nunavik » en prenant de l'expansion dans les communautés de Georges River et d'Ivujivik. Sept des 14 communautés du Nunavik ont maintenant des clubs de ski cerf-volant!

Mais le sport doit être pris en charge par les communautés pour assurer sa survie. La source principale de financement, qui provient du Programme pour des collectivités plus sûres géré par la corporation Makivik, a été renouvelée pour 2014, mais rien ne garantit le financement pour les années à venir. Ce programme, également connu sous le nom inuit Ungaluk, avait vu le jour dans le but de créer une alternative à la construction d'un centre de détention au Nunavik. Depuis 2007, ce fonds distribue 10 M$ annuellement dans des projets faisant la prévention du crime dans la région. « Lorsque les jeunes sont actifs, ça réduit les incidences de crimes et ça contribue à instaurer de saines habitudes de vie », dit Nancianne Grey. À compter de cette année, les communautés devront fournir des statistiques sur la réduction du crime pour obtenir du financement. « Il y a trop de monde qui veut le même argent! soutient Andrew Epoo, assistant technique du service des loisirs de l'ARK et coordonnateur du programme de ski cerf-volant. Nous avons de la difficulté à convaincre le programme de financer notre projet, car ils ne voient pas d'aspect culturel dans ce sport. De mon côté, j'en vois plusieurs, car les skieurs doivent apprendre à lire le vent et les conditions de glace. Ou tout simplement passer plus de temps dehors! »

Le maire d'Ivujivik, Mattiusi Iyaittuk, qui est également un artiste de renommée internationale, abonde dans le même sens : « Le ski cerf-volant aide les gens de ma communauté à apprendre des choses qu'ils n'apprennent pas à l'école. Sans ces formations, plusieurs personnes ne se rendraient pas sur le territoire ou sur la glace pour apprendre à faire la différence entre un bon endroit et un endroit dangereux pour jouer. Quand tu fais du ski cerf-volant, tu dois utiliser tous tes muscles. Ça rend les gens plus habiles et en santé au lieu de rester assis toute la journée à regarder la télévision ou jouer avec des ordinateurs. Toutes les communautés devraient avoir accès à ce programme! »

Signe de l'aspect culturel du sport nouvellement arrivé dans le Nord, des skieurs inuits ont demandé s'ils pouvaient avoir des voiles complètement blanches pour aller chasser les phoques dans la baie. « Sans motoneige, c'est difficile de se déplacer sur le territoire. Et comme elles coutent très cher, un cerf-volant peut donner la liberté nécessaire aux jeunes pour aller où ils veulent », commente Guy Laflamme.

L'histoire de Michael Petagumskum est un bon exemple du mariage entre le ski cerf-volant et la culture inuite. Résidant à Kuujjuaq, Michael est un fanatique de chasse et de camping. Quand des instructeurs sont venus à son école secondaire en 2012, ils ont présenté des vidéos qui l'ont tout de suite charmé. Depuis, il fait du ski cerf-volant dès qu'il a un moment de libre. « Parcourir le territoire est ce qu'il y a de plus merveilleux à faire dans le Nord. C'est pourquoi j'adore le ski cerf-volant », dit le jeune homme de 18 ans. Il est rapidement devenu un des leaders de son club local. En 2011, il est devenu instructeur et il peut sauter à plus de trois mètres dans les airs!

Des compétitions pour échanger

Pour bâtir et partager les expériences entre les communautés, Arctic Wind Riders a lancé un championnat de ski cerf-volant dans le Nord en 2008. Celui-ci est tenu au Nunavik ou au Nunavut, les skieurs testent leurs habiletés dans des courses en triangle ou de longues distances et des concours de vitesse maximale. En 2012, l'ARK lança le premier championnat de ski cerf-volant du Nunavik à Kangiqsujuaq, où deux skieurs de chaque communauté sont invités à participer. En avril 2103, ils ont répété l'expérience et 16 skieurs provenant de six communautés ont pris part au championnat. « Faire la course avec des compétiteurs du Nunavik a été une expérience extraordinaire », a commenté Michael Petagumskum, qui a terminé 2e en 2012 et 3e en 2013. Pour Aulla Quannaluk, qui avait commencé à faire du ski cerf-volant seulement une semaine avant la compétition, ce fut une opportunité sans pareille d'apprendre de ses pairs. Même si le programme vise à faire bouger les jeunes, tout le monde y trouve son compte. Parlez-en à Lucasssie Turkirqi, 54 ans, de Kangiqsujuaq, qui a fini 4e du lors du championnat de 2013.

Et la suite…

Au final, l'ARK souhaite aider les communautés à devenir autonomes. « Nous voulons maintenant devenir indépendants des instructeurs du Sud », explique Nancianne Grey. Pour l'ARK, c'est le temps de passer à la prochaine étape. Guy Laflamme est du même avis : « Le programme a bien évolué. Il y a maintenant assez de jeunes qui ont l'expertise pour opérer des clubs locaux et les gestionnaires connaissent le potentiel du sport. » Alors, que reste-t-il à faire? « Il y aura toujours du travail à faire pour promouvoir le leadership et l'estime de soi chez les jeunes afin d'assurer la poursuite du programme », ajoute-t-il.

Cet hiver, l'ARK organisera deux formations intensives pour les instructeurs, au lieu de miser sur le grand public, afin qu'ils gagnent en autonomie et qu'ils transmettent leur passion dans leurs communautés respectives. De plus, la tenue d'un championnat a également été confirmée. Après cet hiver, l'ARK aura accompli son but de former des entraineurs compétents, estime Andrew Epoo. « Le projet de ski cerf-volant a initialement été conçu pour intéresser les communautés. Nous voulions les aider à démarrer des clubs afin qu'ils soient gérés localement, et non pas créer une structure régionale. Ça sera le temps pour les communautés de prendre les choses en main », dit-il. Selon ce dernier, il y aura toujours des moyens pour financer un club de ski cerf-volant même sans l'intervention de l'ARK. Depuis qu'il a 13 ans, il fait des demandes de financement de toutes sortes. Il sait où est l'argent et comment faire pour l'obtenir. Il veut maintenant partager ses connaissances avec les communautés pour assurer la survie des clubs locaux.

Des projets fous!

Alors que le programme devient mature, de nouveaux projets voient le jour. Guy Laflamme rêve aujourd'hui d'une expédition de 800 km qu'il souhaite réaliser avec les Inuits. « Je pense à une expédition qui partirait d'Akulivik jusqu'à Kuujjuarapik sur la côte d'Hudson et à une autre de Kangirsuk à Aupaluk sur la côte d'Ungava. Je suis convaincu que l'on pourrait recruter au moins 30 skieurs pour ce genre de voyage ». En 2005, il a participé à une expédition pilote de 500 km avec dix autres skieurs entre Chisasibi et Waskaganish.

Quoi d'autre dans la mire pour les adeptes de ski cerf-volant dans le Grand Nord? Le tourisme. « Imaginez faire un voyage de ski cerf-volant pour se rendre au cratère du Pingaluit à partir de Kangiqsujuaq!  rêve à son tour Andrew Epoo. C'est le genre de projet qui a un fort potentiel de développement touristique. » Andrew Epoo a déjà une idée en tête pour trouver du financement : « Avec la Corporation de développement régional Kativik, un entrepreneur n'a besoin que de 20 % du financement pour sa première année d'opération. Il faut seulement savoir à qui parler et quel formulaire remplir », dit-il.

Lorsque j'y suis passé, j'ai initié 40 personnes au ski cerf-volant sur une population de 360. Du coup, Ivujivik doit faire partie des villes avec un des plus hauts taux de « kiteskieurs » dans le monde, avec 11 % d'initiés!

Source : Espaces

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 20e Conférence nationale de Solidarité rurale du Québec - 225 leaders s'y sont donné rendez-vous pour réfléchir à la ruralité

La 20e Conférence nationale de Solidarité rurale du Québec s'est conclue le 28 mars en présence de 225 leaders du monde rural réunis à La Malbaie sous le thème « Leaders de cœur, territoires en tête. 10 ans pour rassembler, partager, innover ». C'est donc sous l'angle de l'humain au cœur des territoires que les acteurs du monde rural ont eu l'occasion de réfléchir au développement de nos communautés à l'aube de la mise en œuvre de la troisième mouture de la Politique nationale de la ruralité. À travers des conférences et des ateliers, les participants ont pu se familiariser avec de nouveaux outils qui leur permettront de se donner les moyens de préparer leur avenir et d'imaginer autrement leur développement.

Pour Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec, l'événement a permis aux participants de s'outiller pour mieux rassembler, innover et partager. « L'avenir de la ruralité repose sur les épaules des ruraux et de personne d'autre. Cela a toujours été et cela sera toujours. La Politique nationale de la ruralité, qui vient d'être renouvelée pour 10 ans, n'assure pas la vitalité des milieux; elle la supporte. Au cours des derniers jours, nous avons pu être inspirés par des gens qui font la différence dans leur milieu en exerçant un leadership positif, permettant la participation citoyenne et favorisant le développement d'une vision pour leur territoire ».

Des invités de marque

Pour l'occasion, l'événement a compté parmi ses invités de nombreux experts et personnalités, dont Bernard Derome, Gérald Lemoyne, Denis Bourque, Mathilde Lemay, Chloé Manningham, Pierre Baril, Myriam Simard et Michel Adrien. L'animation de l'événement fut confiée à Ariane Émond, journaliste indépendante.

Banquet Ruralia-Desjardins 2014

Pour une troisième année, Solidarité rurale du Québec et le Mouvement Desjardins ont remis le prix Ruralia-Desjardins à trois projets d'initiative citoyenne. C'est Petit-Saguenay 2020 qui a été désigné grand lauréat, méritant ainsi une bourse de 25 000 $. Le second prix, associé à une bourse de 10 000 $, a été remis aux Partenaires 12-18 : Des Raccrocheurs de Jeunes, Des Réveilleurs de Leaders du Centre-du-Québec. Finalement, le projet lauréat du troisième prix, récipiendaire d'une bourse de 5 000 $, est La P'tite École de Lac-Édouard.

Solidarité rurale du Québec tient à souligner l'appui de ses partenaires privilégiés, l'Union des producteurs agricoles et le Mouvement Desjardins, pour la tenue de cette Conférence nationale.

Source : Réseau d'Information Municipale du Québec

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Débat des chefs : l'avenir du Québec sans les jeunes?

Aussi bien lors du premier que du second débat, force est d'admettre que tout ce qui concerne les jeunes du Québec a été remarquablement absent, voire exclu. Lors de ces débats, nous constatons que les partis politiques s'adressent prioritairement à leur segment d'électorat et que les jeunes occupent de moins en moins d'espace dans les échanges. Certes, le Québec vieillit, mais en mettant l'accent principalement sur l'économie et la santé, un risque aux répercussions troublantes plane : celui de construire l'avenir du Québec sans la contribution des jeunes.

Prenons en exemple les 200 000 jeunes qui ne sont ni aux études, ni en emploi, et dont un bon nombre rencontrent des difficultés au plan de l'insertion sociale ou professionnelle. Va-t-on simplement les ignorer? Chaque jeune est important et mérite d'avoir le soutien dont il a besoin afin de prendre sa place dans la société et contribuer à son développement. Le Québec tout entier en ressortira gagnant!

Tout comme la plupart des analystes, nous sommes d'avis que l'accès à l'éducation, le raccrochage scolaire, la conciliation travail-étude-famille, la lutte à la pauvreté, un meilleur partage de la richesse, la protection de l'environnement sont autant de sujets qui touchent et intéressent les jeunes. Ils devraient donc trouver leur place dans les débats. Or, au premier débat, seuls l'éducation et l'environnement ont été abordés. À peine effleurés, en fait. Quant au deuxième débat, on aurait pu croire que les jeunes électeurs, au Québec, n'existent tout simplement pas. Rien, pas un seul mot qui se soit véritablement adressé à eux.

Dans un contexte où, à l'exception de la dernière élection, le vote des 18-24 ans est en baisse depuis 20 ans, nous nous attendions à ce que des efforts soient faits par les partis politiques, ainsi que par les médias, pour soulever des enjeux qui touchent les jeunes. Afin de susciter leur intérêt et, surtout, les inciter à participer en grand nombre au scrutin du 7 avril prochain, en leur rappelant que cette élection les concerne au premier chef.

Nous constatons avec inquiétude le cercle vicieux dans lequel la société se retrouve : le vote des jeunes ayant peu de poids, les partis s'en préoccupent peu, les jeunes votent donc moins, par conséquent les futurs élus négligent davantage les enjeux jeunesse et ainsi de suite. Nous pensons qu'il est essentiel que les jeunes soient considérés comme des interlocuteurs prioritaires, car le Québec de demain ne se construira pas sans eux!

COALITION INTERJEUNES

Les organismes membres de la Coalition Interjeunes sont : le Regroupement des maisons de jeunes du Québec (RMJQ), le Regroupement des Auberges du coeur du Québec (RACQ), le Regroupement des organismes communautaires autonomes jeunesse du Québec (ROCAJQ), le Regroupement des organismes communautaires québécois de lutte au décrochage (ROCQLD) et le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR). Interjeunes représente 350 organismes fréquentés par 370 000 jeunes partout au Québec.

L'action communautaire autonome jeunesse est composée de groupes qui travaillent au quotidien avec des milliers de jeunes en les impliquant dans leur communauté, en les éduquant à une citoyenneté active, en créant des liens entre les générations, en les appuyant et les accompagnant dans leur insertion sociale et économique. Nous croyons qu'il est important de reconnaître l'apport de ces groupes dans le développement social et économique du Québec, et ce, en leur attribuant la place qui leur revient.

Source : Coalition Interjeunes

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Garder la forme et s'amuser en famille

Au même titre que plusieurs individus, les familles s'efforcent elles aussi de maintenir de bonnes habitudes de vie. Toutefois, compte tenu des multiples responsabilités qui incombent aux membres de la famille à la maison, au travail et au sein de la collectivité, il s'avère parfois difficile de trouver du temps pour l'activité physique.

Chaque année, l'organisme Jeunes en forme Canada publie son bulletin sur l'activité physique des enfants et des jeunes, l'objectif de l'organisme étant d'inciter les familles à privilégier l'activité physique au quotidien. Dans le bulletin de 2013, les familles du Canada ont obtenu un C pour leur niveau d'activité physique, ce qui représente une légère progression par rapport à la note de D+ qui prévalait en 2011 et 20121.

En s'intéressant de plus près aux données sur l'activité physique chez les enfants, on constate que la vaste majorité d'entre eux n'atteignent pas le niveau recommandé d'activité physique quotidienne. En 2013, à peine 5 % des jeunes Canadiens de 5 à 17 ans ont satisfait à la recommandation de pratiquer quotidiennement 60 minutes d'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse2. Pourtant, les adultes du Canada sont bien au fait de l'importance de l'activité physique : selon l'Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, 79 % des parents contribuent financièrement aux activités physiques de leurs enfants, et 64 % d'entre eux disent les accompagner souvent ou très souvent à leurs activités physiques et sportives. Toutefois, à peine 37 % des parents déclarent jouer souvent ou très souvent à des jeux actifs avec leurs enfants, tandis que 35 % affirment qu'ils le font parfois et 28 %, rarement ou jamais3.

Même si l'école ou les activités parascolaires sont des occasions de pratiquer diverses activités physiques pour de nombreux enfants, il n'en demeure pas moins que l'exercice en famille comporte des avantages propres. En effet, une étude récente a révélé que plus les parents sont actifs, plus leurs enfants sont susceptibles de l'être aussi4. En tant que modèles de rôle, les parents contribuent à l'apprentissage social de leurs enfants en les incitant à pratiquer l'activité physique, et en leur donnant l'occasion de le faire. En outre, lorsque les parents ont tendance à favoriser l'activité physique à la maison, les enfants sont plus susceptibles d'adopter de saines habitudes et un mode vie actif à l'école et dans leur collectivité.

Dans son rapport, l'organisme Jeunes en forme Canada recommande par ailleurs aux parents d'inciter leurs enfants à jouer à l'extérieur dans le cadre d'activités non structurées. De nos jours, plusieurs parents comptent principalement sur les sports organisés et les activités récréatives structurées pour favoriser l'activité physique chez leurs enfants. Cependant, les activités physiques non structurées en famille et entre amis (comme le vélo, le hockey de rue ou les promenades à pied dans le quartier) contribuent au sain développement de l'enfant. À titre d'exemple, courir et grimper sont des activités qui développent la force musculaire, l'endurance et la motricité, mais qui stimulent également le développement cognitif et affectif. On a aussi constaté que les activités comme celles pratiquées sur un terrain de jeux favorisent éventuellement la concentration pour accomplir d'autres tâches.

La petite enfance (de 0 à 5 ans) constitue une période cruciale pour l'acquisition d'habitudes et de comportements sains qui se perpétueront plus tard au cours de la vie de l'enfant. Ainsi, les enfants âgés de 1 à 5 ans devraient faire au moins une heure d'activité physique non structurée chaque jour pour favoriser un développement équilibré, tant sur le plan physique que cognitif et affectif6.

En jouant ensemble et en demeurant actives, les familles ont des chances d'améliorer considérablement leur santé et leur bien-être, tout en resserrant les liens qui les unissent au fil de leurs échanges, de leurs promenades dans le voisinage et des moments inoubliables vécus ensemble!

Source : L'Institut Vanier de la famille 

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