Le CIEQ organise et appuie de nombreuses activités scientifiques: colloques, congrès, ateliers scientifiques, séminaires et excursions. Ces activités offrent aux chercheurs et aux étudiants l'opportunité d'échanger et de diffuser les résultats de leur recherche avec la communauté scientifique et le grand public.

Le 93ᵉ colloque de la SCHEC propose de déplacer l’attention des doctrines vers les pratiques culturelles et médiatiques qui structurent l’ordinaire du catholicisme à travers le temps. L’approche se nourrit de l’histoire culturelle, de l’histoire des émotions et des sensibilités, de celle de l’expérience et de la religion vécue, ainsi que de l’anthropologie du rituel et des études médiatiques pour comprendre comment voix, images et gestes créent des formes d’appartenance et des régimes du sensible. En suivant les pistes ouvertes par Alain Corbin sur les seuils d’audibilité et de visibilité propres à chaque époque, il s’agit d’examiner comment les médiations (clochers, microphones, photographies, bandes dessinées, affiches, publicités, nouvelles, moyens de diffusions en continu, etc.) reconfigurent les perceptions du sacré. L’analyse des relations entre pratiques populaires et interventions du Magistère romain permet aussi de saisir comment encouragements et régulations se sont alternés : soutien à la musique sacrée ou à l’art liturgique dans Tra le sollecitudini, Mediator Dei ou Sacrosanctum Concilium, mais aussi mises en garde envers certaines formes culturelles jugées problématiques. À l’ère des innovations médiatiques, des circulations transnationales et des appropriations créatives, le catholicisme apparaît ainsi comme un ensemble vivant de pratiques sensibles, façonné à la fois par l’institution, les cultures populaires et les transformations sociales.

Les 3 et 4 juin 2027 sur le campus de l’Université de Sherbrooke, nous vous invitons à réfléchir à la propriété foncière au féminin dans les sociétés rurales du Québec du XVIIe au XXe siècle. En plaçant au coeur de notre analyse les rapports que les femmes ont entretenus à la terre, nous proposons d’interroger leurs conditions d’exclusion ou d’accès à la propriété, leurs rôles dans la gestion et l’exploitation des biens ainsi que leur capacité à exercer un pouvoir, réel ou contraint, dans les espaces ruraux. Dans des sociétés où la terre constitue la principale forme de capital économique et symbolique, l’étude des femmes propriétaires, usufruitières, gestionnaires ou travailleuses agricoles permet de renouveler notre compréhension des mécanismes de reproduction sociale, des inégalités de genre et des dynamiques familiales. Plus encore, nous vous invitons à interroger la manière dont les femmes – jeunes ou âgées ; paysannes, bourgeoises ou nobles ; européennes, eurodescendantes ou autochtones ; laïques ou religieuses – ont perçu, utilisé, valorisé et entretenue leurs relations à la terre par l’entremise de discours, de pratiques ou de représentations.
Le comité invite la communauté des chercheur·euse·s en sciences humaines et sociales à proposer des contributions. Elles devront être transmises au plus tard le 11 décembre 2026. Pour connaître les modalités, consultez l'appel à communications ci-joint.

La taille des sociétés est un objet de connaissance classique, sur lequel se sont penchés des penseurs et acteurs politiques aussi divers que Platon, Aristote, Montesquieu, Rousseau, Woodrow Wilson, Schumacher et Kundera, tantôt pour réfléchir à la taille idéale des sociétés politiques et économiques, tantôt pour promouvoir et aménager leurs droits dans le concert des nations, tantôt pour sonder leur part d’universalité et de singularité. Ses adjectifs de prédilection, le grand et le petit, ont servi à désigner la taille des États, des nations, des cultures et des littératures. Si cette remarquable fécondité témoigne de leur puissance heuristique, on y reconnait également le défi de leur stabilisation conceptuelle. Aujourd’hui même, la taille des sociétés s’avère une source d'interrogation importante, dans un monde globalisé où les États-nations souverains sont concurrencés par des formes fédérales et impériales plus ou moins décentralisées. On la retrouve comme variable d’intérêt pour comprendre les stratégies diplomatiques et militaires sur la scène internationale (Fox, 1969 ; Amstrup, 1976 ; Steinmetz et Wivel, 2010), pour mettre à jour les opportunités, avantages et défis différenciés du marché mondialisé (Katzenstein, 1985 ; Alesina et Spolaore, 2003 ; Van Den Bulcke, Verbeke et Yuan, 2009), ou encore pour réfléchir aux modèles démocratiques (Dahl et Tufte, 1973 ; Keating et Harvey, 2014).
En offrant un regard original sur des dynamiques et formes sociales souvent négligées, la question de la taille des sociétés interroge épistémologiquement, méthodologiquement et éthiquement les sciences sociales « habituées à des perspectives de sociétés moyennes ou grandes » (Eisenstadt 1976-1977). Qu’il suffise de rappeler ici la place donnée par la tradition sociologique occidentale au couple conceptuel « communauté » et « société », dont l’une des principales distinctions interprétatives est la petitesse des premières et la grandeur des secondes, à même d’expliquer la cohésion et la différenciation internes des unes et des autres, si ce n’est leur part de traditionalisme et de modernisme, et par là leur position sur l’échelle du progrès. Se faisant l’écho du sociologue israélien S.N. Eisenstadt, le sociologue norvégien Stein Rokkan a, pour cette raison, déploré en son temps le « large-nation bias » d’un grand nombre de travaux sociologiques (1971). C’est pourquoi, estime le sociologue acadien et québécois Joseph Yvon Thériault, « la question des petites sociétés est la question politique par excellence de notre époque […] [par elle se pose] la question de la diversité culturelle et des lieux politiques permettant le déploiement de cette pluralité » (Thériault, 2005, p. xviii-xix), dans un monde où demeure forte la pression à l’uniformisation institutionnelle, processuelle et cognitive.

Pris ensemble, l’héritage, la transmission et la succession suscitent un questionnement plus large sur le temps, et sur la manière dont les individus et les communautés interagissent avec ce qui les précède et ce qui les suivra. C’est à une réflexion autour de ce triptyque thématique que vous invite le congrès 2026 de l’Institut d’histoire de l’Amérique française.
L’héritage, matériel ou immatériel, engage une réflexion sur les rapports entre générations et sur ce qui nous a façonné.es. Il suppose de reconnaître que nous ne nous inventons pas ex nihilo et que certaines dimensions de nos vies nous échappent autant qu’elles nous déterminent. L’héritage peut être assumé et célébré, mais aussi contesté ou dépassé, inscrivant individus et collectivités dans une tension perpétuelle entre jouissance du legs reçu et désir d’émancipation. Se savoir héritièr.e provoque nécessairement une réflexion sur la transmission, c’est-à-dire sur le choix – conscient ou non, toujours tributaires des contextes et des rapports sociaux – de ce qui est légué. Succéder, enfin, c’est prendre en charge un héritage, se l’approprier, en se situant activement entre continuité des traditions et volonté de renouvellement.

L’espace maritime du Saint-Laurent a longtemps été la voie d’accès principale au territoire et son axe de circulation privilégié. Constitutifs de la mémoire et de l’identité collectives des sociétés maritimes de l’Est canadien, le fleuve, le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent ont favorisé les migrations et le commerce, et ont été le théâtre de conflits et de catastrophes. Au fil des siècles, des personnes de toutes conditions qui ont navigué le long de ses côtes en ont produit différents récits. Loin de se borner aux seules relations de voyage, ces textes ont été écrits dans des contextes très divers qui commandent des genres variés : correspondances, mémoires, rapports et comptes rendus officiels, romans, traités, etc. Ainsi que l’affirme Réal Ouellet en parlant des auteurs de relations de voyage, l’enjeu qui se pose n’est pas celui de la représentation de la réalité, mais celui de sa perception : « le choc du voyageur vient de la rencontre de sa culture et de son expérience avec une réalité qu’il a du mal à saisir » (Ouellet, 2015). Ce sont ces « rencontres » que font des voyageurs et voyageuses d’époques et de cultures différentes avec l’espace maritime laurentien qui nous intéressent ici.

Dans l’esprit d’une continuité avec les colloques franco-québécois des années 1980-2000, qui ont largement contribué à dynamiser la recherche en histoire sociale et économique, le présent colloque invite à poursuivre la réflexion sur les dynamiques familiales dans les sociétés francophones d’Europe et d’Amérique du Nord. Il couvre une période allant du XVIIe siècle, moment où s’amorcent les transferts de population de France vers le Canada, jusqu’au tournant du XXe siècle, caractérisé par des transformations structurelles liées entres autres à l’urbanisation.
S’inscrivant dans une perspective d’histoire croisée, le colloque présente diverses présentations qui interpellent l’histoire des familles, dans l’un ou l’autre de ces espaces, avec pour objectif de cerner la diversité des expériences, tant en milieu rural qu’urbain, au gré des contextes sociaux, politiques et juridiques variés et évolutifs qui marquent les sociétés francophones d’Europe (incluant la Suisse et la Belgique) et d’Amérique du Nord (Québec et francophonies nord-américaines)

La 31e édition du Colloque étudiant du CIÉQ portera sur le thème « Le Québec d’hier à aujourd’hui : diversité des espaces vécus et imaginés ».
Cette thématique vous convie à explorer, dans toutes ses articulations, le thème de « l’espace ». Polymorphe, l’espace est à la fois matériel et immatériel, objectif et subjectif, spatial et temporel. L’espace constitue à la fois une structure englobante et un enjeu de société : il est pensé, organisé, nommé, habité et transformé, non seulement par des acteurs et des institutions, mais également par les rapports de force qui sous-tendent leurs interactions. Catégorie d’analyse accessible à toutes les disciplines qui s’intéressent au passé, l’espace permet d’appréhender les dynamiques sociales, politiques, économiques et culturelles à l’oeuvre dans la société québécoise, en révélant la manière dont celles-ci se projettent, se structurent et se transforment dans le temps.
Cette thématique invite aussi à une réflexion sur les manières dont les savoirs sur l’espace sont produits, représentés et transmis. Lorsqu’elles mettent à profit des outils de description, de cartographie ou encore des humanités numériques, les pratiques de recherche façonnent des lectures particulières des espaces vécus et imaginés. Les humanités numériques permettent notamment d’élargir les espaces d’enquête, notamment en facilitant les approches comparatives et transnationales. Elle ouvre également la porte à une réflexion sur les institutions, les lieux et les dispositifs au sein desquels ces savoirs sont produits, ainsi que sur le rôle de certains espaces comme lieux de circulation et de transmission des savoirs.

Le séminaire CIEQ-Tempora « Écologie des savoirs, hier et aujourd’hui », coorganisé par le CIEQ et le laboratoire Tempora, se tiendra le 30 janvier et le 27 mars 2026. Ce séminaire explorera les multiples formes de déploiement des savoirs et de la culture savante, dans leur acception la plus large, d’hier à aujourd’hui.
Organisé par Marc Bergère (Tempora, Université Rennes 2), Aline Charles (CIEQ, Université Laval), François-Olivier Dorais (CIEQ, Université du Québec à Chicoutimi), Éva Guillorel (Tempora, Université Rennes 2), Pierre Lavoie (CIEQ, Université du Québec à Trois-Rivières) et Marie-Laurence Raby (CIEQ, Université Laval), ce séminaire fera dialoguer des chercheur.es de l’Amérique francophone — où l’anthropologie des savoirs demeure un champ encore largement sous-exploré — et de l’Europe, notamment de France, où la littérature sur la question est plus abondante. De ces échanges, on peut espérer de belles fertilisations croisées, susceptibles d’enrichir et de diversifier les approches sur l’« écologie des savoirs ».
Consultez le programme en pièce jointe afin de connaître les détails.

Ce colloque rassemble des personnes engagées dans la recherche, l’enseignement, le syndicalisme et l’histoire publique pour discuter, dans l’esprit de cette démarche, des défis liés au travail, à la classe ouvrière et aux mouvements sociaux.

Le 7-8 novembre 2025 aura lieu le colloque « Histoires de rue: Matérialités, usages et représentations (Amérique-Europe,18e-20e siècle) », dont le CIEQ est partenaire. L'événement se tiendra au Centre des mémoires montréalaises à Montréal. Ce colloque, organisé par Harold Bérubé (membre régulier du CIEQ, Université de Sherbrooke), Christophe Loir (Université libre de Bruxelles), Sophie Abdela (Université de Sherbrooke) et Léna Brognon (Université libre de Bruxelles), se déroulera au Centre des mémoires montréalaises (1210, boul. Saint-Laurent, Montréal).

D’horizons disciplinaires variés, les participantes et les participants représentent une communauté de pratique formée de la relève, d’un
noyau de praticien.ne.s de l’histoire et de chercheuses et chercheurs émérites auxquels nous rendrons hommage. Toutes et tous ont une chose en commun: ils et elles viennent réfléchir et échanger sur les savoirs, leur circulation et leurs usages en Amérique française. Sans surprise, ce thème a suscité beaucoup d’engouement. Les communications, panels et tables rondes présentés abordent une grande diversité de types de savoirs et mettent en lumière une pluralité d’acteurs, tels que les peuples autochtones, les femmes, les communautés religieuses, les groupes culturels et linguistiques, l’État et ses experts, entre autres. Les savoirs sont étudiés à différentes échelles – locale, nationale, transnationale. Les conférencières et conférenciers invitent également à une réflexion sur la pratique disciplinaire et sur la nature même du savoir historique, en explorant des enjeux méthodologiques, les effets de la judiciarisation de notre expertise et la construction de l’identité disciplinaire.

Cette journée d’études propose de réfléchir aux imbrications entre énergie et territoire à travers des approches issues des sciences humaines et sociales.

Au cœur de ce congrès sont explorés les enjeux contemporains liés aux congrégations religieuses : leur déclin démographique, la reconversion de leurs bâtiments, et la réévaluation de leur héritage dans un monde en constante évolution. Des sujets variés sont abordés, tels que l'histoire des communautés religieuses, les répercussions de la laïcisation, et la manière de redonner la parole à ces hommes et femmes qui ont dédié leur vie à des œuvres de charité et de service.

À travers l’analyse de la justice militaire, ce projet interroge les relations complexes et ambiguës qu’entretiennent armées et sociétés civiles. Son originalité tient à son objet, qui, en tant qu’espace et moment de résolution des conflits, éclaire les enjeux sociaux et politiques auxquels les armées sont confrontées : évolutions de leurs missions, essor du droit international ou recours aux compagnies militaires privées. Sa pertinence repose sur le choix raisonné des cas d’études explorés par les collaborateurs, l’adoption d’une méthode et d’outils communs et interdisciplinaires, le jeu des échelles chronologiques, spatiales et humaines, ainsi qu’à ses collaborations concrètes avec les milieux muséaux et professionnels. Il s’inscrit ainsi dans les « initiatives conjointes avec la Défense nationale ».

La journée sera dédiée aux lieux et trajectoires des archives privées du Québec. Archives personnelles ou institutionnelles, conservées de manière informelle ou officielle, elles sont aussi utilisées de diverses manières et pour diverses raisons. De leur mise de côté à leur exploitation, les archives privées suivent des trajectoires, parfois accidentées, qu’il s’agira de mettre en lumière. En quels lieux les trouve-t-on? Que savons-nous du périple des archives avant qu’elles n’aboutissent dans la salle de lecture d’un centre s’archives? Quelles sont les possibles ouverts par les archives personnelles et du for privé?

La thématique du colloque, « Jeux d’échelle : naviguer du local au global dans les études québécoises », propose une réflexion approfondie sur la manière dont les expériences individuelles, les réalités collectives et les dynamiques spatiales et temporelles interagissent au sein des études québécoises. En explorant les relations entre le particulier et l’universel, le local et le transnational, ainsi que les héritages historiques et contemporains, ce colloque vise à enrichir notre compréhension des multiples facettes de la société québécoise. À travers les axes de recherche proposés, nous encourageons les étudiant·e·s à analyser de quelles façons les jeux d’échelle révèlent des narrations complexes et diversifiées, contribuant ainsi à une vision nuancée et interconnectée du Québec.

Depuis quelques années, l’université doit répondre aux profondes transformations qui marquent nos sociétés : crise climatique, polarisation sociale, montée des inégalités, quatrième révolution industrielle, érosion démocratique et contrecoups de la pandémie de COVID-19. Ces défis touchent tous les secteurs de l’enseignement supérieur, de la recherche aux modes de gouvernance, en passant par les stratégies de recrutement, la pédagogie et les modes de financement, obligeant ainsi l’université à réinterroger sa mission et ses principes fondamentaux.
Au Québec, ce chantier est déjà bien amorcé, entre autres grâce aux réflexions menées en 2017 dans le cadre du 50e anniversaire du réseau de l’Université du Québec, en 2020 par un groupe de travail présidé par le scientifique en chef du Québec, initiatives auxquelles s’est ajoutée, plus récemment, la publication du rapport de la Commission Cloutier sur la liberté académique et la sortie d’un ouvrage collectif sur l’université du futur. Toutefois, les universités en région, qui incarnent certains des grands principes instituants du projet universitaire québécois comme l’accessibilité, l’égalité et l’inclusion ainsi que le développement régional, ont reçu une attention somme toute limitée dans cette discussion. Du reste, les enjeux propres aux universités en région apparaissent peut-être plus visibles que jamais, alors qu’elles se trouvent singulièrement fragilisées par l’internationalisation de l’enseignement supérieur et le déploiement accéléré du numérique mais aussi, par les défis propres aux régions elles-mêmes, qu’il s’agisse de la transition industrielle et énergétique ou du déclin démographique. S’ajoutent à cela les autres défis classiques qui particularisent davantage la réalité des universités en région : dispersion territoriale, rétention des étudiants de première génération, croissance des populations étudiantes autochtones, embellie du recrutement international, manque d’effectif, compétitivité défavorable induite par la formule de financement des universités, etc.
Ce portrait invite à entreprendre une réflexion synthétique et actualisée sur l'institution universitaire en milieu régional au Québec, au regard de ce qu’elle fut et de ce qu’elle pourrait devenir. Telle est l’ambition de ce colloque. Car il est de notre conviction que ce n’est pas par quelconques stratégies de substitution ou par simple mimétisme des grandes institutions d’enseignement que ces établissements s’actualiseront. C’est plutôt, nous semble-t-il, en réapprivoisant leurs fondements, leur spécificité et leurs raisons fortes qu’ils assureront leur pertinence en même temps que leur pérennité.

Le colloque « Le médiévalisme au Québec : études, représentations et usages du Moyen Âge dans la société québécoise » réunira près d’une quarantaine de chercheurs et chercheuses du Québec et d’ailleurs pour explorer la réception et l’actualisation du Moyen Âge dans la société québécoise. Il a pour objectif de repérer et d’identifier les caractères originaux du médiévalisme québécois, à la fois pour comprendre les logiques sociales qui président à leur existence et pour tenter de mettre au jour des mouvements de fond de la culture et de la société québécoises.


La consultation d’archives, notamment, permet aujourd’hui de découvrir l’activité parfois très soutenue des femmes dans la recherche scientifique, et la valeur réelle de leur travail. La majorité des femmes qui ont participé à l’effort scientifique, dans tous les domaines, l’ont fait dans l’ombre d’un homme (frère, père, époux, etc.) et en s’investissant dans des tâches auxiliaires (par exemple, comme dessinatrice pour les planches botaniques ou médicales). On s’aperçoit aujourd’hui de l’importance de ces contributions et du fait que les conditions sociales des femmes leur ont rarement permis d’être pleinement reconnues comme scientifiques (statut marital, accès limité aux laboratoires ou aux archives, difficulté de voyager en raison des contraintes familiales, etc.). Ce colloque propose de repenser l’apport des femmes aux différentes disciplines scientifiques dans la province de Québec, de 1765 à 1918.

En proposant une exploration disciplinaire des études québécoises, ce colloque vise à susciter l’intérêt d’étudiantes et d’étudiants des 2e et 3e cycles issus de divers champs du savoir (histoire, sociologie, génétique, architecture, géographie, etc.) et à mettre en valeur l’apport de ceux-ci au renouvellement constant de l’étude de cet espace-temps particulier qu’est le Québec. La transdisciplinarité se définit comme une posture scientifique visant à aller au-delà des frontières des disciplines ou à identifier ce qui leur est commun, alors que l’interdisciplinarité se définit plutôt comme une mise à contribution, dans le cadre d’une même démarche de recherche, de concepts ou méthodes propres à plusieurs disciplines. En quoi vos projets de maîtrise et de doctorat sont-ils le reflet d’appartenances disciplinaires spécifiques ou parfois plurielles? Qu’est-ce que les connaissances sur le Québec y gagnent de ce fait?




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