Le CIEQ organise et appuie de nombreuses activités scientifiques: colloques, congrès, ateliers scientifiques, séminaires et excursions. Ces activités offrent aux chercheurs et aux étudiants l'opportunité d'échanger et de diffuser les résultats de leur recherche avec la communauté scientifique et le grand public.

L’espace maritime du Saint-Laurent a longtemps été la voie d’accès principale au territoire et son axe de circulation privilégié. Constitutifs de la mémoire et de l’identité collectives des sociétés maritimes de l’Est canadien, le fleuve, le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent ont favorisé les migrations et le commerce, et ont été le théâtre de conflits et de catastrophes. Au fil des siècles, des personnes de toutes conditions qui ont navigué le long de ses côtes en ont produit différents récits. Loin de se borner aux seules relations de voyage, ces textes ont été écrits dans des contextes très divers qui commandent des genres variés : correspondances, mémoires, rapports et comptes rendus officiels, romans, traités, etc. Ainsi que l’affirme Réal Ouellet en parlant des auteurs de relations de voyage, l’enjeu qui se pose n’est pas celui de la représentation de la réalité, mais celui de sa perception : « le choc du voyageur vient de la rencontre de sa culture et de son expérience avec une réalité qu’il a du mal à saisir » (Ouellet, 2015). Ce sont ces « rencontres » que font des voyageurs et voyageuses d’époques et de cultures différentes avec l’espace maritime laurentien qui nous intéressent ici.

À travers l’analyse de la justice militaire, ce projet interroge les relations complexes et ambiguës qu’entretiennent armées et sociétés civiles. Son originalité tient à son objet, qui, en tant qu’espace et moment de résolution des conflits, éclaire les enjeux sociaux et politiques auxquels les armées sont confrontées : évolutions de leurs missions, essor du droit international ou recours aux compagnies militaires privées. Sa pertinence repose sur le choix raisonné des cas d’études explorés par les collaborateurs, l’adoption d’une méthode et d’outils communs et interdisciplinaires, le jeu des échelles chronologiques, spatiales et humaines, ainsi qu’à ses collaborations concrètes avec les milieux muséaux et professionnels. Il s’inscrit ainsi dans les « initiatives conjointes avec la Défense nationale ».

La journée sera dédiée aux lieux et trajectoires des archives privées du Québec. Archives personnelles ou institutionnelles, conservées de manière informelle ou officielle, elles sont aussi utilisées de diverses manières et pour diverses raisons. De leur mise de côté à leur exploitation, les archives privées suivent des trajectoires, parfois accidentées, qu’il s’agira de mettre en lumière. En quels lieux les trouve-t-on? Que savons-nous du périple des archives avant qu’elles n’aboutissent dans la salle de lecture d’un centre s’archives? Quelles sont les possibles ouverts par les archives personnelles et du for privé?

Depuis quelques années, l’université doit répondre aux profondes transformations qui marquent nos sociétés : crise climatique, polarisation sociale, montée des inégalités, quatrième révolution industrielle, érosion démocratique et contrecoups de la pandémie de COVID-19. Ces défis touchent tous les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche aux modes de gouvernance, en passant par les stratégies de recrutement, la pédagogie et les modes de financement, obligeant ainsi l’université à réinterroger sa mission et ses principes fondamentaux.
Au Québec, ce chantier est déjà bien amorcé, entre autres grâce aux réflexions menées en 2017 dans le cadre du 50e anniversaire du réseau de l’Université du Québec, en 2020 par un groupe de travail présidé par le scientifique en chef du Québec, initiatives auxquelles s’est ajoutée, plus récemment, la publication du rapport de la Commission Cloutier sur la liberté académique et la sortie d’un ouvrage collectif sur l’université du futur. Toutefois, les universités en région, qui incarnent certains des grands principes instituants du projet universitaire québécois comme l’accessibilité, l’égalité et l’inclusion ainsi que le développement régional, ont reçu une attention somme toute limitée dans cette discussion. Du reste, les enjeux propres aux universités en région apparaissent peut-être plus visibles que jamais, alors qu’elles se trouvent singulièrement fragilisées par l’internationalisation de l’enseignement supérieur et le déploiement accéléré du numérique mais aussi, par les défis propres aux régions elles-mêmes, qu’il s’agisse de la transition industrielle et énergétique ou du déclin démographique. S’ajoutent à cela les autres défis classiques qui particularisent davantage la réalité des universités en région : dispersion territoriale, rétention des étudiants de première génération, croissance des populations étudiantes autochtones, embellie du recrutement international, manque d’effectif, compétitivité défavorable induite par la formule de financement des universités, etc.
Ce portrait invite à entreprendre une réflexion synthétique et actualisée sur l'institution universitaire en milieu régional au Québec, au regard de ce qu’elle fut et de ce qu’elle pourrait devenir. Telle est l’ambition de ce colloque. Car il est de notre conviction que ce n’est pas par quelconques stratégies de substitution ou par simple mimétisme des grandes institutions d’enseignement que ces établissements s’actualiseront. C’est plutôt, nous semble-t-il, en réapprivoisant leurs fondements, leur spécificité et leurs raisons fortes qu’ils assureront leur pertinence en même temps que leur pérennité.

La consultation d’archives, notamment, permet aujourd’hui de découvrir l’activité parfois très soutenue des femmes dans la recherche scientifique, et la valeur réelle de leur travail. La majorité des femmes qui ont participé à l’effort scientifique, dans tous les domaines, l’ont fait dans l’ombre d’un homme (frère, père, époux, etc.) et en s’investissant dans des tâches auxiliaires (par exemple, comme dessinatrice pour les planches botaniques ou médicales). On s’aperçoit aujourd’hui de l’importance de ces contributions et du fait que les conditions sociales des femmes leur ont rarement permis d’être pleinement reconnues comme scientifiques (statut marital, accès limité aux laboratoires ou aux archives, difficulté de voyager en raison des contraintes familiales, etc.). Ce colloque propose de repenser l’apport des femmes aux différentes disciplines scientifiques dans la province de Québec, de 1765 à 1918.


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