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Professeure, sciences de l'environnement

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La contribution des mesures agro-environnementales à la réinvention des paysages en zone d’intensification agricole

Financement
FQRSC,  nouveaux chercheurs

Responsable de la recherche : Julie Ruiz (UQTR)
Étudiante impliquée : Sandrine Ducruc, maîtrise en sciences de l'environnement (UQTR)

Les paysages des zones d'intensification agricole sont traversés par de lourdes tendances à l'uniformisation depuis la modernisation de l'agriculture. Or, la qualité des paysages est aujourd'hui reconnue pour jouer un rôle majeur dans le dynamisme démographique et économique des milieux ruraux. Dans ce contexte, les zones d'intensification agricole perçoivent les premiers signes de dévitalisation. Il est donc urgent de chercher à réinventer ces paysages afin qu'ils répondent aux nouveaux enjeux démographiques, socio-économiques et environnementaux qui les traversent. L'adoption des pratiques de gestion bénéfiques (PGB; ex.: haie brise-vent, aménagement de bandes riveraines), promues par les mesures agro-environnementales (MAE), peuvent avoir un impact significatif sur les paysages. Elles pourraient bien ouvrir une voie à cette réinvention des paysages d'agriculture intensive.

Ce projet vise à comprendre l'influence des relations aux paysages dans l'adoption ou la non adoption des PGB par les agriculteurs. Pour ce faire, il identifie les relations aux paysages des agriculteurs, les motifs d'adoption ou de non adoption de ces pratiques ainsi que les stratégies d'implantation spatio-temporelle de celles-ci sur les exploitations.

Deux études de cas de bassins versants ayant fait l'objet de projets en agroenvironnement (Montérégie, Mauricie) ont été retenues pour analyse. Au total 40 producteurs soient 20 adoptants de PGB et 20 non adoptants ont été rencontrés dans le cadre d'entrevues semi-dirigées.

PRINCIPAUX RÉSULTATS

Les résultats de cette recherche mettent en évidence des profils types d'agriculteurs adoptants et non adoptants. Ils montrent que la requalification des paysages agricoles par les PGB pourrait être difficile du fait de la valeur symbolique accordée au paysage propre et uniforme par les agriculteurs. Surtout, ils montrent que les formes actuelles de soutien à l'agroenvironnement connaissent des limites. Parmi celles-ci, ce soutien permettrait surtout de favoriser l'adoption de pratiques agroenvironnementales chez les producteurs déjà convaincus de l'importance de protéger l'environnement, alors que l'adoption ne serait pas pérenne pour d'autres. Dès lors, une question se pose : comment s'assurer que les formes de soutien à l'agroenvironnement engendrent un changement de comportement à long terme à l'égard de la protection de l'environnement chez les producteurs ?

POUR EN SAVOIR PLUS

DÉVELOPPER DES VOIES D'ACTION POUR SOUTENIR DES PGB PÉRENNES

Compte tenu de la question finale soulevée précédemment, cette recherche s'est poursuivie avec un atelier collaboratif dont l'objectif était de développer trois voies d'action pour repenser le soutien à l'agroenvironnement au Québec. Ces voies d'action visent à faire en sorte que la protection de l'environnement fasse partie intégrante de l'identité du « bon producteur » et que l'adoption de PGB participe à l'amélioration du statut social de chaque producteur dans la communauté agricole. Il a regroupé près de 130 participants, producteurs agricoles et conseillers en agroenvironnement pour la plupart, lors du colloque « Champs Libres » organisé par le Groupe Uniconseils et l'association des conseillers en agroenvironnement du Québec (ACAQ) le 19 mars 2015.

Documents produits dans le cadre de l'atelier collaboratif :

  •    La présentation introductive de l'atelier [PDF]
  •    Le cahier des participants [PDF]
  •    Les résultats de l'atelier et leur analyse [PDF]
  •    La présentation PowerPoint des résultats de l'atelier [PDF]
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