Retour vers UQTR
Laboratoire de Méthodes Projectives en Psychologie
Qu'est-ce que les méthodes projectives?
Les méthodes projectives sont des tests utilisés en psychologie dont l'objectif principal est de comprendre le fonctionnement intrapsychique d'un individu (compréhension de la dynamique, incluant les mécanismes de défense, les relations interpersonnelles, etc.). Les points communs à toutes les méthodes projectives consistent « dans la qualité du matériel proposé, à la fois concret et ambigu, dans la sollicitation d'associations verbales à partir de ce matériel, et enfin, dans la création d'un champ relationnel original entre le sujet et l'examinateur en présence d'un objet médiateur représenté par le test » (Anzieu, & Chabert, 2005, p.25).


Il existe différents tests projectifs, tels que le Rorschach, le Thematic Apperception Test (TAT), le Children's Apperception Test (CAT), le Patte-Noire, etc. Ces tests sont utilisés auprès de diverses populations : les enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. L'intérêt pour les méthodes projectives est très présent, tant au niveau de la clinique, de l'enseignement et de la recherche. Plusieurs éléments qui suivent peuvent illustrer cet intérêt.


Tout d'abord, un numéro spécial de la Revue québécoise de psychologie portant sur l'utilisation des méthodes projectives a été publié en septembre 2008. Cette publication faisait suite à un colloque réalisé dans le cadre du Congrès de l'Association francophone pour le savoir (ACFAS) intitulé « L'utilisation des méthodes projectives : l'apport de la recherche et de la clinique ». Ce colloque a eu lieu à l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) en mai 2007 et a été organisé par Suzanne Léveillée et Julie Lefebvre. Le numéro spécial de la Revue québécoise de psychologie regroupe des publications réalisées par des chercheurs et cliniciens ayant présenté lors de ce colloque. Ce numéro démontre la pertinence de poursuivre les réflexions cliniques et la recherche dans lesquelles les méthodes projectives sont utilisées de manière régulière. Plus précisément, ce numéro est composé d'articles sur les épreuves projectives en clinique infantile, la validité des méthodes projectives, l'utilisation de ces méthodes en expertise psycholégale, l'évaluation des individus ayant commis des passages à l'acte dans la famille à partir des méthodes projectives, l'évaluation de l'état de stress post-traumatique, l'organisation de la personnalité maniaco-dépressive ainsi qu'un bilan de l'utilisation des méthodes projectives graphiques (dessins). Une recension de six livres récents portant sur les méthodes projectives conclut ce numéro spécial.


De plus, les méthodes projectives sont fréquemment utilisées en expertise psycholégale, auprès des enfants, ainsi que dans différents milieux cliniques, c'est-à-dire les hôpitaux, les CLSC, en bureau privé, etc. Les méthodes projectives servent à dégager le sens des symptômes pour lesquels la personne consulte. De plus, ces méthodes permettent de déterminer si une psychothérapie s'impose et à en préciser la direction. Enfin, elles servent à poser un diagnostic clinique plus précis dans le cas d'une psychopathologie plus difficile à identifier par le clinicien. Chabert et Azoulay (2007) soulignent que les tests projectifs offrent un recours précieux chaque fois que la clinique est floue et que se pose la question d'un diagnostic.


La formation aux méthodes projectives est de toute première importance. Différents cours portant sur les méthodes projectives sont donnés dans les universités. À ce sujet, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) est un chef de file dans l'enseignement des méthodes projectives (baccalauréat et doctorat en psychologie), ainsi que dans la production de thèses et essais de doctorat en lien avec ce thème. Au niveau du baccalauréat en psychologie, les cours Rorschach, Méthodes projectives thématiques et Méthodes projectives graphiques sont offerts à chaque année aux étudiants. Au niveau du doctorat, le Rorschach II est offert aux étudiants. Les méthodes projectives sont également abordées dans d'autres cours, tels que Conduite de l'évaluation et psychodiagnostic, Stage I et 2, Internat, Expertise psycholégale chez l'enfant et l'adolescent, Séminaire avancé sur l'évaluation psychologique. De plus, étant donné l'utilisation des méthodes projectives lors de l'expertise psycholégale, les liens avec les professeurs qui enseignent dans le programme court de deuxième cycle de psychologie légale de l'UQTR nous semblent d'un intérêt certain.

Énoncé de confidentialité