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Éthique et recherche à domicile : Le projet « Le chercheur comme invité » remporte le premier Soutien Michèle-Stanton-Jean(Nouvelle fenêtre)
Le Fonds de recherche du Québec (FRQ) a dévoilé, le 15 janvier dernier, les récipiendaires de la toute première édition du Soutien Michèle-Stanton-Jean, une distinction visant à promouvoir l'excellence en matière de conduite responsable en recherche (CRR). Parmi les initiatives sélectionnées figure le projet de Karine Dubois-Comptois « Le chercheur comme invité », qui vise à combler un vide important dans l'encadrement éthique de la collecte de données au domicile des familles.
Nommé en l'honneur de la réputée bioéthicienne et historienne Michèle Stanton-Jean, ce nouveau programme de subvention a pour mission de soutenir des projets originaux qui favorisent la conduite responsable en recherche.
Le projet se distingue par son approche pragmatique face à une réalité de plus en plus fréquente : la recherche menée directement au domicile des participants. Souvent démunis face aux imprévus de ce terrain intime, les étudiants et les équipes de recherche manquent de balises claires.
Grâce à ce financement (2500 $), l'équipe développera un guide de référence complet et des outils concrets (vignettes cliniques, arbres décisionnels) pour outiller la relève. L'objectif est double : assurer la sécurité et le professionnalisme des chercheurs, tout en respectant l'intégrité de l'espace privé des participants.
Les travaux, qui s'amorcent dès maintenant, mèneront à la publication d'un guide de meilleures pratiques prévu pour l'automne, ainsi qu'à une série d'activités de diffusion pour sensibiliser la communauté universitaire aux défis uniques du « chercheur invité ».
Usage de cannabis chez les parents d’enfants âgés de moins de 12 ans: premier portrait de la situation au Québec(Nouvelle fenêtre)
Nicolas Berthelot, en collaboration avec Karine Dubois-Comtois, Carl Lacharité, Tristan Milot et Diane St-Laurent, tous et toutes chercheurs réguliers du GRIN, a publié un rapport visant à documenter les perceptions, pratiques et besoins de soutien liés à l’usage de cannabis en contexte parental depuis la légalisation. Ce rapport s’inscrit dans le cadre d’une Action concertée financée par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et les Fonds de recherche du Québec.
S’appuyant sur des enquêtes menées auprès de parents et d’intervenant·e·s, le rapport met en évidence une grande diversité de profils et de pratiques, ainsi qu’un manque d’information claire et nuancée concernant les effets et les enjeux du cannabis dans la vie familiale. Du côté des milieux de pratique, les résultats montrent que la consommation est fréquemment abordée dans l’intervention, mais que les professionnel·le·s expriment un besoin marqué de balises, de formations et d’outils cliniques adaptés, notamment dans une perspective de réduction des méfaits.
En réunissant les points de vue des parents et des intervenant·e·s, ce rapport offre un éclairage essentiel pour orienter le développement de pratiques d’accompagnement non stigmatisantes, sensibles aux réalités familiales contemporaines et ancrées dans les besoins du terrain.
👉 Le rapport complet est disponible ici :
https://frq.gouv.qc.ca/app/uploads/2025/12/rapport-complet_nicolas-berthelot.pdf
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Cette étude longitudinale, réalisée auprès de 182 familles de la région de Montréal, examine comment la relation d’activation entre un parent et son enfant, c’est-à-dire la manière dont un parent soutient l’exploration tout en établissant des limites, prédit les comportements à risque de blessures chez les enfants d’âge préscolaire. L’équipe de recherche, à laquelle collabore Jean-Pascal Lemelin, professeur à l’Université de Sherbrooke et chercheur régulier au GRIN, s’est intéressée aux relations d’activation tant avec les mères qu’avec les pères, évaluées à deux moments : durant la petite enfance (11–20 mois) et à l’âge préscolaire (31–55 mois).
Les comportements à risque (par exemple courir dans la rue ou grimper sur des objets dangereux) ont été rapportés par les deux parents lorsque l’enfant était d’âge préscolaire. Les relations d’activation ont été mesurées à l’aide de la situation risquée, une procédure d’observation standardisée comportant des situations de nouveauté sociale et de risque physique.
Les résultats révèlent plusieurs constats importants :
Globalement, l’étude met en lumière que la manière dont les parents encadrent l’exploration de leur enfant, en équilibrant stimulation et limites, joue un rôle clé dans le développement de comportements sécuritaires. Les résultats soulignent aussi l’importance croissante du rôle paternel dans la régulation du risque à mesure que l’enfant grandit.
Pour lire l’article : https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/13591053251392034